Permanence virtuelle du 24 juin 2021

Nous proposons à nos adhérents et non adhérents une permanence virtuelle le jeudi après-midi 24 juin de 14h à 19h ou à la demande via des échanges à distance en visio ou tchat : ce service est facilement accessible ; de chez soi, il suffit de se connecter  avec son ordinateur, de s’inscrire une 1ere fois sur le site de la Maison de la Généalogie, en saisissant votre adresse-mail et un mot de passe (à conserver pour des visites ultérieures)

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Bonne découverte de notre stand. Vous pouvez également, depuis la page d’accueil de la Maison de la Généalogie,  découvrir les sites des autres associations, dans le quartier des associations (Hall 1) et visionner les vidéos à votre disposition dans la vidéothèque.

La pierre tombale de l’église d’Amuré

Amuré est situé au bord sud du Marais Poitevin. Un bourg se forme au Moyen Âge avec une église dédiée à Notre-Dame et un prieuré attenant à l’église qui relèvera de l’évêque de Saintes puis de Maillezais.

L’église Notre-Dame d’Amuré est une jolie église que j’ai découverte par un après-midi de mai ensoleillé, ses portes grandes ouvertes, le soleil illuminait l’intérieur.

Au sud de l’église, un cimetière ancien renferme plusieurs tombes à chevalets des 17e et 18e siècles. La croix hosannière du 15e siècle est classée monument historique (1889).

Dans la chapelle sud, j’ai trouvé une pierre tombale avec épitaphe et blason, celle  de René DE CHATEAUNEUF, écuyer, seigneur de Chantoiseau inhumé en 1743 :

CY GIST RENE DE

CHATEAU NEUVEU

ECUYER CHEVALIER

SEIGNEUR DE CHA

NTOISEAU LA NOU

FOUERAN LAVER

GNE NIEIL LE DO

LANT ET AUTRE

PLACE DÉCÉDÉ LE

18 OCTOBRE 1743

AGEZ DE 60 ANS

PRIEZ DIEU POUR

SON ÂME

J’ai retrouvé l’acte de décès de René DE CHATEAUNEUF  dans les registres d’Amuré :

 

Le 19 octobre 1743 a este inhumé dans l’église de ce lieu le corps de messire René DE CHATEAUNEUF  seigneur de Chantoiseau agé d’environ soixante ans et ceux en présence des soubsignés

BMS 1737-1754 Vue 22/53

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vtafbdcfedab814953e/daogrp/0/22

René DE CHATEAUNEUF était le fils de Jacques DE CHATEAUNEUF, Écuyer, Sieur de Pierre-Levée, la Rivière et la Poupillière, maire de Niort, commandant pour le Roi de la ville et du château de Niort, et de Marie-Anne GUERIN DE LA VERGNE sa troisième femme :

Selon le Dictionnaire historique et généalogique des Familles du Poitou – T2 Auteur : H. Beauchet-Filleau [1]:

7. — Châteauneuf(Jacques)  IIe, Ec., sgr de Pierre-Levée, la Rivière, la Poupillière, acheta la charge de maire perpétuel de la ville de Niort, en juin 1693, qu’il conserva jusqu’en 1718, époque où le Roi rendit aux communes l’élection de leurs officiers municipaux.

Il était en même temps commandant pour le Roi ès ville et chât. de cette ville.

Il se maria:

1° à Marie-Lydie RAYMOND, le 27 sept. 1666 (M. Stat. 1887, 443);

2° en juin 1675, à Madeleine BERLAND, fille de Jean, sgr d’Oriou, et de Barbe Picot, qui mourut sans enfants;

3° à Marie-Anne GUÉRIN DE LA VERGNE, le 28 août 1684 (Balard, not. à Fontenay);

4° le 6 avril 1688, à Françoise JAILLARD, veuve elle-même et donataire de Jean Boisnet, Ec., sgr de Montigny.

Il paraît même s’être marié en 5° noces à Marie CACAULT, qui fut marraine à Civray en 1752, fut inhumée en l’église de Bessines, le 24 août 1719, âgée de 86 ans [En fait c’est Jacques de CHATEAUNEUF qui a été inhumé ce jour-là à 86 ans selon l’acte de décès retrouvé dans le registre de Bessines].

