Les monogrammes du Chillou

Nos adhérents sont formidables ! Mauricette Lesaint a pris l’excellente habitude quand elle fait des recherches de relever les actes originaux, insolites, surprenants. Merci à elle. Elle nous a envoyé récemment une liste conséquente qui enrichira bientôt sur notre site le document compilant les curiosités des registres des Deux-Sèvres.

En attendant, je partage une de ses découvertes, le début du registre des baptêmes du Chillou (1619-1667 aux vues 3 et 4/81. Alexis Cailleteau, curé de la paroisse, s’est appliqué a rédiger de sa plus belle écriture deux pages de garde. Après, ça se gâte un peu, mais c’est une autre histoire.

Les monogrammes (lettres entremêlées) joliment décorés rejoignent les autres dessins trouvés dans les registres des Deux-Sèvres.

Monogramme d’Ave Maria
Monogramme de Jésus abrégé IHS

Monogramme du curé Alexis Cailleteau
Monogramme de Jésus abrégé IHS
Monogramme d’Ave Maria

Si, comme Mauricette, vous rencontrez au hasard de vos recherches des actes insolites, amusants, inattendus, tragiques… n’hésitez pas à nous les communiquer pour que nous puissions les partager avec les adhérents !

Permanences virtuelles 2021

Nous proposons à nos adhérents et non adhérents une permanence virtuelle les jeudis après-midi 21 octobre, 25 novembre et 16 décembre 2021 de 14h à 19h ou à la demande via des échanges à distance en visio ou tchat : ce service est facilement accessible ; de chez soi, il suffit de se connecter  avec son ordinateur, de s’inscrire une 1ere fois sur le site de la Maison de la Généalogie, en saisissant votre adresse-mail et un mot de passe (à conserver pour des visites ultérieures)

https://france-genealogie.org/

Puis de cliquer sur la loupe située en haut à gauche et de saisir « Deux-Sèvres », ensuite cliquer sur le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres qui s’affiche juste en dessous.

Vous voilà arrivé sur notre stand que vous pouvez parcourir via les icônes en bas d’écran :

Cliquez sur l’icône « ?» pour avoir le mode d’emploi.

Pour permettre de nous organiser, vous pouvez au préalable envoyer un mail à genea79@orange.fr précisant votre besoin et le jour/heure qui vous convient et nous vous enverrons en retour un mail de confirmation.

Bonne découverte de notre stand. Vous pouvez également, depuis la page d’accueil de la Maison de la Généalogie,  découvrir les sites des autres associations, dans le quartier des associations (Hall 1) et visionner les vidéos à votre disposition dans les vidéothèques, notamment les nouvelles vidéos mises en ligne suite à Gene@Event2021 qui s’est tenu début octobre 2021.

Un peu de vocabulaire et Challenge AZ

Au détour des registres, on peut parfois tomber sur un acte avec un mot qui n’est plus employé aujourd’hui : « besson »

Sur l’étymologie, le mot « besson » vient de bissus dérivé lui même de bis qui veut dire « deux fois ». Une, si ce n’est la plus ancienne mention date de 1260 dans Li livres de Jostice et de Plet (Livre de justice et de plaid) qui est un traité juridique anonyme déposé à la BNF et dans d’autres ouvrages, dès le XVIe siècle est déjà qualifié de « vieux mot ». Il existe des variations comme bessoun en provençal.

En littérature le terme se retrouve notamment dans La Petite Fadette de Georges Sand. Le terme serait encore employé par les éleveurs de moutons mais à totalement disparu si ce n’est dans les patronymes BESSON, LEBESSON etc. ou pour les amateurs de jeux télévisés dans le jeu Pyramide.

Des enfants, jumeaux ou pas, il en sera question dans notre challenge AZ qui portera sur l’enfance et tout ce qui s’y rattache.

Mais cela, c’est pour le mois prochain….

Comment éteindre un incendie dans l’urgence

Ah, si seulement un sacristain comme Jean Thiolet de Ménigoute avait été présent à la cathédrale Notre-Dame à Paris le jour de son incendie ! Dans le registre BMS 1700-1712 Ménigoute, à la vue 152/164, on trouve une note plutôt inattendue du curé : comment la destruction de l’église a été évitée de façon très originale mais efficace.

