Initiation à la généalogie à Argentonnay

En collaboration avec les Archives départementales, le Cercle généalogique des Deux-Sèvres organise des séances d’initiation à la généalogie à travers tout le département à la demande de groupes (mairies, associations, bibliothèques, centres culturels, établissements scolaires, foyers ruraux, etc.).

La prochaine séance aura lieu vendredi 11 février 2016 de 14h à 17h à la bibliothèque d’Argenton-les-Vallées  (Argentonnay, depuis le 1er janvier 2016), 3 bis rue des Douves.

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Pour vous inscrire, il suffit de téléphoner au 05.49.06.79.22 ou 05.49.08.53.40 (laisser un message en cas d’absence).

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La Mothe-Saint-Héray

Carte d’identité

La Mothe-Saint-Héray, est une commune de 1774 habitants (les Mothais et les Mothaises) en 2012 . Célèbre pour sa fête de la Rosière, elle appartient au réseau des « Petites Cités de Caractère » et possède un site officiel accessible ici.

La mothe (ou motte) en vieux français désigne une butte artificielle défensive où était souvent bâti un fort et par extension un château-fort ou une forteresse. Héray, né à Limoges en 511, chancelier de Théodebert, roi d’Austrasie, abandonne sa fonction pour la  religion. Il s’installe à la Mothe où il fait construire un oratoire et un monastère.

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La Mothe-Saint-Héray par le préfet Dupin vers 1800

« Le bourg de la Mothe-Saint-Heraye est la commune la plus importante de l’arrondissement de Melle, à cause de ses marchés et de ses foires où les Normands viennent acheter des bestiaux pour l’approvisionnement de Paris ; les Espagnols et les Piémontais y viennent aussi faire emplette de mules. Sa population de 2515 habitants est brave, industrieuse,a l’esprit mercantile, et sans être riche, sait se préserver de la pauvreté… Cette commune fondée par St.-Heraye, ministre du roi Théodebert, dans les premiers siècles de la monarchie française, est située sur la Sèvre, à une lieue de sa source. Ses environs sont agréables, quoique le sol en soit de médiocre qualité, et plus favorable au seigle qu’au blé… Les affections nerveuses, vaporeuses, scrophuleuses, ainsi que les rhumatismes sont assez communs à la Mothe. On attribue ces maladies à l’air humide et mal sain que respirent les habitans… »

« Les foires sont célèbres et bien fournies en toute espèce de marchandises… On remarque le château*, un des plus beaux du département ; il était très ancien et a été rebâti, il y a près de cent cinquante ans par M. de Parabère, gouverneur général de la province ; il est entouré par la Sèvre qui passe dans ses fossés ; il a deux ponts-levis et des tourelles. »

*Il fut vendu par son propriétaire pierre par pierre vers 1840, l’orangerie fut heureusement sauvée.

Des toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

Chambrille, la Chapronnière, la Mothe-Saint-Héraye, le Moulin-du-Pont-l’Abbé, le Pairé, Trémont, les Vallets, la Villedieu-de-Comblé, la Villedieu-Décourts, le Vivier.

La Mothe-Saint-Héray sur la carte de Cassini

la mothe cassini

Actes dépouillés par le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes catholiques : 8382
-Baptêmes protestants : 2254
-Naissances de 1793  à 1802 : 858
-Mariages catholiques et d’état civil : 2139
-Mariages protestants : 324
-Sépultures protestantes : 197
-Abjurations : 206

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Jean-Marie Cassagne, Stéphane Seguin. Origine des noms de villes et villages des Deux-Sèvres. Ed. Bordessoules
Site officiel de la commune de La Mothe-Saint-Héray
– Cartes postales : Delcampe.net

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Deux idées de sortie littéraire

RENCONTRE LITTERAIRE [1262123]En ce début d’hiver, il y a 2 rencontres littéraires à ne pas manquer pour les généalogistes des Deux-Sèvres.

Tout d’abord, Danièle Bizet-Billaudeau, la vice-présidente de notre Cercle Généalogique des Deux-Sèvres, sera le samedi 30 janvier à 16 heures à la toute nouvelle médiathèque de Magné, L’Île aux Livres. Elle y parlera du roman qu’elle vient d’écrire Margaux de Montmirail (éd. Baudelaire). Ce livre, qui est le fruit de sa passion pour la généalogie, nous entraîne en France et à Saint-Domingue à l’époque de la Révolution.

