Roger Lacolle (1898-1973), du Cyclo-cross au Tour de France.

LACOLLE

Généalogie et Famille :

Difficile de faire plus Bressuirais que Roger Lacolle né à Bressuire le 8 janvier 1898, parents bressuirais, grands-parents bressuirais.

LACOLLE.png

De la vie personnelle de Roger Lacolle, on sait peu de choses par le biais d’Internet si ce n’est son mariage avec Fernande Mélanie Talheim à Arcueil en 1924 et son décès à Lisieux le 8 mars 1973.

Aucun lieu public porte son nom.

Histoire professionnelle et palmarès :

Roger Lacolle commence sa carrière par le cyclo-cross, épreuve cycliste alternant course de vélo et difficultés obligeant même le coureur à porter son vélo lui-même.

Le groupe Facebook, Bressuire Autrefois, possède une vidéo de Roger Lacolle lors du championnat cyclo-cross de 1922. Autrement sur Gallica vous trouverez quelques images d’archives (cliquez sur ce lien)

Sa carrière de Cyclo-cross est marquée par une 3ème place en 1921 et double fois vainqueur du championnat national en 1922 et 1923 puis une deuxième place en 1925.

Côté route, deux participations au Tour de France en 1923 et 1925 dont sa meilleure place est 42ème en 1925 (16ème de la 14ème étape).

 

La semaine prochaine, nous terminerons notre série avec Prosper Depredomme (1918-1997) : De Thouars aux Flandres.

Publicités

Arthur Pasquier (1883-1963), du premier Tour de France au demi-fond.

Le premier cycliste à l’honneur sera Arthur Pasquier.

Généalogie et Famille:

Né le 1er mars 1883 à Coulonges-Thouarsais près de Thouars, Arthur Pasquier est le fils de Louis Pasquier et de Elisa Bruneau. Famille typiquement du nord des Deux-Sèvres entre Coulonges et Saint Maurice La Fougereuse vous trouverez son ascendance partielle ci-dessous.

pasquier.png

Arthur se mariera deux fois. D’abord avec Louise Marie Augustine Riotteau à Levallois-Perret en 1911, puis vers la fin de sa vie avec Noelle, Angèle, Louise Gendreau à Levallois-Perret en 1957.

Bien que décédé à Clichy La Garenne, le 4 décembre 1963, il est enterré à Coron, dans le Maine-et-Loire car propriétaire d’une résidence secondaire dès 1923 dans la commune où il venait très souvent en villégiature.

Une place de Coron, porte le nom d’Arthur Pasquier.

Histoire professionnelle et palmarès:

La vie d’Arthur Pasquier a basculé dans le monde du cyclisme durant sa jeunesse à Coulonges-Thouarsais, la première trace officielle est une apparition dans une course à Amboise qu’il remporte en 1895. Nous retrouvons Arthur en 1903 dans une carrière déjà bien confirmée en étant 3ème du Paris-Bordeaux mais surtout une très bonne 7ème place au premier Tour de France organisé en 1903. Il lâche la compétition vers 1909/1910 signant quelques bonnes places notamment au Paris-Roubaix en 1907 car Arthur Pasquier, entre temps devenu motard, entraîneur et industriel, a décidé d’allier ses deux passions en une épreuve assez spécifique le demi-fond.

Qu’est-ce que le demi-fond? Vous connaissez sans nul doute le principe de peloton en cyclisme sur route où ceux de derrière bénéficie de l’effort de celui qui est devant pour faire moins d’effort. C’est exactement le même principe sauf que le cycliste doit suivre une moto adaptée dont le pilote est debout. L’épreuve de demi-fond se déroule en vélodrome sur des circuits de 30 à 100 kms. Cette discipline moins populaire aujourd’hui est encore pratiquée (probablement dû au nombre assez conséquent de décès, Arthur dut faire face au décès d’un coureur lors d’une épreuve en 1937). L’entraîneur ou le pacemaker est celui qui pilote la moto et c’était le rôle d’Arthur.

Une consécration, son duo avec Victor Linart le mènera à 4 titres de champion du monde dans les années 20, il en aura deux autres avec Raoul Lesueur dans les années 40 et 33 titres nationaux toutes périodes confondues jusqu’à sa retraite sportive à l’aube des années 60, sa licence lui étant retirée suite à un malaise en pleine course.

pasquier2

Raoul Lesueur et Arthur Pasquier

Cet article n’aurait pas été possible sans les recherches de Jean-Luc Longeron pour Cholet Vélo Passion, ainsi que le site Le Petit Braquet.

La semaine prochaine, nous nous retrouverons avec une légende bressuiraise : Roger Lacolle, du cyclo-cross au Tour de France.

A bicyclette….

