De Saint-Domingue à Chantecorps

Le document du mois de février 2017 des Archives départementales des Deux-Sèvres nous emmène de l’autre côté de l’Atlantique, à Saint-Domingue. Laurent Delenne y a transcrit pour nous la demande de secours d’un instituteur de Chantecorps,  Pierre Louis Alexandre Laisné, en 1837 auprès du ministre de la marine et des colonies.

chantecorpsL’enseignant fait cette requête car il est le fils ruiné d’un colon de Saint-Domingue. Ce document est très intéressant d’un point de vue historique (il évoque les colonies, l’esclavage, la révolte des esclaves en 1791…) et humain (la grandeur et la décadence d’une famille). C’est aussi un exemple de la richesse des sources accessibles aux Archives pour enrichir nos généalogies. Pour y accéder, c’est ici.

Conférence sur la psychogénéalogie à La Couarde

psychoJe retransmets à tous ceux qui sont intéressés par la psychogénéalogie cette invitation de la Maison du protestantisme poitevin à La Couarde :

Conférence suivie de questions

« La psychogénéalogie,

ou comment se libérer des maux de nos ancêtres »

Dimanche 26 mars à 15h au centre Jean-Rivierre

« Dans une société où les cellules familiales éclatent et les actifs se rendent mobiles, les thérapies individuelles et les recherches généalogiques répondent aux personnes en quête de repères. La numérisation des archives et leur accessibilité sur internet rendent les recherches plus faciles et plus rapides. La généalogie devenue moins chronophage n’est plus l’apanage des seuls jeunes retraités. Mettre à plat sa généalogie consiste à reconstruire l’arbre des ascendants. On y pose des noms et des dates. C’est un premier éclairage, mais on peut aller bien plus loin dans la connaissance de soi si l’on enrichit cet arbre d’informations supplémentaires tels que les lieux, les événements, les faits historiques, les circonstances des décès, etc. Mireille Lusseau, thérapeute cognitif et comportemental à Melle, démontrera l’intérêt du génosociogrammes et de la psychogénéalogie et évoquera des études de cas.

Cette conférence s’adresse particulièrement aux amateurs de généalogie et de recherches historiques, et à ceux qui veulent apprendre à mieux se connaître. »

Perfectionnement à la généalogie à Argentonnay

Un an après la séance d’initiation à la généalogie que nous avions animée, en collaboration avec les Archives départementales, à Argentonnay en février 2016, les généalogistes du nord du département vont pouvoir bénéficier d’une séance de perfectionnement. Celle-ci est programmée le 16 février 2017 à 14 heures, toujours à la médiathèque d’Argentonnay, 3 bis rue des Douves.

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la médiathèque d’Argentonnay

Pour vous inscrire à cette séance, il vous suffit de nous téléphoner au  05 49 06 79 22  ou bien au 05 49 08 53 40 (laisser un message en cas d’absence).

A la soupe !

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Le Christ chez Marthe et Marie (détail) de Joos Goemaer

Quand les hommes rentraient des champs ou quand la traite des vaches était terminée, c’était « l’heure de la soupe ». Si les femmes travaillaient au dehors, elles revenaient un peu plus tôt pour « faire la soupe » et quand tout était prêt, elles appelaient « à la soupe ! ».
La soupe est un aliment dont le prix de revient est presque nul. De l’eau, du pain et des légumes du jardin : tout est produit à la ferme. On met toutes sortes de légumes selon la saison… et on laisse bouillir la marmite pendant des heures devant le feu, dans la cheminée.
Les hommes enrichissaient leur soupe en versant un verre de vin dans l’assiette à demi vidée. Cette habitude de faire « godaille » ou « chabrot » est considérée comme très saine.
Quelquefois, pendant les jours très froids d’hiver, on fait une trempine, ou soupe au vin chaud : dans la soupière, sur du pain rassis, on verse de l’eau et du vin bouillant, et on sucre bien. En été, au contraire, on fait le miget, bien frais, avec de l’eau juste tirée du puits, du vin et du pain coupé en petites bouchées. Rien de mieux pour rafraîchir pendant les grands travaux (les battages). Les femmes et les enfants, qui ne boivent pas de vin, mangent le miget au lait.

Comme nous sommes au cœur de l’hiver, voici deux recettes de soupes régionales que Nicole a relevées pour nous dans le livre Manger autrefois en Poitou d’Élisabeth et Jean-Claude Morin (Geste éditions).

La soupe de haricots à l’oseille

150g de haricots
1 gros oignon
1 botte d’oseille
1 litre 1/2 d’eau
1 verre de lait
sel, poivre

Mettre à tremper deux bonnes poignées de haricots. Puis les faire cuire dans un litre et demi d’eau avec un gros oignon, pendant deux heures. Passer au moulin.
Remettre sur le feu en y ajoutant un bon verre de lait. Dès que le potage bout, y jeter l’oseille hachée. Saler, poivrer et laisser cuire cinq minutes.
Tailler du pain et tremper la soupe.

