Saint-Maixent-l’École

Carte d’identité

Saint-Maixent-l’École est une ville de 7 200 habitants. Construite à partir d’un monastère fondé en 459 par le moine Agapit, elle se développe au long des siècles. Le nom de Rabelais, le protestantisme sont associés à son histoire. La cité possède un patrimoine architectural riche : son abbatiale bien sûr, mais aussi l’hôtel Balizy, l’hôtel Chauray, la porte Chalon, l’église Saint-Léger… Depuis 1880, on y trouve une importante école de formation de futurs officiers de l’armée de terre (l’ENSOA aujourd’hui). Du fait de cette implantation, Saint-Maixent a vu son nom se rallonger, elle est devenue en 1920 Saint-Maixent-l’École. C’est enfin la ville natale du colonel Denfert-Rochereau, défenseur de la ville de Belfort pendant la guerre de 1870-1871.

C’est donc tout naturellement, vu l’histoire militaire de la ville, que le Cercle généalogique des Deux-Sèvres a choisi Saint-Maixent-l’École comme cadre des prochaines Journées de la généalogie commémorant la guerre de 1870. Si tout se passe bien, ce que nous voulons croire, nous vous accueillerons durant 2 jours les samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021 au quartier Marchand. Vous pourrez rencontrer tout au long de ce week-end des cercles de généalogie, des auteurs, des blogueurs, des associations culturelles, mais aussi voir des expositions, assister à des conférences, découvrir les travaux de nos adhérents, visiter le musée du sous-officier.

Saint-Maixent par le préfet Dupin vers 1800

ST.-MAIXENT, chef-lieu de canton et siège de deux justices de paix, est situé au nord-est et à 2 myriamètres 5 kilomètres de Niort. Sa population est de 4944 individus, dont un dixième protestant. Cette ville est bâtie sur le penchant facile d’une colline peu élevée ; elle est baignée par la Sèvre qui passe aux pieds de ses murs ; ses faubourgs sont traversés par la grande route de Paris à La Rochelle. Il y a neuf notaires, un receveur des domaines, un contrôleur des contributions, poste aux lettres, poste aux chevaux, école secondaire, hôpital, brigade de gendarmerie à cheval. Le seul édifice remarquable est la maison des ci-devant bénédictins, bâtiment vaste et superbe où l’on trouve encore des morceaux de sculpture d’un grand mérite. Il est affecté au logement d’une cohorte de la Légion d’honneur. On vient d’établir dans la maison de l’hôpital qui est bien entretenu un atelier de filature pour les indigents. Il y a des fabriques de serge, ras, frisons, ainsi que de bas et bonnets de laine. Ces dernières étaient autrefois très importantes.
Les terres labourables dépendantes de la ville sont fertiles et produisent froment, méteil, baillarge. Les prairies sont de 1812 ares et d’excellente qualité. Il n’y a qu’un moulin à eau, dit le moulin de Pont-Charaud. On admire les coteaux du Puy d’Enfer, d’où s’élance une nappe d’eau qui tombe dans un gouffre pour en ressortir et former un petit ruisseau. On remarque aussi une fontaine assez agréablement ornée, construite sur un point fort élevé de la grande route, par les soins de Mr. de Blossac, ancien intendant de Poitiers. Le commerce de Saint-Maixent consiste en bas, bonnets, grains, farine, moutarde et bestiaux. Il y a foire les 5 brumaire, 16 frimaire, 22 nivôse, 16 pluviôse, 4 ventôse, 19 idem, 9 germinal, 13 floréal et 27 fructidor ; marché tous les samedi.
La seule dépendance est la métairie de la Tour-quarrée.
La ville et territoire de Saint-Maixent se divise, pour les justices de paix, en deux sections. La ligne de démarcation part de rextrémité septentrionale du faubourg Châlons, traverse la rue du même nom , en passant devant l’Évêché, et va joindre la porte Charaud jusqu’à l’extrémité du faubourg de ce nom. Le territoire compris à droite de cette ligne, en entrant par la grande route de Paris, forme la première section ; et la deuxième est formée de tout le territoire compris à gauche de cette même ligne.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

La Chapelle-de-Grâce, l’Enjaugerie, le Four-des-Pierres, la Grange-du-Portail, la Marotière, la Perrière-Maillochau (fief), Saint-Maixent, Tard-y-Fume, la Tour-Chabot, Valence (fief), la Viraudière.