Le vingt et huictième jour de juillet entre une et deux
heures le tonnerre tomba sur le clocher de la grande eglise, otta
toutes les ardoises et descouvrit l’église des deux costes du
clocher sans pourtant rien bruler parce que le sacristain, jean
tiolet monta a la hauteur et eteignit le feu avec son
urine.
Dieu nous preserve de ces fleaux.

S Bourceau, ptre curé de Menigoute

à un moment, il faut faire appel aux professionnels !

J’aime beaucoup la conclusion religieuse faite par le curé à propos de ce drame évité de justesse : on se demande si le fléau est l’incendie ou l’urine du sacristain. L’acte a été signalé par Thierry Peronnet à Stéphane Dallet qui a donné sur le site Geneanet une analyse très complète et très juste de ce départ de feu à Ménigoute. Merci à tous les deux. Je retranscris tel quel le texte de Stéphane :

Soit l’incendie n’était pas vraiment menaçant, soit le sacristain pissait comme Gargantua sur La Rochelle. Que sait-on du pisseur héroïque de Ménigoute ? Peu de choses, d’autant plus qu’il y a plusieurs Jean Thiolet qui ont vécu à la même époque dans ce village. Le premier, marié à Radegonde Pin en 1703, a trois enfants dont Pierre qui devient maréchal. Le second qui épouse Elizabeth Coulongeat en 1715 est peut-être notre homme car il a quelques relations avec les notables du cru parmi lesquels le chapelain et la sœur du curé qui est marraine de l’un de ses enfants. Plus tard, la veuve Thiolet ira habiter chez les Dames religieuses de La Mothe-Saint-Héray et mariera deux de ses filles à Chenay et à Saint-Maixent. La date de décès du sacristain est incertaine, les actes donnant peu d’information sur les défunts. En fait, les deux homonymes pourraient bien être frères et les enfants de Nicolas Thiolet et Catherine Pillac qui font baptiser à Vasles deux petits Jean en 1670 et en 1676. Les dates concordent. Cependant, on n’affirmera rien faute de mariages filiatifs et compte tenu de l’abondance des Thiolet entre Latillé, Vasles et Thénezay…

Gene@Event 2021

Pour la 2e année la Fédération Française de Généalogie organise son salon virtuel, Gen@Event. Il a lieu cette année du 2 au 9 octobre, il suffit de rester à la maison, devant son ordinateur ou sa tablette, et de suivre le lien https://www.france-genealogie.org/ qui vous mène à la Maison de la généalogie. Il faut alors s’inscrire en remplissant un formulaire en ligne comme ci-dessous :

Le formulaire

Vous pouvez ensuite pendant une semaine visionner 139 vidéos autour de la généalogie et visiter les presque 100 stands répartis dans les différents halls.

L’accueil

Parmi ces stands, ne manquez pas dans le quartier des associations Généa79 tenu par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres. Vous pourrez y consulter des documents, discuter avec nos « conseillers » Xavier et Monique quand ils sont présents (9 heures – 20 heures et à la demande, jusqu’au vendredi 8 octobre) ou laisser un message en cas d’absence.

Notre stand

Et pour se voir en vrai, ce sera le samedi 9 octobre (13 à 19 h) et le dimanche 10 octobre (10 à 18 h) aux Journées de la généalogie que nous organisons à Saint-Maixent-l’École (quartier Marchand).

à bientôt, en virtuel ou pour de vrai !

Permanences virtuelles sept-oct-nov-déc 2021

Nous proposons à nos adhérents et non adhérents une permanence virtuelle les jeudis après-midi 23 septembre, 21 octobre, 25 novembre et 16 décembre de 14h à 19h ou à la demande via des échanges à distance en visio ou tchat : ce service est facilement accessible ; de chez soi, il suffit de se connecter  avec son ordinateur, de s’inscrire une 1ere fois sur le site de la Maison de la Généalogie, en saisissant votre adresse-mail et un mot de passe (à conserver pour des visites ultérieures)

https://france-genealogie.org/

Puis de cliquer sur la loupe située en haut à gauche et de saisir « Deux-Sèvres », ensuite cliquer sur le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres qui s’affiche juste en dessous.

