Graffiti pornographique à Saint-Pardoux

Dans la série « les dessins trouvés dans les archives », après les bannières de Melle, les croquis de La Ferrière et les smileys de La Charrière, voici aujourd’hui le graffiti. Et pas n’importe lequel, celui à connotation érotique. Les dessins de phallus ne datent pas d’aujourd’hui. Symboles de virilité et de fécondité durant l’Antiquité, ils sont au cours des siècles perçus comme obscènes. On les retrouve donc tracés à la sauvette dans des endroits souvent dissimulés. Les archives départementales ne sont pas épargnées. Qui s’est permis de faire un tel dessin sur la 1re page du registre des décès de Saint-Pardoux de l’an XI (1802) ? Est-ce un édile facétieux, un adjoint libidineux… ? Et quand ce dessin a-t-il été réalisé ? Si vous voulez mener votre enquête et juger la valeur artistique de l’œuvre, il vous faudra cliquer sur la photo ci-dessous.

Mais, bien sûr, vous n’êtes pas obligé de le faire ! (source AD79)
Publicités

Avez-vous des ancêtres protestants à Rouillé (86) ?

Le Cercle généalogique poitevin organise les 28 et 29 septembre prochains ses rencontres généalogiques à Rouillé, dans la Vienne, à la limite des Deux-Sèvres. Ce sera l’occasion pour leurs adhérents de présenter leurs travaux généalogiques. Mais ce sera aussi l’opportunité pour le CGP d’aller à la découverte d’un terroir et de ses particularités.

Rouillé est une terre marquée par le protestantisme. On peut le constater encore aujourd’hui avec les petits cimetières protestants enclavés dans des champs ou des jardins comme celui plutôt conséquent de Boisgrollier. Le CGP proposera donc des expositions et des conférences sur le thème du protestantisme dans la région.

Cimetière de Boisgrollier à Rouillé © Sandrine POURRAGEAU

Nos amis de la Vienne ont aussi besoin de notre aide. Ils voudraient retrouver le maximum de descendants de 2 très anciennes familles protestantes de Rouillé (nous sommes au XVIe siècle) :
– celle de Pierre BRUNETEAU, époux de Louise MARTIN
– celle de Guillaume GARNAULT, époux de Pasquette RIVAULT, puis de Catherine BOURINAULT.

Comme ils ont eu de nombreux enfants et que nous sommes à la limite des Deux-Sèvres, il est certain qu’une partie de leur descendance se retrouve à Pamproux, Saint-Germier, La Mothe-Saint-Héray ou d’autres communes de notre département.

Si vous descendez d’un de ces couples, vous pouvez prendre contact avec le CGP (adresse mail : cgp@herage.org). Vous les aiderez ainsi dans leur travail de recensement et vous aurez aussi la joie de vous découvrir de nombreux cousins.
Merci pour eux.

La tombe de l’église de La Foye-Monjault

Merci à André Lemoine qui gère avec Jean-Jacques Merlet l’indispensable blog La Foye-Monjault à travers les siècles. Il nous transmet la photo de la seule pierre tombale encore lisible et visible à l’intérieur de l’église Saint-Simon-et-saint-Jude, celle sous laquelle repose Michel Gaultier.

Photo de Jean-Jacques Merlet

CY-GIT LE CORPS DE MICHEL GAULTIER, PROCUREUR ET NOTAIRE SEIGNEUR DE CE LIEU DE LA FAYE… DECEDE LE … JUIN 1717 PRIEZ DIEU POUR SON AME AMEN

André Lemoine et Jean-Jacques Merlet nous en apprennent davantage sur Michel Gaultier :

Les Gaultier étaient une ancienne famille de notables de La Foye, où ils furent très influents au XVIIe siècle. Ils l’étaient encore à la mort de Michel Gaultier en 1717, celui-ci sieur du Bail, procureur et notaire de la commune. Son frère André était également notaire et procureur au bourg. Son père, Nicolas, avait été sergent royal, notaire et procureur fiscal, le petit-fils de Nicolas Gaultier, notaire au village dès 1612. Sa pierre tombale est la seule de ce type qui ait subsisté de nos jours. Elle se trouve sur le côté droit, au milieu de l’église. Les inscriptions ont été protégées sur la partie droite grâce à un socle en bois sous les bancs.