Saint-Maixent sur la carte de Cassini

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes (paroisse de Saint-Léger) : 11314
-Baptêmes (paroisse de Saint-Saturnin) : 19182
-Naissances : 1365
-Fiançailles (protestants) : 129
-Mariages (paroisse de Saint-Léger) : 2795
-Mariages (paroisse de Saint-Saturnin) : 3679
-Mariages (protestants) : 5453
-Mariages (édit de tolérance) : 2061
-Contrats de mariage (notaires de Saint-Maixent) : 2698 + 1719
-Mariages : 559
-Sépultures (paroisse de Saint-Léger) : 7661
-Sépultures (paroisse de Saint-Saturnin) : 8567
-Sépultures (abbaye royale) : 78
-Décès : 1840

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Archives départementales des Deux-Sèvres

Les pierres tombales de l’église de Vallans

J’ai visité l’église Notre-Dame de Vallans par un beau jour de mars : c’est une église à la longue histoire qui aura bientôt mille ans : de l’église romane du 12e siècle subsiste principalement le carré du transept. L’église a beaucoup souffert des guerres de religion et a été presque entièrement reconstruite au 19e siècle. La travée d’entrée s’ouvre en trois arcades sur la nef.

Charles de BECHILLON, qui acheta la châtellenie de Vallans en 1650, fut inhumé dans le chœur en 1692. Charles François de BECHILLON, son fils, décéda en 1720 et fut placé près de son père et de son frère François Augustin devant l’autel de la Vierge. Mais leurs tombes ne sont plus visibles aujourd’hui.

Dans le bras sud du transept, la partie la plus ancienne, on trouve plusieurs pierres tombales :

  • Celles de Marie GARNIER, femme de René DAITZ, seigneur de Gautret, décédée en 1631 et de Madeleine DAITZ et sa soeur décédées en 1660.
  • D’autres plus difficiles à déchiffrer.

Une première pierre tombale, celle de Marie GARNIER, femme de René DAITZ :

Certains attribuent cette pierre tombale, non pas à Marie GARNIER, mais à son époux René D’AITZ. Cette épitaphe étant gravée à la fois en horizontal et vertical, cela a pu amener certains à cette conclusion. Je laisse le soin aux lecteurs de cet article de faire leur propre lecture de cette épitaphe et éventuellement de mettre leur avis en commentaire.

Selon le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou T. 1 / Beauchet-Filleau [1], René d’AITZ, écuyer, seigneur de Gautret, Mornay, fut curateur, en 1630, de Charles DE BECHILLON, fils de Samuel et de Renée d’ELBENE. En 1612, il fut chargé par le capitaine du château de Niort de porter des dépêches à Paris. Il fut lieutenant-colonel au régiment de Poitou, et assista aux sièges de la Rochelle et de Turin.

Marié, le 12 fév. 1613, à Marie GARNIER [Baptisée le 29 août 1593 à Chef-Boutonne (Protestants)]  fille de Jacques, Ec., sgr de la Voute, et de Marthe GASCHET, il en eut :

1° ANTOINE, écuyer, seigneur du Pont, major régiment de la Couronne, tué au siège d’Etampes;

2° GABRIEL seigneur de Gautret, Château-d’Aitz, né le 3 janv. 1621, eut pour parrain Gabriel DE VILLEDON, écuyer, seigneur de Boisroger. Il fut officier au régiment de Poitou, et fut maintenu noble, en 1667 à Saint-Jean-d’Angély. Le 20 oct. 1654, il vendit ses dîmes de Loizé, près Chef-Boutonne, à César-Charles sieur de Bonnemaison. (Pèlerin, not.) Marié, en 1642, à Renée LE TOURNEUR, fille du seigneur de Burbure, il en eut BLAISE;

3° RENEE qui épousa Abraham GIRARD, écuyer, seigneur du Pinier;

4° FLORENCE, née le 8 janv.1623;

5°FRANÇOIS, écuyer, seigneur de Mornay, capitaine au régiment de Saintonge, marié à Jeanne COYAULT, dont 2 filles : RENÉE, qui épousa, en 1673, Antoine D’ANCHE, écuyer, seigneur de la Grolière, et MARIE, qui épousa Claude D’ANCHE, écuyer, seigneur de Bourneuf.

Lire la suite de « Les pierres tombales de l’église de Vallans »

Les tombes de l’église Saint-Savinien de Melle

Un texte de Jacqueline TEXIER. Dans le prochain numéro de notre revue Généa79, Jacqueline consacre un article à une personne mentionnée sur une des pierres tombales.