Il eut pour enfants du troisième lit:

1° FRANÇOISE-ELISABETH, née l e 3 mai 1686, qui, le 24 mars 1725, décéda épouse de Charles-Auguste Chitton, Chev., sgr de Languillier, qu’elle avait épousé le 31 janv. 1709;

2° CHARLES, qui suit;

3° JACQUES, Chev., sgr de la Rivière, qui était capitaine de dragons en 1720, et était décédé le 15 janv. 1761 ;

4° RENÉ, Ec., sgr de Chantoizeau, épousa Marie-Thérèse JULARD, et décéda avant 1744, ayant eu:

a. MARIE-THÉRÈSE, née vers 1713, mariée, le 2 mars 1742, à Louis-Marie de Lescours, Chev., sgr de Puygaillard;

b. MARGUERITE-HONORÉE, née vers 1725, mariée, le 20 avril 1747, à Pierre-René de la Chaussée, Chev., sgr de Champmargou.

5° PIERRE. Ec., sgr de Pierre-Levée et du Breuil.

Ci-après après un zoom de la carte de Cassini [3] sur laquelle j’ai repéré Amuré ainsi que le logis de Chantoiseau, propriété privée de nos jours,  qui se trouve à quelques kilomètres au sud d’Amuré :

[1] Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Tome 2 / Beauchet-Filleau via Gallica page 310

[2] Sources: Amuré.pdf – Réalisation : atelier HISTOIRE ET FOI Centre théologique de Poitiers http://www.poitiers.catholique.fr/parvis

 [3] Feuille 101 La Rochelle : le sud-ouest (Niort, Mauzé, Brioux…)

PERMANENCE VIRTUELLE MAI-JUIN 2021

En ces temps de crise sanitaire et de distanciation physique, nous proposons à nos adhérents et non adhérents une permanence virtuelle les jeudis après-midi 27 mai et 24 juin de 14h à 19h ou à la demande via des échanges à distance en visio ou tchat : ce service est facilement accessible ; de chez soi, il suffit de se connecter  avec son ordinateur, de s’inscrire une 1ere fois sur le site de la Maison de la Généalogie, en saisissant votre adresse-mail et un mot de passe (à conserver pour des visites ultérieures)

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Anniversaires à ne pas oublier !

Acte insolite dans le registre 1649-1710 de Secondigné-sur-Belle

En parcourant le registre paroissial de Secondigné-sur-Belle de 1649-1710 pour mes recherches personnelles, je suis tombée, en fin du registre, sur un acte rédigé avec une très belle écriture par Messire Pierre FEYTY prêtre curé de Secondigné : les anniversaires à ne pas oublier !

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta64ed806b8e955ae2/daogrp/0/261

Mention marginale : Requiescant in Pacce

Je dois faire Anniversaires tous les

1 Ans durant ma vie les onzièmes

jours du mois de mars pour Defunct

Messire Pierre LUSSAUD Prestre

Curé de Villefollet mon Prédécesseur

en cette église de Secondigné

2 Le onzième jour du mois d’avril pour feu

Sicaire FEYTI mon père

3 Le vingt septième jour du mois

de juin pour fêter Messire Jean LE FOULLON

 Prestre Vicaire de Seligné

4 Le quinzième jour du mois d’octobre pour Defuncte

Marie DUDOUBLE veuve de Defunct Noble homme

Sicaire FEYTI bourgeois de la ville de Périgueux

5 Un jour durant l’octave de Toussaint pour

tous mes Defunct parentz

6 Et le treizième jour de décembre pour Defuncte

Marie DE VILLEREYNIER ma mère

PFEYTI Prestre Curé de Secondigné

7 Le 26 juillet 1666 pour Catherine DOUMEN

8 Allain COUZIN âgé d’environ 36 ans décédé le 7 janvier 1670

9 Alexandre DUDOUBLE Prestre Curé de Séligné âgé d’environ 34 ans décédé le 26 août 1670

Cet acte m’a intriguée et après quelques recherches, j’ai pu découvrir les liens de ce prêtre avec la plupart des personnes citées.

Lire la suite de « Anniversaires à ne pas oublier ! »

Décès insolites dans le registre de Secondigné (2)

Tué d’un coup de boule de quille en 1676

Lors des recherches sur mes ancêtres, j’ai été amenée à parcourir les registres paroissiaux de Secondigné-sur-Belle, autrefois Secondigné-sur-Chizé. J’y ai découvert quelques anecdotes et actes insolites.  Aujourd’hui  je vais vous parler d’un homme tué d’un coup de boule de quille en 1676 :

