Léon MAZIN de Mauzé-Thouarsais, prisonnier de guerre 14-18

Sur un site réservé au collectionneur est apparu ces derniers jours un Kriegsgefangenensendung (à vos souhaits), ou plus simplement une carte de prisonnier de guerre 14-18 concernant Léon Mazin de Mauzé Thouarsais.

Léon Mazin né en 1889 à Coulonges Thouarsais est le fils de François et de Jeanne Marliangeas. Il est le frère de Angéline (1892) et Norbert (1897).

Léon Mazin est fait prisonnier de guerre en septembre 1915 ayant été capturé sur la commune de Failly.

D’après le merveilleux site de la Croix Rouge sur les prisonniers de guerre de la première guerre mondiale, Léon Mazin sera prisonnier à Münster jusqu’en décembre 1918 (Lager I et II) date de son rapatriement comme noté sur sa fiche matricule consultable sur le site internet des AD.

Mais revenons à ce mot adressé le 14 janvier 1918 à sa soeur Angéline

« Chère petite soeur,

Heureux de te donner de mes nouvelles qui sont toujours bonnes pour le moment. J’espère que tu es en bonne santé toi aussi ainsi que maman. Reçu une lettre Marcelline ces jours aujourd’hui je lui réponds voici ce qu’elle me dit : Elle va t’écrire pour que tu te rendes à Thouars, Isidorine serait contente de faire connaissance avec toi, si elle ne t’a pas écrit, écris lui je te prie. Reçu également votre colis du 30/10 tout était complet bon état. Ton frère qui t’aime et t’embrasse de tout son cœur.

Léon Mazin »

Institué par la convention de La Haye en 1907 (la convention de Genève lui succédera) les prisonniers pouvaient recevoir lettres et colis selon un cadre très strict et servait de moyen de pression sur les prisonniers, leurs familles et le pays en général. Tout était évidemment contrôlé, les relatives bonnes nouvelles de Léon Mazin ne laissent pas apparaître la dénutrition et la saleté pourtant commune à tous ces lieux de détention.

L’action de la Croix Rouge Internationale, des sociétés philanthropiques et humanistes ont permis aux prisonniers et à leur famille de garder le lien indispensable pour tenir malgré tout.

Après la guerre, Léon Mazin repris son activité de forgeron/maréchal ferrant au hameau de Villiers, il se mariera en 1920 avec Adeline Charbonneau dont deux enfants Gilbert (1920) et Gilberte (1923). Il perdra sa mère Jeanne dans des circonstances tragiques, assassinée pour un crime crapuleux en 1932 et Léon Mazin connaîtra un destin similaire, il sera assassiné en 1945.

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