Vous voilà arrivé sur notre stand que vous pouvez parcourir via les icônes en bas d’écran :

Cliquez sur l’icône « ?» pour avoir le mode d’emploi.

Pour permettre de nous organiser, vous pouvez au préalable envoyer un mail à genea79@orange.fr précisant votre besoin et le jour/heure qui vous convient et nous vous enverrons en retour un mail de confirmation. Bonne découverte de notre stand. Vous pouvez également, depuis la page d’accueil de la Maison de la Généalogie,  découvrir les sites des autres associations, dans le quartier des associations (Hall 1) et visionner les vidéos à votre disposition dans les vidéothèques.

Musique, danse et chant dans le monde militaire

Le musée du sous-officier de Saint-Maixent-l’école sera ouvert pour nous lors des prochaines journées de la généalogie les 9 et 10 octobre. En attendant, il organise une journée d’étude le jeudi 23 septembre intitulée « Musique, danse et chant dans le monde militaire ». Le programme est ci-dessous, après l’image :

Gravure d’après « La Répétition » d’Eugène Chaperon

Programme

HorairesActivitéLieu
8h30 – 9h00Café d’accueilSalle Aublanc
Quartier Marchand
9h00 – 9h15Ouverture / introductionSalle Aublanc
Quartier Marchand
9h15 – 10h001ère intervention La Répétition d’Eugène Chaperon, histoire d’un tableau de sa création à sa restauration par Monsieur Jean TARTARE
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
10h10 – 10h552e intervention La Danse (rite guerrier/social) par Monsieur Jean-Christophe PITARD BOUET
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
11h05 – 11h503e intervention Le chant dans la vie des soldats (histoire sociale) par le CNE (r) Adeline POUSSIN
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
12h00 – 14h00PauseMusée du sous-officier
14h05 – 14h504e intervention Le clairon Sellier par l’ADJ Damien CHARLIER et le CBA Eva RENUCCI
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
15h00 – 16h15Présentation musicale par le Quintet de cuivre de la musique des parachutistesSalle Aublanc
Quartier Marchand
16h15 – 16h45Clôture et synthèse par le CNE Just JOLIVETSalle Aublanc
Quartier Marchand
16h45 – 17h45Visite de l’exposition par le LTN Jean-Hugues LONGMusée du sous-officier

Journées du patrimoine : visitez les églises (et les AD79)

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, les Archives départementales des Deux-Sèvres à Niort proposent des visites de leurs locaux le dimanche 19 septembre dans l’après-midi. Vous aurez plus de renseignements en suivant le lien. Notre association sera présente en salle de lecture ce jour-là pour vous présenter nos activités et nos projets.

Mais nous avons aussi d’autres visites à vous proposer pour ce weekend. Et si vous en profitiez pour découvrir des églises deux-sévriennes à la recherche des pierres tombales ! Sur une idée de Stéphane Dallet, nous avons entrepris depuis plusieurs années de recenser les pierres tombales situées dans les églises. Cela a généré plusieurs articles sur ce blog regroupés dans la catégorie Inventaire des tombes dans les églises. Depuis quelques mois, Monique Bureau a donné un nouvel élan à ce projet. Ainsi, elle a visité de nouvelles églises, découvert de nouvelles pierres tombales et leur a consacré des articles. Et surtout, elle a créé deux tableaux accessibles à nos seuls adhérents sur notre site qui permettent de suivre l’avancée des travaux (onglet Histoire / sous onglet Nos recherches).

Le 1er tableau intitulé « Liste des pierres tombales recensées » classe par ordre alphabétique de communes les églises visitées ainsi que les découvertes qui y ont été faites (ou pas car, pour certaines, la recherche est vaine).

Le 2e tableau intitulé « Liste des pierres tombales à recenser » a été construit à partir du répertoire de dessins archéologiques d’Arthur Bouneault publié dans les Mémoires de la société historique des Deux-Sèvres en 1914. Cette liste est indicative : nous savons qu’il existe des plates tombes dans des églises non référencées et nous nous sommes rendus compte qu’en un siècle certaines pierres ont malheureusement disparu. C’est cependant une bonne base de travail pour partir à leur découverte.