Mon attachement à mon pays mellois natal m’amène souvent à revenir dans ma chère petite ville de Melle, riche de ses trois églises romanes, Saint-Hilaire, Saint-Savinien et Saint-Pierre.

Je ne me lasse pas de visiter ces magnifiques églises et j’y fais toujours des découvertes ou plutôt je redécouvre des détails que je connaissais mais que j’avais oubliés. Dernièrement, j’ai retrouvé dans l’église Saint-Savinien, sur le mur gauche de la nef, la pierre tombale de René Garnier, sieur de Notre-Dame, qui avait fondé la chapelle Sainte-Anne. En effet, il y avait trois chapelles dans l’église : Sainte-Anne, Saint-Fiacre et les Gautrons. La pierre porte l’épitaphe suivante :

CY GIST LE CORPS DE DEFt Mre RENE
GARNIER Sr DE NOSTRE DAME AAGE DE
61 ANS DECEDE LE 24 AVRIL 1658.

HIC IACET IN TERRA NATVS COELOQUE RENATVS
MIRARE ET SANCTUM FARE VIATOR OPUS
AEMVLVS ISACIDAE IOSEPH NAM REBVS IN ARCTIS
CIVIBVS AVXILIVMRVRICOLIS QVE FVIT
SCTA ANNA INTERCEDE PRO EO QVIA TIBI
HANC ARAM ET EFFIGIEM ANTE OBITVM
CONSECRAVERAT

La traduction de cette inscription latine est : « Ci-gît, né sur la terre et René dans le ciel, admire passant et célèbre ce pieux ouvrage, émule de Joseph descendant d’Isaac car dans les affaires difficiles il rendit des services aux habitants de la campagne. Sainte-Anne intercède pour lui car avant de disparaître il t’éleva cet autel et cette statue »

Ailleurs, sur un mur du « bras » droit du transept on trouve la pierre tombale de François HOULIER, de Pierre-Saturne HOULIER et de Renée GORRIN. Un autre membre de la famille devait figurer sur cette pierre tombale puisque à la fin de l’épitaphe on peut lire ET DE LINFA… L’écriture de LINFA n’est pas la même que celle du reste du texte ce qui laisse supposer qu’il devait y avoir un autre mot dont on devine la trace. On peut aussi remarquer que les mots ROY et ROYAL ont tous été systématiquement rayés, probablement pendant la révolution.

CY GISENT
LES CORPS DE Mte FRANCOIS
HOVLIER CONSer DV ROY LIEVTE
NANT GENERAL CIVIL ET CRIMI
NEL LIEVTENANT PARTer ASSES
SEVR CRIMINEL ET PREMIER CONer
DU SIEGE ROYAL DE MELLE AAGE
DE 35 ANS DECEDE LE 26 MARS
1655 ET DE Mte PIERRE SATV
NE HOVLIER CONer DV ROY PRE
SIDENT AV SIEGE ROYAL DE
MELLE AAGE DE 72 ANS DECEDE
LE 10 FEVRIER 1665
ET DE DAMlle RENEE GORRIN
FEMME DE Mte HILAIRE HOVL
IER CONer DV ROY PRESIDENT
ET LIEUTENANT GENERAL
CIVIL ET CRIMINEL ASSESSEVR
CRIMINEL ET PREMIER CONer
DV SIEGE ROYAL DE MELLE
AAGEE DE 71 ANS DECEDEE LE
30 JANVIER 1704 ET DE LINFA…

D’autres inscriptions sont gravées en bas de l’épitaphe, beaucoup plus récentes, faisant apparaître deux noms AUDOLAROQUE et MOREAU. L’église a été transformée en prison de 1801 à 1927, on peut penser que ce sont les noms de deux prisonniers puisqu’on retrouve le nom de MOREAU gravé sur une porte.

De son passé de prison, sur la porte latérale de l’église située dans le transept droit, parmi de nombreuses inscriptions gravées dans le bois, on peut lire :

RIMBAUDET CONDAMNE A TROIS ANS DE BOULET
PASSE ISSI LE 17 avril 1842
JE VOUS PRI

Sans doute dérangé dans ses activités de gravure le pauvre RIMBAUDET n’a pas pu terminer sa phrase.