Jean mettayer agé de vingt cinq ans ou environ de la paroisse de la chapelle baton en gastine décéda le troisième jour du mois d’aoust mil six cent soixante et saize après avoir reçu sur la teste un coup d’une boule de quilles jetté sans penser qu’elle tomberait sur aucune personne etant lancée dela main Son corps a este inhumé dans le cimettiere de céans entre les estrangers après avoir esté bien informé deses bone vie et moeurs et davoir mesme faict ses pasques et a assisté a ses obsèques Messire Alain Tarin Curé de Villefollet et a son enterrement Jean Traver Pierre Benoist de la paroisse des Fosses Jacque et Antoine Beauchapet qui ont desclaré ne scavoir signer à la réserve des soussignés Faict par moy Curé de Sousigné aux jour et an que dessus. Tarin Curé de Villefollet PFeyti Curé de Secondigné

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta64ed806b8e955ae2/daogrp/0/153

Lire la suite de « Décès insolites dans le registre de Secondigné (2) »

La pierre tombale de l’église de Secondigné

à l’occasion de recherches sur mes ancêtres, j’ai été amenée à parcourir les registres paroissiaux de Secondigné-sur-Belle, autrefois Secondigné-sur-Chizé. Dans le registre des Mariages, Sépultures, Abjurations  de 1649-1710, j’ai remarqué les actes écrits par Messire Pierre FEYTI, prêtre curé de Secondigné à cette époque : une très belle écriture et une signature originale.

J’ai remarqué également qu’il y avait eu un certain nombre d’inhumations dans l’église :

  • des personnes laïques, nobles ou bourgeois : tous les défunts qui  jouissaient de ce privilège avaient un certain niveau social, car une inhumation dans l’église  coûtait plus cher que dans le  cimetière.
  • Mais aussi des prêtres : à cette époque, il était a priori d’usage d’enterrer les prêtres dans les églises : les curés des communes voisines assistaient à ces funérailles. Ce devait être une cérémonie importante.

 J’ai donc décidé d’aller faire un tour à Secondigné pour découvrir s’il restait des traces de ces inhumations à l’intérieur de l’église de Saint-Pierre-aux-liens de Secondigné-sur-Belle : c’est  un bâtiment fortifié édifié au XIIe siècle, qui est surmonté d’un clocher octogonal recouvert d’ardoises.

Un magnifique arbre, un if, accompagne l’édifice religieux. Cinq pierres tombales datant de 1840-1860 situées devant l’entrée témoignent de l’emplacement d’un ancien cimetière. Elles préparent l’arrivée sous le balet. Cet auvent fréquent en gâtine est plus rare dans le Mellois. Il abrite un portail sobre flanqué d’un haut relief rapporté, un ou une musicienne, de deux croix de consécration.

L’église étant fermée, je me suis rendue à la mairie et Monsieur le Maire, très accueillant, a bien voulu m’ouvrir l’église qui ne sert désormais plus que pour les enterrements.

Une pierre  tombale est visible à droite lorsqu’on rentre dans l’église :

Son épitaphe est ainsi libellée :

CY GIST LE C

ORPS DE MA

THURINE

GIRARD AA

GEE DE 3 ANS

DECEDEE L

E 5 SEPTE

MBRE 1638

L’acte de décès de Mathurine GIRARD dans le registre de Secondigné précise :

Le cinquieme jour de septembre 1638 a este inhumée en cette église près de la grande porte Mathurine GIRARD aagee de trois mois ou environ fille de Louys GIRARD et Jehanne CEARD demeurant en cette paroisse …

                                      Pierre LUSSAUD Curé

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vtaaec83bc76236d4f1/daogrp/0/46

Mathurine est fille de « Noble Homme Louys GIRARD » (ainsi qualifié dans l’acte de naissance de son autre fille Marie en 1637), et de Jeanne CEARD/LERARD /BERARD son épouse ; ce qualificatif peut expliquer l’inhumation de sa fille dans l’église de Secondigné.

L’acte de baptême de Mathurine GIRARD  du 25 mai 1635 précise :

Parrain Nicolas PANIER sieur de la Perardière [signe] et marraine Mathurine FRANÇOIS [signe] tous de cette paroisse

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta55ded9d739c0acc1/daogrp/0/50

Nicolas PANIER, sieur de la Pérardière, et sa femme Mathurine COUTOCHEAU ont été inhumés tous les deux dans l’église de Saint-Hilaire de Ligné, respectivement en 1670 et 1665.

Décès insolites dans le registre de Secondigné (1)

Noyade sur la Boutonne en 1673

Lors des recherches sur mes ancêtres, j’ai été amenée à parcourir les registres paroissiaux de Secondigné-sur-Belle, autrefois Secondigné-sur-Chizé. J’y ai découvert quelques anecdotes et actes insolites. Aujourd’hui  je vais vous parler d’un sinistre incident qui est arrivé en 1673 : la noyade de trois personnes sur la Boutonne.