Retrouvez chaque mercredi, pendant les 3 semaines du Tour de France 2019, 3 parcours de cyclistes natifs des Deux-Sèvres qui se sont illustrés dans le cyclisme sur route mais nous verrons également d’autres disciplines liées au vélo.

Ce trajet sera agrémenté d’arbres (généalogiques) et de quelques informations sur les sources annexes concernant ces trois coureurs.

Rendez-vous mercredi pour le premier article : Arthur Pasquier (1883-1963), du premier Tour au demi-fond.

Les protestants en Poitou, 2 rendez-vous cet été

Pour ce début d’été, je retransmets 2 informations sur des événements qui peuvent intéresser les Deux-Sévriens ayant des ancêtres protestants en Poitou :

la couarde 2– Tout d’abord, comme chaque année à la même période, le Centre Jean-Rivierre (La Couarde, 79800 Deux-Sèvres) propose une initiation à la généalogie protestante le mercredi 10 juillet de 9 h 30 à 17 h 00. Renseignements au 05 49 32 83 16. Attention, le nombre de places est limité !

– Ensuite, le très intéressant musée de la France protestante de l’Ouest organise 4 jours plus tard une fête d’été au château du Bois-Tiffrais (Monsireigne, 85110 Vendée) le dimanche 14 juillet 2019 de 10h à 19h avec, entre autres activités, une conférence à 14h45 intitulée Histoire retrouvée d’un huguenot du Bas-Poitou : René de Talensac, sieur de l’Oudrière 1580-1628 par Laurent Blanchard, attaché principal de conservation du patrimoine. Toutes les infos sont sur le site du Château du Bois-Tiffrais.

bois tiffrais.JPG
Le musée du Bois-Tiffrais

Un week-end à Niort et en Nouvelle-France

Marguerite Morisson-page-001(1) - CopiePour ceux qui aiment l’histoire, le Canada, les rencontres… pensez à réserver quelques heures au milieu d’un week-end à la frontière du printemps et de l’été, généralement dédié à la musique.

IMG-20170403-WA0008Vendredi 21 juin à 18 heures, l’infatigable ex-présidente du Cercle généalogique des Deux-Sèvres, Marguerite Morisson, sera présente à la librairie des Halles pour animer une causerie autour de son livre Poitevins au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette causerie sera suivie d’un moment de dédicace et de convivialité.

 

café historiqueSamedi 22 juin, à 14 heures, au restaurant Les Planches (18 rue Baugier), la ville de Niort organise un café historique intitulé Sur les traces de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes avec une conférence de Samantha Rompillon-Tran, docteure en histoire moderne au Centre interuniversitaire d’études québécoises (conférence avec la participation du Cercle généalogique des Deux-Sèvres et toujours de Marguerite Morisson). Si le temps le permet, ce café historique sera suivi d’une visite guidée sur les pas des pionniers niortais à l’intérieur de la ville de Niort.

Atelier d’écriture

challengeazLe prochain atelier d’écriture du Cercle généalogique des Deux-Sèvres aura lieu samedi 22 juin à 9 H 30 à notre local, 6 rue Pierre de Coubertin à Niort. Cet atelier a débuté en janvier. Il s’est fixé comme objectif de participer tout au long du mois de novembre à un défi d’écriture national sur internet autour de la généalogie, le ChallengeAZ. Pour donner une unité à l’ensemble, nous nous sommes choisis un thème : « les lieux des Deux-Sèvres ». Même si certains parmi nous ont bien avancé, il n’est pas trop tard pour vous joindre au groupe ce jour-là si vous avez vous envie d’y participer. Nous vous accueillerons avec plaisir.

Caricature à Notre-Dame de Niort

Dans la série « les dessins dans les registres », l’illustration proposée aujourd’hui montre que la caricature ne date pas d’aujourd’hui et qu’un bon dessin vaut parfois mieux qu’un long discours. Celui-ci a été évoqué il y a déjà quelques années par Marguerite Morisson. Elle en parlait ainsi dans une revue Généa79 de 2001.

12_6_NIORT ND 1696-1697 87
Source AD79, Niort, paroisse de Notre-Dame BMS 1696-1697, vue 87

Voici un dessin trouvé à la fin du registre de Notre-Dame de Niort en 1697. Selon les apparences, il est d’époque. Personnellement, j’y vois un prêtre, dont la bedaine rebondie ne laisse planer aucun doute sur ses penchants pour les nourritures terrestres et qui se fait rappeler à l’ordre par un personnage à la mine beaucoup plus sévère. Ce dernier semble lui dire qu’il n’a pas choisi le bon chemin pour aller au ciel, ou encore, le menace des foudres divines pour ses éventuels écarts de conduite. Le mieux serait de pouvoir identifier ce dessin et ces personnages. La signature n’est pas celle du prêtre officiant à ce moment-là à Notre-Dame.