 

maisons deux-sèvresUne semaine plus tard, le samedi 6 février  à 14 h 30 à la Médiathèque de l’Airvaudais-Val du Thouet d’Airvault, Madeleine Audebrand viendra parler de l’ouvrage qu’elle vient de publier chez Geste éditions, Maisons paysannes et patrimoine de pays en Deux-Sèvres. Ce gros et beau livre, astucieusement classé, illustré  de nombreuses photographies de Régis Bernet et Howard Needs (qui seront aussi présents), s’intéresse au petit patrimoine rural de notre département. Il restitue ainsi le cadre de vie de nos ancêtres ruraux. Pour ceux qui ne sont pas disponibles ce jour-là, un autre rendez-vous autour de ce livre aura lieu le samedi 12 mars à 11 heures au Beugnon.

De belles rencontres, à la fois littéraires et généalogiques, à retenir.

Le gâteau de Pâques du Bressuirais

Voici la recette que prépare ma mère chaque année au moment de Pâques, mais il est très bon en toute saison. C’est un gâteau qu’elle mangeait quand elle était jeune. Il se prépare traditionnellement dans le nord du département, plus particulièrement autour de Bressuire,  mais on a le droit de le déguster dans le sud des Deux-Sèvres également. Personnellement, je m’en suis régalé régulièrement il y a pas mal de temps pendant toute une année en Afrique (ma mère me les envoyait). C’est un peu ma madeleine de Proust.
2-galetteChaque famille a sa recette ou son secret. Le principe, un chausson de pâte (sablée, briochée ou feuilletée…) et dedans des pruneaux (écrasés, trempés, parfumés ou bouillis). Chez nous, c’est fait avec une pâte qui donne un gâteau presque sec et avec à l’intérieur des pruneaux qui ont bouilli.

On fait bouillir les pruneaux dénoyautés (1 sachet de 500 g, c’est le maximum) et on les égoutte. Pour la pâte, il faut mettre 1 pincée de sel, 50 g de sucre, 100 g de beurre, 2 œufs, 200 g de farine et un demi-sachet de levure chimique et travailler le tout. La pâte est divisée en 2 et étalée. On pose sur une moité de la tarte les pruneaux selon sa gourmandise. On recouvre avec l’autre pour former un chausson. Il ne reste plus qu’à dorer au lait le dessus et à dessiner avec une fourchette des losanges. 25 minutes au four à 230°, on surveille et quand c’est doré, c’est prêt ! Bon appétit !

Image :
http://www.tourisme-deux-sevres.com/

 

Terves

Carte d’identité

Terves, commune associée à Bressuire depuis 1973, avait 1203 habitants (les Tervais et les Tervaises) en 1968, année du dernier recensement avant l’association avec Bressuire. L’origine du nom de Terves est inconnue, sans doute un nom gaulois Tarvos qui désignerait soit une divinité, soit le propriétaire du terrain où furent construites les premières habitations.

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Terves par le préfet Dupin vers 1800

« Commune au sud-ouest et à 5 kilomètres de Bressuire. Sa population est de 561 individus. Son territoire, arrosé par le Dolo qui y prend sa source produit un peu de froment, beaucoup de seigle, un peu de blé noir, d’avoine, de lin, et des pommes de terre ; il y a beaucoup de prairies et de petits bois… Six étangs dont le plus étendu est d’un quart d’herctare ; six moulins à eau et trois à vent ; deux moulins à foulon pour les étoffes. Il y a quatre tisserands. On fait commerce de bestiaux et de fruits. Il existe depuis un temps immémorial sur les terres dépendant de la métairie du Bois-de-Terves une élévation en terre faite de main d’homme qui, suivant la tradition, couvre l’entrée d’un souterrain dont on ignore l’issue. »