Permanence virtuelle du 24 juin 2021

Nous proposons à nos adhérents et non adhérents une permanence virtuelle le jeudi après-midi 24 juin de 14h à 19h ou à la demande via des échanges à distance en visio ou tchat : ce service est facilement accessible ; de chez soi, il suffit de se connecter  avec son ordinateur, de s’inscrire une 1ere fois sur le site de la Maison de la Généalogie, en saisissant votre adresse-mail et un mot de passe (à conserver pour des visites ultérieures)

https://france-genealogie.org/

Puis de cliquer sur la loupe située en haut à gauche et de saisir « Deux-Sèvres », ensuite cliquer sur le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres qui s’affiche juste en dessous.

Vous voilà arrivé sur notre stand que vous pouvez parcourir via les icônes en bas d’écran :

Cliquez sur l’icône « ?» pour avoir le mode d’emploi.

Pour permettre de nous organiser, vous pouvez au préalable envoyer un mail à genea79@orange.fr précisant votre besoin et le jour/heure qui vous convient et nous vous enverrons en retour un mail de confirmation.

Bonne découverte de notre stand. Vous pouvez également, depuis la page d’accueil de la Maison de la Généalogie,  découvrir les sites des autres associations, dans le quartier des associations (Hall 1) et visionner les vidéos à votre disposition dans la vidéothèque.

Appel aux adhérents

Sans doute sommes-nous d’indécrottables optimistes. Nous voulons croire de plus en plus que nos Journées de la généalogie (autour du thème de la guerre de 1870) pourront se tenir les samedi 9 et dimanche 10 octobre à Saint-Maixent-l’Ecole.

Membre du CA en tenue de mobile sur le pied de guerre

Un repérage mercredi matin sur le site de l’ENSOA (le quartier Marchand) nous a rassurés : nous avons été très bien accueillis, la visite des lieux nous fait présager d’excellentes conditions pour les rencontres de cet automne. Dans le même temps, les différents travaux d’impressions sont lancés. Nous nous sommes remis sur le pied de guerre !

Nous aimerions que vous partagiez avec nous notre optimisme. Vous pouvez encore vous inscrire pour exposer gratuitement vos travaux généalogiques sous quelque forme que ce soit (arbres, écrits, photos, objets…). Il suffit de remplir et de nous renvoyer la feuille d’inscription sur notre site (onglet association / sous-onglet Assemblée générale et rencontres régionales).

Vous pouvez aussi vous proposer pour être bénévoles lors de cette manifestation. Nous aurons besoin de bonnes volontés pour installer, désinstaller, accueillir, guider, tenir les stands, assurer la convivialité… Il nous faudra donc des bras et des jambes, des cœurs et des cerveaux le vendredi 8, le samedi 9 et le dimanche 10 octobre. Si vous êtes libres un ou plusieurs de ces jours, si vous voulez aider et découvrir une équipe sympathique (si, si), n’hésitez pas : contactez nous par mail (genea79@orange.fr ou par courrier : Cercle généalogique des Deux-Sèvres, 26 rue de la Blauderie 79000 NIORT).

On compte sur vous !

PS pour les retardataires : vous avez jusqu’à dimanche pour voter pour notre assemblée générale à huis clos. Les documents pour le vote sont ici.

Dessin enfantin à Notre-Dame de Niort

Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas publié de dessin caché dans les registres. Je pensais même que le filon était tari et que nous n’en trouverions plus. C’était sans compter sur la sagacité de Monique qui a découvert ce très joli dessin dans le registre des sépultures de l’année 1752 de la paroisse Notre-Dame de Niort (vue 17/17). Je trouve même que le visage du personnage semble préfigurer certaines œuvres de Pablo Picasso.

Représente-t-il un noble seigneur avec son épée et sa perruque ? A-t-il été réalisé par un enfant de chœur ? Est-il contemporain de l’année 1752 ? Autant de questions qui n’ont pas de réponses. Reste le plaisir de découvrir un dessin d’enfant qui a miraculeusement traversé les siècles.

La pierre tombale de l’église d’Amuré

Amuré est situé au bord sud du Marais Poitevin. Un bourg se forme au Moyen Âge avec une église dédiée à Notre-Dame et un prieuré attenant à l’église qui relèvera de l’évêque de Saintes puis de Maillezais.

L’église Notre-Dame d’Amuré est une jolie église que j’ai découverte par un après-midi de mai ensoleillé, ses portes grandes ouvertes, le soleil illuminait l’intérieur.

Au sud de l’église, un cimetière ancien renferme plusieurs tombes à chevalets des 17e et 18e siècles. La croix hosannière du 15e siècle est classée monument historique (1889).