Pendant les Journées européennes du patrimoine, les samedi 18 et dimanche 19 septembre, de nombreuses églises vont être ouvertes à la visite. Nous vous invitons à mener à votre tour l’enquête dans ces lieux de culte et à retrouver la pierre tombale cachée dans le chœur ou la nef de l’église ou bien à l’entrée, sous le balet. L’idéal serait bien sûr de prendre quelques photos et de les envoyer à notre adresse mail (genea79@orange.fr). Cela nous permettrait d’enrichir notre liste de pierres tombales et nos articles sur le blog.

Merci d’avance et bonnes visites !

Généa79 n° 113 : Quitter les Deux-Sèvres

Le dernier numéro de la revue Généa79 est accessible pour nos adhérents sur notre site en version numérique. Il est titré Quitter les Deux-Sèvres et raconte quelques vies de Deux-Sévriens partis au 4 coins du monde autrefois. Nous allons donc vous faire quitter notre terroir pour découvrir l’Algérie, La Nouvelle-France, les îles Kiribati ou l’Argentine.

Mais on y parle aussi du département avec un soldat de 1870 à Azay-sur-Thouet, de l’état civil à Marnes, d’une borderie à Clessé, d’un juge à Melle, de cloches à Secondigné… et de l’Assemblée générale du Cercle généalogique des Deux-Sèvres à Niort.

Je n’oublie pas quelques rubriques habituelles, « paléographie », « la bibliothèque du généalogiste » et « la page des Archives départementales ».

Bref, un numéro varié, à découvrir dès maintenant à l’onglet revue et bibliothèque de notre site et à recevoir bientôt dans les boîtes aux lettres pour les abonnés à la version papier.

Et pour finir, je vous invite tous non pas à quitter les Deux-Sèvres mais à y venir lors des Journées de la généalogie qui auront lieu les 9 et 10 octobre à Saint-Maixent-l’Ecole. Pour vous y préparer, nous avons laissé accessible à tous le numéro 109 consacré à la guerre de 1870, thème de nos prochaines rencontres.

Re-bénédiction du cimetière de Niort Notre-Dame en 1755

Un nouvel acte insolite trouvé dans le registre Niort Notre-Dame, qui vient alimenter notre fichier des « curiosités des registres des Deux-Sèvres ».

Le premier janvier  mille sept cent cinquante cinq, par commission expresse de Monseigneur L’évêque de Poitiers en datte d’hier nous avons solennelement procédé accompagné de Notre clergé avec les cérémonies annoncées par le rituel de la rebenediction du cimetière du côté du clocher de cette église, lequel avait été profané par effusion violente de sang humain avec scandale la nuit de la fête de Noel dernier ; le dit acte signé par Mres du Clergé ci-dessous

Piet chantre de N-Dame  Maistreau prêtre

François Charle Jourdain Decrissé Prêtre

Racapé…

BM 1755-1755 vue 003/050

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta873d075a65f016c0/daogrp/0/3

Mais qu’est-ce qu’une ré-bénédiction de cimetière ? Et pourquoi ?

La re-bénédiction ou réconciliation d’un lieu sacré fait suite à une profanation. En principe une église ne peut être consacrée qu’une seule fois, sauf si elle est détruite par le feu. Mais si un lieu sacré (église, cimetière) est profané, il est considéré « pollué ». Avant qu’il ne puisse être de nouveau utilisé pour tout acte ou cérémonie sacrés, il doit être purifié par une cérémonie de réconciliation. La cérémonie de réconciliation est constituée de prières et d’aspersion d’eau bénite ; elle est plus ou moins longue et complexe selon l’acte qui l’a profané. Si vous voulez en savoir plus sur les cérémonies de réconciliation, vous pouvez prendre connaissance de l’article « Réconciliation du cimetière d’Usseau » publié sur notre blog le 11 mars 2021.

Dans le cas présent, le cimetière de Niort Notre-Dame a été « pollué » par un épanchement important de sang par la violence la nuit de Noël et avec scandale. Nous n’avons pas plus de précisions.

Mais Danièle Billaudeau, piquée de curiosité à la lecture de cet article, est allée voir les sépultures du 25 décembre 1754.

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