Permanences virtuelles 2021

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Permanences virtuelles sept-oct-nov-déc 2021

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Re-bénédiction du cimetière de Niort Notre-Dame en 1755

Un nouvel acte insolite trouvé dans le registre Niort Notre-Dame, qui vient alimenter notre fichier des « curiosités des registres des Deux-Sèvres ».

Le premier janvier  mille sept cent cinquante cinq, par commission expresse de Monseigneur L’évêque de Poitiers en datte d’hier nous avons solennelement procédé accompagné de Notre clergé avec les cérémonies annoncées par le rituel de la rebenediction du cimetière du côté du clocher de cette église, lequel avait été profané par effusion violente de sang humain avec scandale la nuit de la fête de Noel dernier ; le dit acte signé par Mres du Clergé ci-dessous

Piet chantre de N-Dame  Maistreau prêtre

François Charle Jourdain Decrissé Prêtre

Racapé…

BM 1755-1755 vue 003/050

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta873d075a65f016c0/daogrp/0/3

Mais qu’est-ce qu’une ré-bénédiction de cimetière ? Et pourquoi ?

La re-bénédiction ou réconciliation d’un lieu sacré fait suite à une profanation. En principe une église ne peut être consacrée qu’une seule fois, sauf si elle est détruite par le feu. Mais si un lieu sacré (église, cimetière) est profané, il est considéré « pollué ». Avant qu’il ne puisse être de nouveau utilisé pour tout acte ou cérémonie sacrés, il doit être purifié par une cérémonie de réconciliation. La cérémonie de réconciliation est constituée de prières et d’aspersion d’eau bénite ; elle est plus ou moins longue et complexe selon l’acte qui l’a profané. Si vous voulez en savoir plus sur les cérémonies de réconciliation, vous pouvez prendre connaissance de l’article « Réconciliation du cimetière d’Usseau » publié sur notre blog le 11 mars 2021.

Dans le cas présent, le cimetière de Niort Notre-Dame a été « pollué » par un épanchement important de sang par la violence la nuit de Noël et avec scandale. Nous n’avons pas plus de précisions.

Mais Danièle Billaudeau, piquée de curiosité à la lecture de cet article, est allée voir les sépultures du 25 décembre 1754.

Lire la suite de « Re-bénédiction du cimetière de Niort Notre-Dame en 1755 »

L’arbre généalogique de l’église Notre Dame de Niort

Un texte de Jacqueline TEXIER et Monique BUREAU

Le 15 août, en cette journée de fête mariale, une visite guidée de l’église Notre Dame de Niort était organisée par une guide conférencière. Sept dépouilleurs des registres de Niort Notre-Dame et adhérents du Cercle ont participé à cette visite sous un soleil éclatant.

L’église actuelle, dédiée à la Vierge Marie,  est venue remplacer une ancienne église Sainte-Marie, elle-même ayant succédé à une église préromane.

Les dates de construction de l’église actuelle peuvent être précisées par une plaque se trouvant actuellement à l’extérieur, au chevet de l’église et qui porte l’inscription : « Le XXVIe jour du mois de may / Mil quatre cent IIIIXX et onze / A l’onneur du souverain roy / Et de Marie en grant triumphe / Firent cet euvre commencer / Pierre Sabourin et Jehan Richer / De l’église lors fabriqueurs / Pries Dieu qu’il oye leurs clameurs ».

Cette inscription donne la date du début de la construction, 26 mai 1491, et des deux maîtres d’ouvrage. La construction se serait achevée vers 1534. « Perchée » sur la colline Saint-Jean à 27, 99 mètres au-dessus du niveau de la mer, son clocher haut de 75 mètres (le plus haut des Deux-Sèvres), domine la ville de Niort.

Outre sa très belle architecture extérieure et intérieure, remaniée de nombreuses fois à cause de son emplacement étriqué en plein  cœur de la ville et des guerres de religions qui l’ont largement endommagée, on peut admirer un grand vitrail. Le chœur de l’église est illuminé par ce vitrail, l’Arbre de Jessé, qui daterait du 15ème siècle.