Dans la chapelle sud, j’ai trouvé une pierre tombale avec épitaphe et blason, celle  de René DE CHATEAUNEUF, écuyer, seigneur de Chantoiseau inhumé en 1743 :

CY GIST RENE DE

CHATEAU NEUVEU

ECUYER CHEVALIER

SEIGNEUR DE CHA

NTOISEAU LA NOU

FOUERAN LAVER

GNE NIEIL LE DO

LANT ET AUTRE

PLACE DÉCÉDÉ LE

18 OCTOBRE 1743

AGEZ DE 60 ANS

PRIEZ DIEU POUR

SON ÂME

J’ai retrouvé l’acte de décès de René DE CHATEAUNEUF  dans les registres d’Amuré :

 

Le 19 octobre 1743 a este inhumé dans l’église de ce lieu le corps de messire René DE CHATEAUNEUF  seigneur de Chantoiseau agé d’environ soixante ans et ceux en présence des soubsignés

BMS 1737-1754 Vue 22/53

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vtafbdcfedab814953e/daogrp/0/22

René DE CHATEAUNEUF était le fils de Jacques DE CHATEAUNEUF, Écuyer, Sieur de Pierre-Levée, la Rivière et la Poupillière, maire de Niort, commandant pour le Roi de la ville et du château de Niort, et de Marie-Anne GUERIN DE LA VERGNE sa troisième femme :

Selon le Dictionnaire historique et généalogique des Familles du Poitou – T2 Auteur : H. Beauchet-Filleau [1]:

7. — Châteauneuf(Jacques)  IIe, Ec., sgr de Pierre-Levée, la Rivière, la Poupillière, acheta la charge de maire perpétuel de la ville de Niort, en juin 1693, qu’il conserva jusqu’en 1718, époque où le Roi rendit aux communes l’élection de leurs officiers municipaux.

Il était en même temps commandant pour le Roi ès ville et chât. de cette ville.

Il se maria:

1° à Marie-Lydie RAYMOND, le 27 sept. 1666 (M. Stat. 1887, 443);

2° en juin 1675, à Madeleine BERLAND, fille de Jean, sgr d’Oriou, et de Barbe Picot, qui mourut sans enfants;

3° à Marie-Anne GUÉRIN DE LA VERGNE, le 28 août 1684 (Balard, not. à Fontenay);

4° le 6 avril 1688, à Françoise JAILLARD, veuve elle-même et donataire de Jean Boisnet, Ec., sgr de Montigny.

Il paraît même s’être marié en 5° noces à Marie CACAULT, qui fut marraine à Civray en 1752, fut inhumée en l’église de Bessines, le 24 août 1719, âgée de 86 ans [En fait c’est Jacques de CHATEAUNEUF qui a été inhumé ce jour-là à 86 ans selon l’acte de décès retrouvé dans le registre de Bessines].

Il eut pour enfants du troisième lit:

1° FRANÇOISE-ELISABETH, née l e 3 mai 1686, qui, le 24 mars 1725, décéda épouse de Charles-Auguste Chitton, Chev., sgr de Languillier, qu’elle avait épousé le 31 janv. 1709;

2° CHARLES, qui suit;

3° JACQUES, Chev., sgr de la Rivière, qui était capitaine de dragons en 1720, et était décédé le 15 janv. 1761 ;

4° RENÉ, Ec., sgr de Chantoizeau, épousa Marie-Thérèse JULARD, et décéda avant 1744, ayant eu:

a. MARIE-THÉRÈSE, née vers 1713, mariée, le 2 mars 1742, à Louis-Marie de Lescours, Chev., sgr de Puygaillard;

b. MARGUERITE-HONORÉE, née vers 1725, mariée, le 20 avril 1747, à Pierre-René de la Chaussée, Chev., sgr de Champmargou.

5° PIERRE. Ec., sgr de Pierre-Levée et du Breuil.