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

L’Archambaudère, les Arnollières, Beaurepaire, Belair, la Bellauderie, la Billauderie, le Bois-de-Terves, Bois-Galleux, Bois-Guillot, le Bordeau, Bouillon, la Boulardière, la Boulaye, la Boutonnière, la Braudière, la Briardière, la Buzotière, les Caillères, la Chaise, la Chaponnière, la Châtaigneraye, la Chauvière, la Chevallerie, les Chicaillières, la Colombie, Cornet, Couillard, la Coussaye, la Croix-de-Terves, la Cure, la Doderie, le Dôlo, le Droit, l’Égarère, l’Égonnière, l’Étanchet, l’Étang, le Fougerit, la Fourchette, Fumé, les Garinières, le Gât, la Gremilière, le Guédau, la Guerre (champ de), les Jards (grands et petits), la Jobtière, la Jucquaillère, Langibaudère, Laudérie, Ligonnière, le Linot, la Maison-Neuve, la Ménardière, le Monceau, Moncrapeau, Monlaigne, Montifau, la Moriette, le Moulin (petit), le Moulin (vieux), Moulin-Couard, l’Ogerie, Putigny, le Puy (petit), le Puy-au-Maître, Puy-Belin, Puy-Fort, Puyrond, le Quart, Rochard, Rochereou (moulin de), la Roulière, Saint-Cyprien, la Sicaudière, le Soc, Terves, la Touche-Landière, les Touches, le Tournebride, la Toutaire, la Tuilerie, le Vautour (bas et haut).

Terves sur la carte de Cassini

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Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes : 5649
-Naissances : 648
-Publications de mariage : 7
-Mariages :1534
-Sépultures : 4928
-Décès : 202
-Abjuration : 1

Sources

-Jean-Marie Cassagne, Stéphane Seguin Origine des noms de villes et villages des Deux-Sèvres. Ed. Bordessoules
Site officiel de la commune de Bressuire
– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Delcampe.net

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Dictionnaires des toponymes deux-sévriens

En dépouillant les actes (paroissiaux ou d’état civil) je rencontre souvent des noms de lieux autres que les paroisses et les communes. Une ferme, une métairie, un hameau ou un village sont souvent donnés pour préciser l’endroit d’une naissance ou d’un décès. Ces précisions sont parfois bien utiles pour établir ou conforter des hypothèses. Malheureusement, l’écriture de ces noms n’est pas fixe, pas toujours déchiffrable. Pour retrouver ces toponymes, il existe 2 ouvrages, pas récents, mais vraiment utiles et complets.

Le dictionnaire topographique des Deux-Sèvres  de Bélisaire Ledain date de la fin du XIXe et a été réédité en 1990 aux éditions UPCP Geste paysanne (Geste éditions aujourd’hui). Cet ouvrage qui classe par ordre alphabétique les toponymes  deux-sévriens est très complet. Pas adapté si on veut chercher tous les lieux-dits d’une commune, il est par contre très pratique pour vérifier l’écriture d’un nom de lieu.

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Extrait du livre de Bélisaire Ledain

Le Mémoire statistique du département des Deux-Sèvres adressé au ministre de l’intérieur, d’après ses instructions… du préfet Dupin est encore plus ancien puisqu’il date du début du XIXe. Cet ouvrage fait le portrait économique et social de notre département juste après la Révolution. Il a été réédité chez Geste éditions. Cette réédition, intéressante historiquement, ne permet pas vraiment des recherches sur les noms de lieux. Il vaut mieux utiliser une autre version plus complète en ligne sur le site de la BNF,  Gallica. Dans celle-ci contrairement à la version papier, il y a un descriptif de toutes les communes des Deux-Sèvres avec pour chacune la liste des villages, hameaux, métairies… Il est par contre moins complet que le livre de Bélisaire Ledain.

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Extrait sur Pompaire du livre du préfet Dupin

Les 2 références que je vous donne sont consultables et même téléchargeables gratuitement sur Gallica, le site de la BNF. Personnellement, je les utilise beaucoup. Si tout marche bien, en cliquant sur les titres vous devriez arriver sur ces 2 documents ! (Le site Gallica est très utile et très riche mais n’est pas toujours évident en navigation. Une fois que les livres sont téléchargés, ils sont disponibles à tout moment sur son ordinateur). Pour  télécharger les livres, c’est la flèche dirigée vers le bas sur la gauche de l’écran de Gallica.