Le texte du registre paroissial, écrit par le curé Ligault qui vient tout juste de prendre ses fonctions au village, fait écho à l’inscription gravée : Le 26 juin 1717, a été enterré dans l’église de ce lieu de La Foye-Monjault Michel Gaultier, sieur du Bail, fils de Nicolas Gaultier, sieur de la Girauderie, procureur fiscal de La Foye-Monjault, et de défunte Renée Prévot, par moi Ligault, curé de ce lieu, en présence de messire le curé de Vallans, du curé de La Revêtizon-Chabot, du curé de Beauvoir, de [Luc] Louveau, chirurgien, beau-frère, d’André Gaultier, frère, de Louis Racapé, sieur du Portal, greffier, cousin issu de germain, de Jeanne Louveau, sa veuve, et de Madeleine Louveau, belle-soeur.

Recherches sur les soldats de la région de la Londe (76) vers 1940

Dans le cadre de l’apposition d’une stèle en mémoire des 15 soldats tombés au champ d’honneur le 13/06/1940 à La Londe (76), monsieur Denis Colange entreprend des recherches sur les familles de ces soldats et si possible retrouver famille proche pour une future cérémonie.

4 soldats sont originaires des Deux-Sèvres. Avec l’aimable autorisation de M. Colange, je reproduis ici les informations sur ces soldats.

  • Joseph Emile FLEAU, né à Allone 79 le 19/03/1913 CM Niort Mat132.Fils de FLEAU Ernest Emile et de GEFFARD Clémentine résidant à Secondigny. Versé au 90e RI à la Courtine en mai 40. Il tombera au champ d’honneur le 13 /06/1940 sur La Londe 76500 au cours de terribles combats et une résistance héroïque.

58578404_1920738001363840_6559024095944507392_n
Joseph Emile FLEAU (source D.Colange)

 

  • Lucien BERTAUD né le 15/01/1910 à Ménigoute décédé suite à ses blessures le 19 juin 1940 à l’autre bout de notre foret sur Bosc-Bénard-Commin 27 . Il reposerait à Fleury les Aubrais 45. Fils d’Eugène Honoré BERTAUD et de Marie BRACONNIER, époux de Félicia Anne Henriette AVERTY.

 

  • Roger GUILBOT, originaire ou natif de Parthenay, tombé au champ d’honneur le 13/06/1940

 

  • Henri DUTERTRE, plombier chauffagiste à Quincé (49), sera déporté, peut-être revenu.

58613045_1920814881356152_3266837917309337600_n
Roger GUILBOT (au milieu), Henri DUTERTRE (à droite, maillot rayé) (source D.Colange)

Monsieur Colange cherche toute information sur les 90ème, 125ème, 131ème RI et le 11ème RA de Vernon. Il cherche également à identifier les autres soldats de la photo ci-dessus.

Vous pouvez mettre vos informations en commentaires ou nous contacter, nous transmettrons à M. Colange.

Devenir dépouilleur !

Dépouiller, le mot n’est peut-être pas très joli mais il correspond à une des activités essentielles du Cercle généalogique des Deux-Sèvres. Pour enrichir notre base de données et la partager avec nos adhérents, nous avons besoins de bénévoles qui lisent les actes des registres de façon systématique et notent les renseignements qu’ils ont trouvés. Une activité qui peut être solitaire chez soi devant son ordinateur, mais qui peut aussi être partagée à plusieurs de façon conviviale. Une activité enfin avec différents niveaux de difficultés, du débutant qui travaille sur des registres récents d’état civil à l’expert en paléographie s’attaquant aux registres paroissiaux anciens et abimés. Vous l’avez compris, cela s’adresse à tous ceux qui aiment la généalogie.

Si cela vous intéresse, vous êtes conviés à une rencontre le lundi 29 avril à 14 h 00, à l’Hôtel de la vie associative de Niort (12 rue Joseph-Cugnot sur la ZUP) consacrée aux dépouillements généalogiques. Vous en découvrirez l’intérêt mais aussi les pépites que nous trouvons parfois dans les registres. Nous vous expliquerons également comment faire en pratique les dépouillements et la saisie des différents actes.

