Les pierres tombales de l’église de Saint-Léger-de-Montbrun (2/2)

Un texte de Pascal Desbois-Fillon, auteur du livre « Les monuments religieux, templiers, hospitaliers et privés des Deux-Sèvres », et Monique Bureau

Lors de sa visite de l’église, Pascal a photographié quatre pierres épigraphiées : trois sont des pierres tombales. Le premier article publié le 22 décembre 2022 était consacré à la pierre tombale de Louise DE LA VILLE DE FEROLLES, femme de Léon AUBINEAU, écuyer, seigneur de Rigny-sous-Vrère.

Dans ce deuxième article, nous poursuivons notre visite à la découverte des deux autres pierres tombales : la deuxième pierre tombale est celle de Pierre CHACHEREAU :

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Epik Epoque, blog de généalogie deux-sévrien

La rencontre d’hier avec les adhérents du Cercle généalogique des Deux-Sèvres à Thouars m’a permis de découvrir un blog de généalogie deux-sévrien qui avait échappé à ma vigilance. Je suis d’autant plus confus que ce blog existe depuis quelques années et qu’il est tenu par un de nos adhérents, Philippe Chabosseau (aussi membre de l’AGENA, nos amis et voisins du Maine-et-Loire). Le visuel de son blog est superbe, dès le bandeau d’accueil.


Je vous invite donc à visiter Epik époque en cliquant sur l’image ou sur le lien. Philippe y raconte ses ancêtres dans le Thouarsais et aux frontières des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire, dans la petite histoire et dans la grande Histoire. Vous découvrirez un blog très beau visuellement, parfaitement organisé, documenté, varié (il est aussi question de musiques et de lectures)… passionnant !

Le blog de Philippe rejoint ainsi d’autres blogs de généalogie localisés en grande partie dans notre département. Ils sont plus ou moins riches et plus ou moins actifs, mais tous forcément sympathiques car tenus par des adhérents, actuels ou anciens :

Le 6 janvier 1709, jour de l’Epiphanie, le début du « Grand Hyver de 1709 »

Les lectures de plusieurs éphémérides de blogs auxquels je suis abonnée m’ont donné l’idée d’écrire cet article sur le 6 janvier 1709, début du Grand hiver 1709. Raymond a déjà écrit en 2019 un article sur ce sujet sur son blog « l’arbre de nos ancêtres », mais l’article étant quasiment terminé quand je l’ai appris, j’ai décidé de le publier quand même.

L’hiver de 1709, appelé « Grand Hyver de 1709 », fut un épisode de froid intense en Europe, qui marqua durablement les esprits car il provoqua une crise de subsistance qui entraîna une famine. Cet épisode commença brutalement le jour de l’Epiphanie 1709, fête des Rois, par une soudaine vague de froid qui frappa l’Europe entière :

-En 24 heures cette vague de froid s’étendit sur toute la France : on releva ainsi -25°C à Paris, -17°C à Montpellier ou encore -20,5°C à Bordeaux ! La Seine gela progressivement et on raconte que la mer elle-même commençait à geler sur plusieurs kilomètres de largeur.

-Puis à toute l’Europe : On pouvait aller à pied du Danemark en Suède. Le Zuyderzee fut totalement gelé et même, ce qui ne s’était produit qu’en 1234, tous les canaux et la lagune de Venise furent pris par les glaces.

Venise – Le lagon gelé en 1709, par Gabriele Bella

En France, cet hiver fut particulièrement cruel. À Paris, les températures furent très basses (Paris n’en connaîtrait de plus basses que bien plus tard notamment en décembre 1879). Les régions du Sud et de l’Ouest de la France furent sévèrement touchées avec la destruction quasi complète des oliveraies et de très gros dégâts dans les vergers. De plus, l’événement prit la forme de vagues de froid successives entrecoupées de redoux significatifs. Ainsi, en février, un redoux de deux semaines fut suivi d’un froid assez vif qui détruisit les blés et provoqua une crise de subsistance.

Le froid n’épargnait personne, et que ce fut à Versailles ou dans la plus petite chaumière de la France profonde, tout le monde grelottait. Entre 600 000 et 800 000 personnes moururent en France à la suite de ces intempéries, que ce soit du froid, de la famine ou des épidémies particulièrement meurtrières sur une population sous-alimentée. La mortalité fut aggravée par la situation économique précaire engendrée par la Guerre de succession d’Espagne.

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Connaissez-vous ce mariage ?

Parmi les photos que les AD des Deux-Sèvres cherchent à identifier, je me dis que c’est peut-être possible pour ce cliché pris lors d’un mariage. Nous sommes sans doute dans les années 30. Les coiffes se font rares, les jeunes femmes arborent des tenues de circonstances, gaies et confortables, et les hommes sont sur leur 31. Autour des jeunes mariés, parmi les parents et amis, on remarque un homme en uniforme, un soldat, cinq enfants bien sages et même un petit chien. En zoomant peut-être reconnaitrez-vous des personnes ?

