Histoire de femmes remarquables

Affiche café Gâtine (002)Je fais un peu de pub bien méritée pour la prochaine soirée du Café-Gâtine le 7 février à Vouhé. Elle permettra de rencontrer 2 auteurs et leurs écrits autour des femmes, une thématique qui devrait intéresser les généalogistes. La preuve en est qu’il sera d’ailleurs le fil conducteur de notre prochain challengeAZ en novembre 2020.

Monique Guérin-Simonnaud brossera le portrait de l’héroïne de son roman, Jaquette Blanchard, meunière au Pin, femme emblématique de la fin du XVIIIe en Bocage.
Puis Albéric Verdon évoquera le parcours des premières « féministes » des Deux-Sèvres, de Parthenay, de Saint-Pardoux, des femmes pleines d’énergie, d’abnégation et de courage pour oser s’exposer en public et militer pour leur indépendance et le droit de vote.

Saint-André-sur-Sèvre

Carte d’identité

La prochaine A.G. du Cercle généalogique des Deux-Sèvres aura lieu au château de Saint-Mesmin le samedi 28 mars. Vous pouvez d’ores et déjà réserver cette date si vous êtes adhérent. Nous serons bien dans les Deux-Sèvres et non en Vendée car le château qui porte le nom de la commune vendéenne toute proche se trouve de fait sur le territoire des Deux-Sèvres, plus précisément à Saint-André-sur-Sèvre. Ouf ! C’est l’occasion de faire une petite fiche sur cette jolie commune de 662 habitants du canton de Cerizay où nous aurons plaisir à vous retrouver.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Saint-André-sur-Sèvre par le préfet Dupin vers 1800

St-ANDRÉ-SUR-SÈVRE, commune au sud et à 5 kilomètres de Cerizais. Sa population est de 402 individus. Son territoire baigné et limité à l’est, au nord et à l ‘ouest, par la Sèvre nantaise et les ruisseaux du Pas-Colon, et du Pas-Nonent, qui vont se perdre dans cette rivière, produit seigle, blé noir un peu d’avoine et des pommes de terre. Les prairies sont peu nombreuses et d’un produit médiocre. Il y a quelques bois taillis qui sont les bois de Jarrie, Monnie, St.-Mémins-la-Ville. Il existe deux étangs à grenouilles ayant 20 mètres d’étendue chacun, deux moulins à eau, un à vent et un haras de baudets. On remarquait là belle tour du château de St.-Mémins-la-Ville ; elle a été incendiée pendant la guerre.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

L’Aubrière, la Barangerie, la Bertonnière, la Bleure, la Bobinière, la Bottière, la Boutinière, la Challoire, la Charoulière, le Château, la Chatière, le Chiron, Dalet, les Econdières, la Ferlandière, la Ferrandière, le Fournil, la Foye, la Galardière, la Garnerie, la Gibaudière, Guiaudau, la Jarrie, la Jousselinière, Laidet, Lavaud, la Maison-Neuve, le Marais, Monic, la Monnerie, la Naulière, les Noues, l’Ouche-Neuve, le Plessis, le Poirier, Puyboit, Puymichenet, Puyraland, Puytaraud, le Rémi, la Grande Roche, la Petite Roche, la Roche-Bourdin, la Roche-du-Halais, la Roulière, Saint-André-sur-Sèvre, Saint-Jean, Saint-Mesmin-la-Ville, le Sourd, le Sourdis, le Terrier.

Saint-André-sur-Sèvre sur la carte de Cassini

st andré cassini.jpg

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes : 4313
-Naissances : 361
-Mariages : 1101
-Sépultures : 3375
-Décès : 169

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Archives départementales des Deux-Sèvres
Site officiel de la commune

Connaissez-vous Alfred Bourreau ?

Sébastien et Emmanuel ont trouvé la plaque militaire d’un poilu de 14-18 et ils aimeraient beaucoup pouvoir la transmettre à un ou une de ses descendants.

plaque alfred bourreau.png
Ce soldat de la classe 1909 s’appelle Alfred Édouard Clément BOURREAU, il est né à Tessonnière (Deux-Sèvres) le 25 novembre 1889. Il s’est marié le 30 novembre 1912 à Vernon dans la Vienne avec Albertine Marie ROBIN, née le 6 février 1886 à Gençay, toujours dans la Vienne. Sa fiche matricule nous apprend que, durant le conflit, il était affecté à la 9e section d’infirmiers militaires. En 1923, il demeurait à Saint-Varent dans les Deux-Sèvres. En 1935, il habitait au quai maison de la douane à La Roche-Bernard (Morbihan)

Les mentions marginales des 2 actes de naissances nous apprennent qu’il est décédé le 17 mai 1955 à La Roche-Bernard (Morbihan) et qu’elle est morte le 23 avril 1976 à Saint-Aulaye (Dordogne).

Toutes ces recherches donnent quelques pistes de régions pour chercher d’éventuels descendants : les Deux-Sèvres, la Vienne, le Morbihan, la Dordogne…

Si Alfred Bourreau est votre aïeul ou si vous connaissez un de ses descendants, vous pouvez contacter Emmanuel au 06 03 60 30 62, envoyer un message au blog ou encore nous laisser un commentaire.

Merci d’avance.

Connaissez-vous ces apprentis ?

