Sosa 2022 ? Tout en double voire plus !

C’est La Drôlesse (du blog La Drôlesse) qui nous propose son Sosa n° 2022 aujourd’hui.

Emery Juin , XVIIe siècle, Gâtine poitevine

 Si en janvier, nous sommes en plein hiver, je vous propose un peu de printemps, voire d’été, avec mon ancêtre Sosa n° 2022 pour vous souhaiter une année nouvelle plus sereine que les deux précédentes.

J’ai ainsi le plaisir de vous présenter Emery Juin.

2022            Emery JUIN
1011              Françoise Juin
505                Françoise Moreau (ou Morin)
252                Jacques Michel Couturier
126                Jacques Couturier
63                   Madelaine Couturier
31                   Madelaine Justine Goudeau
15                   Marie Louise Niveau
7                     Marie Louise Babin
3                     la mère de La Drôlesse
1                     La Drôlesse

2022, vous l’aurez remarqué, se place clairement sous les auspices du chiffre 2, du double, présent ici trois fois.  Et bien pour mon Sosa du même millésime, c’est un peu la même chose !

Emery est en effet deux fois mon Sosa, le père de deux enfants – dont la mère est Andrée Margnat -,  seuls connus à ce jour et qui, adultes, se sont mariés deux fois.

Il est aussi présent dans trois des branches de mon arbre, car non seulement content d’être mon Sosa n° 2022 et n° 1560, et ainsi l’ancêtre de mes deux grands-parents maternels, il est de surcroît un double Sosa de ma grand-mère maternelle Marie-Louise Babin.

Ascendance de la mère de la Drôlesse

Tous les éléments  connus à ce jour de la vie d’Emery le sont grâce aux contrats de mariage passés par son fils Louis Jean Juin  (Sosa n° 780 et n° 972) lors de ses deux mariages.

À Mazières-en-Gâtine, Louis a ainsi contractualisé chez notaire le 30 juin 1695 sa première union avec Françoise Girault, et a priori son père était encore vivant.  Puis veuf très rapidement, Louis se remarie avec Marie-Françoise Pelletier (Sosa n° 781 et n° 973)  le 13 avril 1696, le contrat de mariage portant  l’indication qu’Emery était décédé.

Françoise Juin (Sosa n° 1011), la fille aînée d’Emery et Andrée, la sœur de Louis,  s’est mariée elle aussi deux fois, mais seul le contrat de mariage de sa seconde union a été relevé. En 1734, il ne nous apprend rien sur ses parents, Françoise, la mariée, est alors âgée de 71 ans, et veuve de Pierre Moreau (ou Morin, Sosa n° 1010).

En partant de l’âge de Françoise et Louis Juin à leurs décès, il est possible de définir leurs dates supposées de naissance : respectivement aux alentours de 1663 pour l’une et 1667 pour l’autre.

En résumé… Emery serait donc décédé entre le 30 juin 1695 et le 13 avril 1696, né dans la première moitié du XVIIe siècle en Gâtine poitevine, aux alentours de Saint-Georges-de-Noisné et Verruyes (pour l’une, les actes sont lacunaires à cette période, et pour l’autre, ils n’existent pas avant 1701). Probablement paysan, très certainement aisé donc peut être laboureur, il se serait marié avec Andrée Margnat – qui peut aussi s’écrire Margnacq ou Marniac – avant 1663, année de naissance supposée de leur premier enfant connu, Françoise.

De manière très intuitive, il pourrait s’avérer qu’Emery – ou sa femme – soit issu d’une famille protestante ou nouvellement convertie à la religion catholique apostolique et romaine ce qui expliquerait aussi les difficultés à les trouver dans les archives de l’État civil tenu par les curés de paroisse. D’autres branches présentes dans mon arbre, notamment protestantes, semblent vouloir s’entremêler avec celles d’Emery et Andrée. Les recherches et les vérifications sont en cours.

Enfin, pour tenter d’en savoir plus sur Emery, peut être est il amusant de décrypter le sens de son prénom et de son nom ?

Emery vient de la langue germanique, et est composé de deux mots (encore un double !) : heim et rick, qui signifient maison et roi. Était-il roi chez lui ? Probablement.  À cette époque,  les femmes avaient peu de pouvoir.

Sa fête est célébrée le 4 novembre en hommage à saint Emery, le fils de saint Étienne de Hongrie et de sainte Gisèle, qui vécurent au XIe siècle.

Selon Geneanet, le patronyme Juin a  aussi 2 (toujours !) origines possibles : soit il fait référence au mois de juin, à un enfant trouvé à cette époque de l’année ou né à cette période de l’année, soit il s’agit d’une variante de l’ancien nom de baptême, Jovin, provenant de Jovinus, un diminutif de Jovis, Jupiter en somme, rien de moins ! C’est aussi dans deux départements (encore !) français , les Deux-Sèvres (sans commentaire 🙂 !) et la Manche (je rappelle qu’il en faut deux pour faire une chemise, un pull, un manteau …), que le nom de Juin est le plus porté.

Emery était-il double dans son comportement ? Car si on en croit l’analyse du caractère des Emery proposée par Le journal des femmes et prenoms.com, sa personnalité pouvait peut être s’avérer contradictoire : pour le premier site, il s’agit d’un enfant jovial et volontaire, le genre de personne qu’on aime avoir pour ami, doux et attentif,  pour le second, les Emery sont aussi décrits comme combatifs, qui aiment gagner et réussir, fiers de leur personne, exigeants et peu tolérants.

Selon qu’il était en société ou à la maison, Emery était-il peut-être les… deux ? Ah et quand on arrive en juin, en fait, nous en sommes à  la moitié de l’année 😉

La Drôlesse – Janvier 2022

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s