Ci-après après un zoom de la carte de Cassini [3] sur laquelle j’ai repéré Amuré ainsi que le logis de Chantoiseau, propriété privée de nos jours,  qui se trouve à quelques kilomètres au sud d’Amuré :

[1] Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Tome 2 / Beauchet-Filleau via Gallica page 310

[2] Sources: Amuré.pdf – Réalisation : atelier HISTOIRE ET FOI Centre théologique de Poitiers http://www.poitiers.catholique.fr/parvis

 [3] Feuille 101 La Rochelle : le sud-ouest (Niort, Mauzé, Brioux…)

Assemblée générale 2021

Éléction des représentants des parents d'élèves au Conseil d'Administration  du 5 au 9 octobre - Actualités diverses - LPO Hyacinthe Friant

L’assemblée générale 2021 du Cercle généalogique des Deux-Sèvres se tiendra à huis clos le samedi 26 juin, soit à la ferme de Chey près de Niort, soit en visioconférence. Pour des raisons sanitaires, les adhérents ne pourront donc encore une fois être présents physiquement. Il leur faut donc répondre par correspondance aux différents points soumis au vote. Dans ce but, un mail a été envoyé à tous. L’envoi semble s’être globalement bien passé. Il peut cependant arriver que le message atterrisse dans les spams ou, pire, se perde.

Si jamais c’était le cas, les adhérents à jour de leur cotisation peuvent quand même accéder aux différents documents nécessaires pour voter. Il faut aller sur notre site, à l’onglet Association, sous-onglet Assemblée générale et rencontres régionales puis cliquer sur rapports et projets et bulletin de vote. Ce dernier peut-être rempli directement sur l’ordinateur et renvoyé par mail ou sinon imprimé et envoyé par voie postale avant le dimanche 20 juin.

PERMANENCE VIRTUELLE MAI-JUIN 2021

En ces temps de crise sanitaire et de distanciation physique, nous proposons à nos adhérents et non adhérents une permanence virtuelle les jeudis après-midi 27 mai et 24 juin de 14h à 19h ou à la demande via des échanges à distance en visio ou tchat : ce service est facilement accessible ; de chez soi, il suffit de se connecter  avec son ordinateur, de s’inscrire une 1ere fois sur le site de la Maison de la Généalogie, en saisissant votre adresse-mail et un mot de passe (à conserver pour des visites ultérieures)

https://france-genealogie.org/

Puis de cliquer sur la loupe située en haut à gauche et de saisir « Deux-Sèvres », ensuite cliquer sur le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres qui s’affiche juste en dessous.

Vous voilà arrivé sur notre stand que vous pouvez parcourir via les icônes en bas d’écran :

Cliquez sur l’icône « ?» pour avoir le mode d’emploi.

Pour permettre de nous organiser, vous pouvez au préalable envoyer un mail à genea79@orange.fr précisant votre besoin et le jour/heure qui vous convient et nous vous enverrons en retour un mail de confirmation.

Bonne découverte de notre stand. Vous pouvez également, depuis la page d’accueil de la Maison de la Généalogie,  découvrir les sites des autres associations, dans le quartier des associations (Hall 1) et visionner les vidéos à votre disposition dans la vidéothèque.

Anniversaires à ne pas oublier !

Acte insolite dans le registre 1649-1710 de Secondigné-sur-Belle

En parcourant le registre paroissial de Secondigné-sur-Belle de 1649-1710 pour mes recherches personnelles, je suis tombée, en fin du registre, sur un acte rédigé avec une très belle écriture par Messire Pierre FEYTY prêtre curé de Secondigné : les anniversaires à ne pas oublier !

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta64ed806b8e955ae2/daogrp/0/261

Mention marginale : Requiescant in Pacce

Je dois faire Anniversaires tous les

1 Ans durant ma vie les onzièmes

jours du mois de mars pour Defunct

Messire Pierre LUSSAUD Prestre

Curé de Villefollet mon Prédécesseur

en cette église de Secondigné

2 Le onzième jour du mois d’avril pour feu

Sicaire FEYTI mon père

3 Le vingt septième jour du mois

de juin pour fêter Messire Jean LE FOULLON

 Prestre Vicaire de Seligné

4 Le quinzième jour du mois d’octobre pour Defuncte

Marie DUDOUBLE veuve de Defunct Noble homme

Sicaire FEYTI bourgeois de la ville de Périgueux

5 Un jour durant l’octave de Toussaint pour

tous mes Defunct parentz

6 Et le treizième jour de décembre pour Defuncte

Marie DE VILLEREYNIER ma mère

PFEYTI Prestre Curé de Secondigné

7 Le 26 juillet 1666 pour Catherine DOUMEN

8 Allain COUZIN âgé d’environ 36 ans décédé le 7 janvier 1670

9 Alexandre DUDOUBLE Prestre Curé de Séligné âgé d’environ 34 ans décédé le 26 août 1670

Cet acte m’a intriguée et après quelques recherches, j’ai pu découvrir les liens de ce prêtre avec la plupart des personnes citées.

Lire la suite de « Anniversaires à ne pas oublier ! »