AD79 35 Fi 166

Quelques éléments peuvent, je l’espère, permettre au moins de retrouver l’endroit où cette photo a été prise. La façade est parcourue par une belle glycine. Le bâtiment possède des ouvertures reconnaissables. Un panneau à côté de la porte indique « RECETTE BURALISTE DES CONTRIBUTIONS DIRECTES ». Sur un autre suspendu à côté de la fenêtre, on devine en zoomant « ST MARTIN CHEZ … » le bas du panneau est malheureusement caché par le feuillage.

Si vous avez des idées, vous pouvez nous répondre en commentaire sur le blog ou sur Facebook ou encore sur notre mail genea79@orange.fr

Je profite de ce premier article de l’année 2023 sur le blog Généa79
pour souhaiter à tous nos lecteurs et amis
une très bonne année 2023.

Les pierres tombales de l’église de Saint-Léger-de-Montbrun (1/2)

Un texte de Pascal Desbois-Fillon, auteur du livre « Les monuments religieux, templiers, hospitaliers et privés des Deux-Sèvres », et de Monique Bureau

La paroisse de Saint-Léger-de-Montbrun ne possède pas de bourg propre de ce nom. Ce genre de situation est assez rare. C’est l’ensemble des villages présents, qui forme la paroisse. L’église est, quant à elle, située sur la butte de Montbrun, à 103 mètres de hauteur. Nul ne sait si auparavant un village a existé ou si son choix fut celui d’être éloigné de l’homme. Seule la présence du cimetière jouxte l’église.

Lors sa visite de l’église, Pascal a photographié quatre pierres épigraphiées : trois sont des pierres tombales qui vont faire l’objet de deux articles : le présent article est consacré à la première pierre tombale, celle de Louise DE LA VILLE DE FEROLLES :

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La base de données de 11 600 grognards des Deux-Sèvres

Après les fiches sur la famille Clerc, voici le deuxième cadeau de Noël promis aux membres du Cercle généalogique des Deux-Sèvres. Il est maintenant en ligne et accessible à eux seuls sur notre site à l’onglet histoire, sous onglet nos recherches. Il vous est offert par M. Loïc Gagnaire.

Il s’agit du résultat du travail énorme de recherches de notre adhérent n° 727. En seulement deux ans, il a réussi l’exploit de relever, essentiellement sur la base Mémoire des Hommes, mais aussi en salle des AD79 et sur la base Léonore, les noms concernant plus de 11 600 soldats du 1er Empire de notre département.

C’est un exploit car il a en plus renseigné très précisément quand c’était possible chacun de ces grognards : source pour retrouver le document en ligne, parents, date et lieu de naissance, profession, arrivée au corps, grade, unité, parcours… On ne peut qu’être admiratif !

C’est aussi et surtout un document utile à tous les généalogistes, qui va leur permettre de trouver des ancêtres ou collatéraux d’ancêtres « perdus de vue ».
C’est enfin un document émouvant qui permet d’appréhender combien les guerres napoléoniennes ont fait de victimes aux quatre coins de l’Europe. Chaque ligne se termine par le parcours du soldat et il est trop souvent tragique : mort à tel bataille ou à tel hôpital / perdu à la retraite de Russie / présumé prisonnier de guerre / blessé…

Voici ce qu’il en dit :

Généalogiste amateur, je me suis lancé dans la recherche d’un ancêtre que la tradition familiale orale présentait comme un soldat ayant combattu sous l’Empire. J’ai donc tenté de le retrouver et même si aujourd’hui mes recherches personnelles sont restées infructueuses, j’en ai profité pour recueillir un maximum de données sur les Grognards natifs des Deux Sèvres.
La base de données ainsi réalisée doit avant tout être considérée comme un document de travail et de recherche. Par définition, c’est un travail inachevé et porteur de nombreuses erreurs ou omissions.

  • Inachevé car il manque un certain nombre de registres non mis en ligne par le Service Historique de la Défense (SHD). Seuls les registres de la Garde et de l’infanterie de ligne sont consultables.
  • Porteurs d’erreurs car ces registres ont souvent été remplis tardivement par des soldats sachant souvent peu lire ou écrire et dont la phonétique l’emportait souvent sur l’orthographe. Erreur aussi, car moi-même j’ai dû sans doute y glisser quelques incorrections involontairement.

Pour mettre à la disposition des adhérents ce document, nous avons transformé le tableau de M. Gagnaire en un PDF. Vu son importance, nous avons dû opter pour une police plutôt petite (Calibri 8) et pour des feuilles virtuelles très grandes (A2). Il vous faudra donc utiliser le zoom pour l’explorer. Vous pourrez facilement y faire des recherches sur des patronymes ou des noms de commune.

