La Mothe-Saint-Héray

Carte d’identité

La Mothe-Saint-Héray, est une commune de 1774 habitants (les Mothais et les Mothaises) en 2012 . Célèbre pour sa fête de la Rosière, elle appartient au réseau des « Petites Cités de Caractère » et possède un site officiel accessible ici.

La mothe (ou motte) en vieux français désigne une butte artificielle défensive où était souvent bâti un fort et par extension un château-fort ou une forteresse. Héray, né à Limoges en 511, chancelier de Théodebert, roi d’Austrasie, abandonne sa fonction pour la  religion. Il s’installe à la Mothe où il fait construire un oratoire et un monastère.

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La Mothe-Saint-Héray par le préfet Dupin vers 1800

« Le bourg de la Mothe-Saint-Heraye est la commune la plus importante de l’arrondissement de Melle, à cause de ses marchés et de ses foires où les Normands viennent acheter des bestiaux pour l’approvisionnement de Paris ; les Espagnols et les Piémontais y viennent aussi faire emplette de mules. Sa population de 2515 habitants est brave, industrieuse,a l’esprit mercantile, et sans être riche, sait se préserver de la pauvreté… Cette commune fondée par St.-Heraye, ministre du roi Théodebert, dans les premiers siècles de la monarchie française, est située sur la Sèvre, à une lieue de sa source. Ses environs sont agréables, quoique le sol en soit de médiocre qualité, et plus favorable au seigle qu’au blé… Les affections nerveuses, vaporeuses, scrophuleuses, ainsi que les rhumatismes sont assez communs à la Mothe. On attribue ces maladies à l’air humide et mal sain que respirent les habitans… »

« Les foires sont célèbres et bien fournies en toute espèce de marchandises… On remarque le château*, un des plus beaux du département ; il était très ancien et a été rebâti, il y a près de cent cinquante ans par M. de Parabère, gouverneur général de la province ; il est entouré par la Sèvre qui passe dans ses fossés ; il a deux ponts-levis et des tourelles. »

*Il fut vendu par son propriétaire pierre par pierre vers 1840, l’orangerie fut heureusement sauvée.

Des toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

Chambrille, la Chapronnière, la Mothe-Saint-Héraye, le Moulin-du-Pont-l’Abbé, le Pairé, Trémont, les Vallets, la Villedieu-de-Comblé, la Villedieu-Décourts, le Vivier.

La Mothe-Saint-Héray sur la carte de Cassini

la mothe cassini

Actes dépouillés par le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes catholiques : 8382
-Baptêmes protestants : 2254
-Naissances de 1793  à 1802 : 858
-Mariages catholiques et d’état civil : 2139
-Mariages protestants : 324
-Sépultures protestantes : 197
-Abjurations : 206

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Jean-Marie Cassagne, Stéphane Seguin. Origine des noms de villes et villages des Deux-Sèvres. Ed. Bordessoules
Site officiel de la commune de La Mothe-Saint-Héray
– Cartes postales : Delcampe.net

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