Historiquement, c’est l’abbé Suger, initiateur de la construction de la Basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, qui a donné la formulation définitive de l’arbre.

L’Arbre de Jessé est un motif fréquent dans l’art chrétien entre le XII et le XV siècle : il représente une schématisation de la généalogie de Jésus, c’est-à-dire l’arbre généalogique présumé de Jésus de Nazareth, descendant de la Vierge Marie,  à partir de Jessé, père du roi David.

Cette généalogie de Jésus par sa mère a donné lieu à débat au sein de l’Eglise et vient en contradiction avec l’évangéliste Matthieu qui dit que c’est Joseph qui descend de Jessé. Dans les faits, la présence de Marie dans cette généalogie est liée aux guerres de religions. Les protestants minimisant le rôle de Marie, en réaction les prélats catholiques vont imposer le culte marial et la représentation de la Vierge à l’Enfant dans les images et dans l’arbre.

Une première réfection du vitrail a été effectuée en 1615.

Un croquis de l’Arbre d’origine est conservé au Musée de Niort. Très endommagé, il a été déposé en 1931 et stocké aux Archives de Niort.

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Bénédiction de St-Ignace, la cloche de l’église de Vanzay, le 15 mars 1709

L’église de Vanzay, dédiée à Saint-Jacques, est située sur un des chemins du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. En 1110, elle dépendait de l’Abbaye de Saint-Maixent, puis en 1130, elle relevait de l’évêque de Poitiers. L’édifice actuel serait le second édifice  à cet emplacement.

L’église a l’allure trapue des petits édifices romans, avec les larges épaulements du clocher carré au centre de la nef. En 1724, la charpente a été refaite. A la révolution, l’église n’a pas été vendue comme bien national. En 1864, le clocher a été entièrement repris et sa charpente  refaite sur un projet de l’architecte niortais Vallet ; entre 1872 et 1874, la sacristie a été reconstruite et le pavage de l’édifice refait. Le portail, sur le côté sud, est à l’extérieur l’élément le plus intéressant, avec son archivolte à pointes de diamant.

A l’intérieur, dans le dallage refait en 1872-1874, on trouve les restes de plusieurs pierres tombales anciennes qui feront l’objet d’un article spécifique. Le muret entourant la place plantée de tilleuls devant l’église est également couvert de restes de tombes du XIXe siècle aux inscriptions bien lisibles.

Les deux cloches « Jeanne-Delphine » et « Adeline, que l’on peut entendre sonner actuellement, ont été fondues par Bollée père et fils, au Mans en 1864 et ont alors remplacé l’ancienne cloche  fêlée de 1709.

Lors de mes recherches sur les bénédictions de cloches, j’ai découvert le livre « Enquêtes campanaires » de Joseph Berthelé [1]qui détaille des notes, études et documents sur les cloches et les fondeurs de cloches, en particulier pour les églises des Deux-Sèvres. Sur l’église de Vanzay et la cloche de 1709, Joseph Berthelé écrit :

Page 201 :

J’ai retrouvé l’acte dans le registre de Vanzay :

BMSA 1700-1746

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vtaa9c916dcbbfd2365/daogrp/0/112

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Bénédiction de Marie, la cloche de l’église de Granzay, le 28 novembre 1668

Le nom de Granzay apparaît en 1218. La forme latine Granzaicum renvoie à un domaine gallo-romain ou du haut Moyen Age. On a trouvé à Granzay des vestiges de constructions mérovingiennes ainsi que des sarcophages et à Gript des vestiges de bâtiments gallo-romains. Quand le lieu sera christianisé, l’église qui y sera construite aura saint Vaize pour titulaire.

L’église primitive était construite hors du bourg ; elle fut détruite lors des guerres de religion à la fin du 16e siécle. On construisit une nouvelle église avant la révolution : une inscription sous la fenêtre du mur sud du chœur indique que Jean De Dieu, augustin, a fait construire cette église en 1763.