Notre adhérente Babeth POINT nous sollicite car elle aimerait savoir si d’autres personnes font des recherches sur sa famille paternelle (MIOT et GAUFRETEAU  à Parthenay) et sur sa famille maternelle (GERON et GELIN à Champdeniers, Champeaux et Germond). Si c’est le cas vous pouvez la contacter pour échanger directement avec elle à son adresse mail babeth.point@laposte.net

D’autre part, son grand-oncle Jean GELIN, marié à Marie-Louise GENTET, domicilié rue du Four à Parthenay, était boucher-charcutier et faisait la cuisine lors des banquets (années 1960). Elle possède quelques photos où on les voit, entourés de jeunes apprentis bouchers-charcutiers ou de « vieux travailleurs », lors de banquets ou de bals à Parthenay. Babeth POINT aimerait beaucoup mettre des noms sur des visages !

1955 Parthenay
1955
1962 Parthenay
1962
1965 serveurs d'un repas des vieux travailleurs Parthenay.jpg
1965

Là encore, bien que la définition des photos ne soit pas idéale, si vous pouvez l’aider à identifier des personnes, merci de la contacter à son adresse mail. Ce serait pour elle un joli cadeau de Noël.

Joyeuses fêtes !

Les membres du Conseil d’administration du Cercle généalogique des Deux-Sèvres souhaitent à leurs adhérents, à leurs amis et à leurs partenaires de passer de très belles fêtes de fin d’année.

Profitez bien de ces derniers jours de 2019 en attendant 2020 qui sera une très riche année pour le Cercle généalogique des Deux-Sèvres avec deux grands rendez-vous à découvrir ci-dessous et que vous pouvez déjà noter sur vos agendas :

voeux cercle blog

 

 

Les guerres de Vendée à Châtillon-sur-Sèvre

livre xavier maudetPour ceux qui ne l’ont pas encore découvert, le livre de Xavier Maudet intitulé Les guerres de Vendée à Châtillon-sur-Sèvre récemment publié intéressera non seulement les férus d’histoire mais aussi tous ceux dont la généalogie croise ce territoire.

Cet ouvrage érudit, suite logique de son précédent, La Révolution française à Châtillon-sur-Sèvre, est le  fruit d’un important travail de recherches dans de nombreuses archives. Il donne une image équilibrée et complète de cette tragédie fratricide dans une commune qui avait alors un rôle administratif important en plein cœur de la région insurgée. Nous découvrons à l’encontre des idées reçues que, au moment de la Révolution française, les idées républicaines sont présentes à Châtillon-sur-Sèvre, portées par un nombre conséquent de familles.

C’est d’ailleurs un des autres intérêts de cet ouvrage, plus généalogique celui-là, s’intéresser à ces familles de la commune, montrer que l’histoire s’analyse à travers des destins individuels et même familiaux. Une bonne partie de l’ouvrage prend donc la forme de notices, de portraits de familles.

S’il vous manque un cadeau généalogique au pied du sapin où si vous voulez vous faire plaisir au moment des fêtes, vous pouvez le commander en suivant le lien !

Décès de Louis FOURRE, illustration de l’utilité des fonds complémentaires à l’état civil et aux registres paroissiaux.

Nous sommes sur la commune de Chiché, où en août 1728, Louise RONDEAU, veuve de Louis FOURRE se remarie avec Mathurin ALNET.

ALNET RONDEAU.png

Nous voyons dans l’acte que Louis FOURRE est décédé et qu’un extrait mortuaire a été délivré par le curé de Saint Etienne de Saint Esprit près Bayonne, scellé et contrôlé en 1728.

Donc nous savons que Louis FOURRE serait décédé vers Bayonne mais sans date exacte.

Or aux Archives Départementales des Deux-Sèvres existe un fonds particulier, le fonds 18J, composé de 10 cartons rangés en sous dossiers par commune des Deux-Sèvres, ont été consignées toutes les feuilles volantes des registres paroissiaux et d’état-civil, parfois ce sont même des bouts de registres.

Et par chance, l’extrait mortuaire de Louis FOURRE est parvenu jusqu’à nous.

LOUIS FOURRE COPIELOUIS FOURRE COPIE 2

Et donc nous apprenons que Louis FOURRE est décédé en janvier 1723 à Saint Esprit près Bayonne et qu’il exerçait le métier de pâtissier.

Il se trouve en plus, que dans le registre de Saint Esprit (intégré à la commune de Bayonne), l’acte de décès de Louis FOURRE (AD 64, Bayonne, Saint Esprit, Baptêmes, mariages, sépultures, 1718-1779, Saint-Étienne-Arrive-Labourd, page 106) est partiellement « mangé » car écrit dans la marge.

A titre informatif, Louis FOURRE et Louise RONDEAU se sont mariés à Parthenay paroisse St Jean, en 1720.

Ce fonds 18J amène le généalogiste à découvrir de nouveaux documents composé d’extraits mortuaires notamment de soldats, de promesses de mariage, de copies d’acte de naissances et de décès, de jugements rectificatifs d’état-civil, de notes diverses venant de d’autres communes de toute la France comme des preuves de vie etc.

Je ne peux que vous inciter à compléter votre généalogie à vous familiariser à ces documents en salle de lecture des AD de Niort pour sortir des sentiers battus des registres numérisés. Sachez également que sur les postes informatiques en salle de lecture sont disponibles d’autres sources sur les ordinateurs comme l’état des soldats morts au service de la Patrie et personnes décédées hors département pour le 19ème siècle.

Bonne résolution de 2020, je vais aux AD, ça vous tente?