La soupe de vie

1 litre d’eau
12 gousses d’ail
1 branche de thym
1 branche de romarin
4 feuilles de laurier
3 cuillerées à soupe d’huile
pain de campagne rassis

Dans un litre d’eau bouillante, jeter une douzaine de belles gousses d’ail, une branche de thym, de romarin, quatre feuilles de laurier. Celles-ci flottent puis disparaissent, englouties. Pour corser ce bouillon bien léger, y ajouter trois cuillerées à soupe d’huile pendant la cuisson, qui dure dix à quinze minutes. Pendant ce temps, les hommes garnissent leur assiette de tranches de gros pain rassis et versaient dessus une louche de bouillon brûlant.

Dernières liasses restaurées des AD79

Les Archives départementales des Deux-Sèvres nous informent que  les liasses des notaires suivants sont de retour de restauration et consultables en salle de lecture :

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Notaire flamand, par Quentin Metsys

– 3 E 508 : Me Joseph LIGONNIÈRE (Niort),  minutes de 1673-1674
– 3 E 509 : Me Joseph LIGONNIÈRE (Niort), minutes de 1675 et mai-juin 1677
– 3 E 510 : Me Joseph LIGONNIÈRE (Niort),minutes de 1680
– 3 E 511 : Me Joseph LIGONNIÈRE (Niort),minutes de novembre-décembre 1681
– 3 E 622 : Me François ALLARD (Saint-Maixent), minutes de 1636-1645
– 3 E 624 : Me François ALLARD (Saint-Maixent), minutes de 1654-1661
– 3 E 439/4 : Me Pierre BAUDIN-CHAMPMERGOU (Niort, répertoire de 1724-1729)
– 3 E 467 : Me Augustin PIET-ROCHETAND (Niort, minutes de janvier-février 1764)
– 3 E 654 : Me Jean CHAMYER (Saint-Maixent, minutes de 1663-1664)
– 3 E 942 : Me Jean BOURCEAU (Parthenay, minutes d’avril-décembre 1627)

Vous y trouverez peut-être des actes concernant vos ancêtres.

 

Le Vert

Carte d’identité

Le Vert est probablement un dérivé du mot gaulois verno qui signifie aulne. Cette petite commune  de 130 habitants (au recensement de 2014) est située dans le sud du département, à la limite de la Charente-Maritime, en bordure de la forêt de Chizé. Selon le site de la commune, la seigneurie du Vert était, au XVIe siècle, aux mains de Philippe Gazeau, seigneur des Fontaines en Saint-Séverin et du Vert, puis d’Artus de Fleury à la suite de son mariage avec la fille de Philippe de Gazeau. Il n’en reste plus, aujourd’hui, qu‘un porche doté de portes piétonnes surmonté d’un pavillon carré qui comportait, jadis, un pont-levis, et une dépendance avec échauguette d’angle.

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Le Vert par le préfet Dupin vers 1800

Commune au sud-ouest et à un myriamètre 7 kilomètres de Brioux. sa population est de 273 individus. Son territoire est entouré, au nord et à l’ouest, par la forêt de Chizé, et arrosé à l’est et au sud par la Boutonne, sur laquelle sont quatre moulins à eau. Les terres sont maigres, et produisent, en petite quantité, du froment, de la baillarge, de l’avoine, du lin, du chanvre, et quelques pommes-de-terre ; il y a des vignes à l’est et au nord quatre prairies naturelles d’un médiocre produit, un pacage pour les prairies sur un coteau très raide, une carrière de pierre de moellons. On y fabrique un peu d’eau-de-vie ; on y élève des brebis et quelques autres bestiaux ; une portion de la forêt de Chizé est située sur cette commune.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

Carville, le Côté (Grand et Petit), la Maçonne, Montifaud, le Moulin-du-Vert, Le Vert, Vieille-Ville, Ville-des-Eaux, Villeneuve (la Petite).

Le Vert sur la carte  de Cassini

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Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes : 556
-Naissances : 846
-Mariages : 488
-Sépultures : 243
-Décès : 624

Sources

Site officiel de la communauté de communes Val-de-Boutonne
– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : AD79

Initiation à la généalogie à Moncoutant

ini-genealogieLe Cercle vous souhaite pour cette nouvelle année bonheur, santé et plein de trouvailles en généalogie.
Nous avons pris nous aussi de bonnes résolutions, notamment celle de continuer nos séances d’initiation à la généalogie, gratuites et ouvertes à tous.

La première pour 2017 aura lieu à la bibliothèque de Moncoutant (Avenue du Maréchal Juin), le mardi 24 janvier à partir de 14 heures. Comme d’habitude, cette séance est le fruit d’un partenariat entre le Cercle et les Archives départementales des Deux-Sèvres. Il faut réserver sa place à la bibliothèque au 05 49 72 83 03. Nous vous attendons nombreux.