La façade se termine par un clocher-mur avec une cloche.

La cloche Marie, objet du présent article, qui a été bénite le 28 novembre 1668, ne doit donc plus exister aujourd’hui.

Ce jour vingt huictième jour de novembre mille six cent soixante huit fut béniste la cloche de cette paroisse et nommée Marie par Maistre Antoine PASTUREAU et Damoiselle Sylvie BORDIER par moy Curé soubsigné

G ARNAULT Curé de Granzay

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Bénédiction de la cloche de l’église de Périgné, le 27 octobre 1726

Au débouché de la vallée de la Belle, Périgné, Peyrigniaco, s’accroche aux pentes méridionales du Mellois. Son église présente deux parties bien repérables en volume et en style, au dehors comme au dedans.

De l’église bâtie au XIIe siècle subsistent la nef et le clocher. Au XIVe siècle, le chœur fut démoli et remplacé par un bâtiment carré composé de quatre travées. Il est éclairé par quatre grandes verrières. Elle fut endommagée au cours de la guerre de Cent ans et des guerres de Religion en 1598, d’où les restaurations du XVIIe siècle. En 1769 et en 1798, des travaux ont probablement remplacé les voûtes par un plafond en bois. C’était un prieuré-cure dépendant de l’abbaye des chanoines réguliers de Saint-Augustin de Celles-sur-Belle.

À l’extérieur la partie romane est marquée par deux portes, remarquables par leur décor.

 – L’une sous le clocher, ornée de spatules et d’un beau chapiteau avec une tête monstrueuse : « Les yeux énormes cernés de fins bourrelets sont enfoncés sous des sourcils froncés. La chevelure est hirsute et se dresse sur la tête en de petites mèches aux extrémités arrondies… les dents semblent avoir glissé le long de la corbeille et ont laissé de profondes rainures ».

– L’autre, au mur nord, plus ornée : oiseaux et lions affrontés sur les chapiteaux, et voussures ornées de palmettes et d’un cordon d’entrelacs.

À l’intérieur, les portes s’ouvrent sur la partie romane de l’église : la nef est sobre, longue de quatre travées, aux murs nus épaulés de hautes colonnes engagées avec leurs chapiteaux richement décorés de motifs végétaux ou animaux. Elle est aujourd’hui simplement charpentée.

La salle basse du clocher l’épaule du côté nord, voûtée en croisée d’ogives. Ce clocher n’a qu’une cloche donnée par le prieur François Merveilleux en 1726 comme l’atteste son inscription latine.

La cloche « donnée à l’église par M. le prieur de Périgné » fut bénite le 27 octobre 1726, ainsi qu’en témoigne le procès-verbal conservé dans les anciens registres paroissiaux :

Ce jourdhuy vingt sept octobre mille sept cent vingt six a este bénite par moy soussigné Prieur de Faye de … et de Celles accompagné de Messieurs Les Prieurs de St  Médard … de Melle de St Romans de Melle de Seligny de Montigny de fontenille et autres Sousigne une nouvelle cloche donnée à l’église par Messire Le Prieur de Perigné cela en présence de tous les habitants de la paroisse et de ….en foy de quoy je me suis sousigné

Signature Prieur de Celles

Signatures de tous les curés

BMS 1705-1736, Vue 237/323

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta15f86422d9aef29a/daogrp/0/237

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Les pierres tombales de l’église de Vallans

J’ai visité l’église Notre-Dame de Vallans par un beau jour de mars : c’est une église à la longue histoire qui aura bientôt mille ans : de l’église romane du 12e siècle subsiste principalement le carré du transept. L’église a beaucoup souffert des guerres de religion et a été presque entièrement reconstruite au 19e siècle. La travée d’entrée s’ouvre en trois arcades sur la nef.

Charles de BECHILLON, qui acheta la châtellenie de Vallans en 1650, fut inhumé dans le chœur en 1692. Charles François de BECHILLON, son fils, décéda en 1720 et fut placé près de son père et de son frère François Augustin devant l’autel de la Vierge. Mais leurs tombes ne sont plus visibles aujourd’hui.