11 600 mercis à Loïc Gagnaire et bonnes recherches !

Les fiches sur la famille Clert

Pour bien préparer Noël, le Cercle généalogique des Deux-Sèvres va proposer plusieurs beaux cadeaux à ses adhérents. Pour y aller progressivement, nous mettons aujourd’hui le premier en ligne sur notre site à l’onglet histoire, sous onglet nos recherches.

Il s’agit de la compilation de travaux qu’a réalisé M. Yves Clert sur certains de ses ancêtres. Voici ce qu’il nous en dit :

Depuis bien des années je me suis intéressé aux origines de la famille Clert de Melle (79), dont je suis un descendant.
Durant ce temps j’ai pu recueillir, (je crois) un nombre important de renseignements sur les différentes branches issues de Melle (Clert- Riposseau, Clert- Levesque, Clert- Guery, Clert- Rimbault).
Les Clert de Melle se sont disséminés en France particulièrement en Charente (Cognac), Maine-et-Loire (Cholet), Vendée (Luçon) Loire-Atlantique (Nantes) Aube (Villemaur /Vanne), Yonne (Auxerre – Sens) et les Deux-Sèvres (Niort – Les fabricants de trieurs à grain)
Impliqués dans la tourmente révolutionnaire, ils ont laissé quelques traces intéressantes. Notaire. Prêtre constitutionnel. Orfèvres (Luçon-Cholet) où l’un a été assassiné par les « Chouans, en 1799), Instituteurs
.

Église Saint-Hilaire de Melle

Et voici ci-dessous le sommaire

Au vu de l’importance et de la qualité de ses recherches qui mêlent histoire familiale et grande Histoire, il nous a semblé intéressant de faire découvrir aux adhérents son travail. Trop imposant pour être imprimé intégralement dans notre revue Généa79 (plus de 300 pages), nous vous en proposons donc l’accès sur notre site tel qu’il nous l’a envoyé. Vous serez impressionnés par le nombre de souces étudiées et le sérieux de sa démarche. Certaines des différentes vies mises en fiches par M. Yves CLERT entreront sans doute en résonance avec le destin de quelques-uns de vos propres ancêtres. Peut-être même y croiserez-vous un de vos aïeux.

Merci à M. Clert
Bonne lecture et soyez patients, le prochain cadeau viendra avant Noël !


Adhérer, ré-adhérer au Cercle généalogique des Deux-Sèvres

2 solutions pour adhérer :

Nous sommes en décembre et les adhésions pour 2023 sont ouvertes. C’est le moment idéal pour penser à renouveler son abonnement pour les membres du Cercle généalogique des Deux-Sèvres qui veulent éviter une rupture d’accès à notre base de données.

C’est encore plus celui de venir nous rejoindre pour ceux qui hésitent. En effet, l’adhésion étant par année civile, en entrant dès maintenant dans notre association, vous bénéficiez d’un mois supplémentaire (décembre) de recherches avancées sur notre base de données puisque nous vous y donnerons accès aussitôt réception du bulletin d’adhésion. C’est notre petit cadeau de Noël avant l’heure !

Vous pourrez alors profiter outre la recherche avancée parmi plus de 2 millions d’actes, de la lecture de notre revue Généa79 (3 numéros par an) au format numérique et de bien d’autres services.

Pour adhérer ou ré-adhérer au Cercle généalogique des Deux-Sèvres, vous pouvez le faire :

– en ligne, en allant sur notre site à l’onglet Adhérer / Réadhérer

– par courrier en remplissant le bulletin d’adhésion à imprimer et en nous le renvoyant accompagné de votre chèque à notre adresse postale (Cercle Généalogique des Deux-Sèvres, 26, rue de la Blauderie 79000 NIORT).

La cotisation 2023 est de 29 euros (plus 25 euros si vous désirez recevoir notre revue en version papier). Depuis l’année dernière, l’adhésion au Cercle généalogique des Deux-Sèvres permet d’obtenir une réduction de 25 % sur les abonnements Filae. Si cela vous intéresse, la démarche à suivre est expliquée sur cet autre article de notre blog.

Généa79 n° 117

La revue n° 117 de Généa79 est bientôt dans les boîtes aux lettres pour les abonnés au format papier.

Tous les adhérents du Cercle généalogique des Deux-Sèvres peuvent y avoir accès dès maintenant sur notre site à l’onglet « revue et bibliothèque ». Un numéro « collector » puisque vous y retrouverez de A jusqu’à Z les textes sur les migrations qui ont été publiés sur le blog durant le ChallengeAZ.

Merci aux 26 auteurs qui ont écrit pour ce challenge participatif et bonne lecture !