Vous pouvez réserver en appelant le 05.49.08.55.75. A bientôt j’espère !

Les smileys de La Charrière 💀💀💀

Dans la série les dessins dans les registres, voici, signalées par Stéphane Dallet, les têtes de mort qui agrémentent quelques actes de sépultures sur le registre de La Charrière en 1641 et 1645. Certains les trouveront peut-être un peu morbides. Elles sont pourtant amusantes, malgré le contexte, car elles font penser aux smileys que l’on utilise de nos jours dans nos mails et SMS.

Source AD79 BMS 1624-1673 La Charrière

Ces émojis ressemblent certes plus à ceux-ci 💀💀💀 qu’à ceux-là 🙂🙂🙂 mais s’agissant de sépultures, le curé n’avait guère le choix. Quel dommage qu’il n’utilise pas aussi 👶🏻 pour les baptêmes et 👰🤵 pour les mariages !

Les tombes de l’église de Saint-Amand-sur-Sèvre

La première église explorée pour notre inventaire de tombes est celle de Saint-Amand-sur-Sèvre.  Merci à M. Pierre ANCEL à qui nous devons les photographies de ces 3 très belles tombes situées dans le chœur, derrière le maître-autel.

1ère tombe

ICY EST LE CORPS DE HTE ET PTE DAME ANNE LOUISE CHATEIGNER FEMME DE HAUT ET PUISSANT MESSIRE ALEXIS HENRI PETIT, CHEVALIER SEIGNEUR MARQUIS DE LA GUIERCHE ET DE CE LIEU DECEDEE … DECEMBRE ………

Les registres paroissiaux antérieurs à la Révolution ayant disparu sur la commune de Saint-Amand-sur-Sèvre, il faut chercher ailleurs pour avoir des renseignements sur cette femme. Anne Louise CHATEIGNER épouse le 26 mai 1711 à Jaunay-Clan (Vienne) Alexis Henri PETIT de LA GUIERCHE, 1er chambellan de feu le frère du roi puis du duc d’Orléans. Il se remarie le 7 janvier 1721 à Terves avec Renée Julie LE LIEPVRE. On a donc un encadrement de la date du décès d’Anne Louise CHATEIGNER difficile à déchiffrer sur la pierre tombale.

2e tombe

ICY EST LE CŒUR DE HT ET PT MESSIRE ALEXIS HARDI PETIT CHEVALIER SEIGNEUR MARQUIS DE LA GUIERCHE ET DE CE LIEU DECEDE A PARIS LE 8 AVRIL 1747

Alexis Hardi PETIT est le fils d’Alexis Henri PETIT. Selon le « Dictionnaire historique, biographique et généalogique des familles de l’ancien Poitou » de Beauchet-Filleau, il se serait marié en 1734 avec Anne Françoise de GRANGE de SURGÈRES. La date de cette union me fait penser qu’il est sans doute né du 1er lit de son père et en conséquence enterré près de celle qui serait sa mère. Cette tombe nous renseigne aussi sur la date et le lieu de son décès.

3e tombe

ICY EST LE CORPS DE HT ET PT MESSIRE ALEXIS HENRI FRANÇOIS PETIT CHEVALIER SEIGNEUR MARQUIS DE LA GUIERCHE ET DE CE LIEU CAPITAINE DE DRAGON AGE DE 19 ANS DECEDE LE 13 JANVIER DE 1760

Alexis Henri François PETIT, toujours selon la même source (Beauchet-Filleau), est le fils du précédent et d’Anne Françoise de GRANGE de SURGÈRES. Il serait né le 27 septembre 1740. Il repose auprès de son père et de sa grand-mère paternelle.

Il y a aussi deux autres pierres tombales dans l’église mais elles sont malheureusement très usées et ne sont donc plus lisibles.

Merci d’avance à tous ceux qui, comme M. Pierre ANCEL, se prêteront au jeu de photographier et de faire partager les pierres tombales situées à l’intérieur des églises des Deux-Sèvres.