Dans le bras sud du transept, la partie la plus ancienne, on trouve plusieurs pierres tombales :

  • Celles de Marie GARNIER, femme de René DAITZ, seigneur de Gautret, décédée en 1631 et de Madeleine DAITZ et sa soeur décédées en 1660.
  • D’autres plus difficiles à déchiffrer.

Une première pierre tombale, celle de Marie GARNIER, femme de René DAITZ :

Certains attribuent cette pierre tombale, non pas à Marie GARNIER, mais à son époux René D’AITZ. Cette épitaphe étant gravée à la fois en horizontal et vertical, cela a pu amener certains à cette conclusion. Je laisse le soin aux lecteurs de cet article de faire leur propre lecture de cette épitaphe et éventuellement de mettre leur avis en commentaire.

Selon le Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou T. 1 / Beauchet-Filleau [1], René d’AITZ, écuyer, seigneur de Gautret, Mornay, fut curateur, en 1630, de Charles DE BECHILLON, fils de Samuel et de Renée d’ELBENE. En 1612, il fut chargé par le capitaine du château de Niort de porter des dépêches à Paris. Il fut lieutenant-colonel au régiment de Poitou, et assista aux sièges de la Rochelle et de Turin.

Marié, le 12 fév. 1613, à Marie GARNIER [Baptisée le 29 août 1593 à Chef-Boutonne (Protestants)]  fille de Jacques, Ec., sgr de la Voute, et de Marthe GASCHET, il en eut :

1° ANTOINE, écuyer, seigneur du Pont, major régiment de la Couronne, tué au siège d’Etampes;

2° GABRIEL seigneur de Gautret, Château-d’Aitz, né le 3 janv. 1621, eut pour parrain Gabriel DE VILLEDON, écuyer, seigneur de Boisroger. Il fut officier au régiment de Poitou, et fut maintenu noble, en 1667 à Saint-Jean-d’Angély. Le 20 oct. 1654, il vendit ses dîmes de Loizé, près Chef-Boutonne, à César-Charles sieur de Bonnemaison. (Pèlerin, not.) Marié, en 1642, à Renée LE TOURNEUR, fille du seigneur de Burbure, il en eut BLAISE;

3° RENEE qui épousa Abraham GIRARD, écuyer, seigneur du Pinier;

4° FLORENCE, née le 8 janv.1623;

5°FRANÇOIS, écuyer, seigneur de Mornay, capitaine au régiment de Saintonge, marié à Jeanne COYAULT, dont 2 filles : RENÉE, qui épousa, en 1673, Antoine D’ANCHE, écuyer, seigneur de la Grolière, et MARIE, qui épousa Claude D’ANCHE, écuyer, seigneur de Bourneuf.

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Permanence virtuelle du 24 juin 2021

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La pierre tombale de l’église d’Amuré

Amuré est situé au bord sud du Marais Poitevin. Un bourg se forme au Moyen Âge avec une église dédiée à Notre-Dame et un prieuré attenant à l’église qui relèvera de l’évêque de Saintes puis de Maillezais.

L’église Notre-Dame d’Amuré est une jolie église que j’ai découverte par un après-midi de mai ensoleillé, ses portes grandes ouvertes, le soleil illuminait l’intérieur.

Au sud de l’église, un cimetière ancien renferme plusieurs tombes à chevalets des 17e et 18e siècles. La croix hosannière du 15e siècle est classée monument historique (1889).

Dans la chapelle sud, j’ai trouvé une pierre tombale avec épitaphe et blason, celle  de René DE CHATEAUNEUF, écuyer, seigneur de Chantoiseau inhumé en 1743 :

CY GIST RENE DE

CHATEAU NEUVEU

ECUYER CHEVALIER

SEIGNEUR DE CHA

NTOISEAU LA NOU

FOUERAN LAVER

GNE NIEIL LE DO

LANT ET AUTRE

PLACE DÉCÉDÉ LE

18 OCTOBRE 1743

AGEZ DE 60 ANS

PRIEZ DIEU POUR

SON ÂME

J’ai retrouvé l’acte de décès de René DE CHATEAUNEUF  dans les registres d’Amuré :

 

Le 19 octobre 1743 a este inhumé dans l’église de ce lieu le corps de messire René DE CHATEAUNEUF  seigneur de Chantoiseau agé d’environ soixante ans et ceux en présence des soubsignés

BMS 1737-1754 Vue 22/53

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vtafbdcfedab814953e/daogrp/0/22

René DE CHATEAUNEUF était le fils de Jacques DE CHATEAUNEUF, Écuyer, Sieur de Pierre-Levée, la Rivière et la Poupillière, maire de Niort, commandant pour le Roi de la ville et du château de Niort, et de Marie-Anne GUERIN DE LA VERGNE sa troisième femme :

Selon le Dictionnaire historique et généalogique des Familles du Poitou – T2 Auteur : H. Beauchet-Filleau [1]:

7. — Châteauneuf(Jacques)  IIe, Ec., sgr de Pierre-Levée, la Rivière, la Poupillière, acheta la charge de maire perpétuel de la ville de Niort, en juin 1693, qu’il conserva jusqu’en 1718, époque où le Roi rendit aux communes l’élection de leurs officiers municipaux.

Il était en même temps commandant pour le Roi ès ville et chât. de cette ville.

Il se maria:

1° à Marie-Lydie RAYMOND, le 27 sept. 1666 (M. Stat. 1887, 443);

2° en juin 1675, à Madeleine BERLAND, fille de Jean, sgr d’Oriou, et de Barbe Picot, qui mourut sans enfants;

3° à Marie-Anne GUÉRIN DE LA VERGNE, le 28 août 1684 (Balard, not. à Fontenay);

4° le 6 avril 1688, à Françoise JAILLARD, veuve elle-même et donataire de Jean Boisnet, Ec., sgr de Montigny.

Il paraît même s’être marié en 5° noces à Marie CACAULT, qui fut marraine à Civray en 1752, fut inhumée en l’église de Bessines, le 24 août 1719, âgée de 86 ans [En fait c’est Jacques de CHATEAUNEUF qui a été inhumé ce jour-là à 86 ans selon l’acte de décès retrouvé dans le registre de Bessines].

Il eut pour enfants du troisième lit:

1° FRANÇOISE-ELISABETH, née l e 3 mai 1686, qui, le 24 mars 1725, décéda épouse de Charles-Auguste Chitton, Chev., sgr de Languillier, qu’elle avait épousé le 31 janv. 1709;

2° CHARLES, qui suit;

3° JACQUES, Chev., sgr de la Rivière, qui était capitaine de dragons en 1720, et était décédé le 15 janv. 1761 ;

4° RENÉ, Ec., sgr de Chantoizeau, épousa Marie-Thérèse JULARD, et décéda avant 1744, ayant eu:

a. MARIE-THÉRÈSE, née vers 1713, mariée, le 2 mars 1742, à Louis-Marie de Lescours, Chev., sgr de Puygaillard;

b. MARGUERITE-HONORÉE, née vers 1725, mariée, le 20 avril 1747, à Pierre-René de la Chaussée, Chev., sgr de Champmargou.

5° PIERRE. Ec., sgr de Pierre-Levée et du Breuil.

Ci-après après un zoom de la carte de Cassini [3] sur laquelle j’ai repéré Amuré ainsi que le logis de Chantoiseau, propriété privée de nos jours,  qui se trouve à quelques kilomètres au sud d’Amuré :

[1] Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Tome 2 / Beauchet-Filleau via Gallica page 310

[2] Sources: Amuré.pdf – Réalisation : atelier HISTOIRE ET FOI Centre théologique de Poitiers http://www.poitiers.catholique.fr/parvis

 [3] Feuille 101 La Rochelle : le sud-ouest (Niort, Mauzé, Brioux…)