René Izambard Pierre Bonnet
Marie Cochon femme du Sieur du Rocq et
Marie Nadault tous de leur vivant
demeurant au lieu de Sard [1]  en cette paroisse
de Secondigné sont décédés par le
Sinistre accident arrivé
sur la Riviére de la Boutonne entre le dit
lieu du Sard  de Genouillé à leur retour
de Chizé et du dit Genouillé * ce mercredy
dernier huict … de mars mille six cent
soixante et treize et leur corps
onte este enterrés scavoir les dit Izambard et  Bonnet en cette paroisse et la dite Cochon
et Nadault en celle de St-Hiller de Ligné
le dit Izambard par Messire Louis Reynaud
prestre Curé de Bruslain le dixième du dit prnt mois de mars et le dit Bonnet par Claude
Hannequin prestre Curé de Chizé Soubsigné
 
*… noyéz

Ce treizième jour de mars 1673 faisant pour monsr le Curé dudit lieu en son absence

https://archives-deux-sevres-vienne.fr/ark:/58825/vta64ed806b8e955ae2/daogrp/0/145

J’ai retrouvé les actes de décès de Marie Cochon et Marie Nadault sur le registre de la paroisse de Saint Hilaire de Ligné :

Lire la suite de « Décès insolites dans le registre de Secondigné (1) »

Réconciliation du cimetière d’Usseau

Un acte insolite trouvé dans le registre d’Usseau

 Le vingt neufième jour d’août mille sept cens a este par moy curé prieur soussigné réconcilié le cimetière de ce lieu d’Ussaud lequel avait este pollu par trois soldats dragons de la ville de Niort qui s’y estaient battus et dont il y avait un qui avait reçu un coup de fusil avec epanchement de sang et par ordre de Monseigneur de Saintes en datte du vingt cinq du mesme mois d’aoust et signé G évêque de Saintes et plus bas par Monseigneur Chabot loco secretarii ( = secrétaire du lieu) et ay fait la dite réconciliation avec les cérémonies ordinaires de l’église à laquelle ont assisté les Rds (Rds = Révérends) pères de Pallée religieux de la compagnie de Jésus missionnaire du Roy à Mauzé qui a presché a la cérémonie le Rd pére Monvoisin religieux de St-Dominique de la Ville de Saintes + et Messire Pierre Robert prestre prieur Curé de Saint-Pierre et de Nostre Dame de Mauzé qui se sont avec nous soussigné + servant in divinis (au nom de Dieu) la cure de Cormenier+

Signature : Mess. Robert pre.pr.curé d’Ussaud

Mention marginale : Réconciliation du cimetière d’Ussaud

Mais qu’est-ce qu’une réconciliation ? Et pourquoi ?

La réconciliation d’un lieu sacré fait suite à une profanation. En principe une église ne peut être consacrée qu’une seule fois, sauf si elle est détruite par le feu. Mais si un lieu sacré (église, cimetière) est profané, il est considéré « pollué ». Avant qu’il ne puisse être de nouveau utilisé pour tout acte ou cérémonie sacrés, il doit être purifié par une cérémonie de réconciliation. La cérémonie de réconciliation est constituée de prières et d’aspersion d’eau bénite ; elle est plus ou moins longue et complexe selon l’acte qui l’a profané.

Quelles peuvent être les causes d’une profanation?

La profanation peut être due à l’un des actes suivants :

  • Homicide ;
  • Épanchement de sang par la violence, selon trois critères :
    • Le sang doit être répandu par un acte criminel (un saignement suite à un accident ne profane pas l’église)
    • L’épanchement de sang doit être important (quelques gouttes d’un saignement de nez suite à un coup reçu ne sont pas suffisantes pour profaner l’église)
    • L’acte amenant l’épanchement de sang doit être perpétré dans l’église (si l’acte est en dehors de l’église puis que le blessé entre dans l’église et y répand son sang, l’église n’est pas profanée ; d’un autre côté, l’église est profanée si l’acte a été perpétré dans l’église, même si le blessé sort et que le sang ne coule pas dans l’église;
  • Épanchement de sperme (per voluntariam humani seminis effusionem in ea factam), acte sexuel ;
  • Consécration du lieu par un évêque excommunié ;
  • Inhumation d’un hérétique.

Dans le cas présent, le cimetière d’Usseau a été « pollué » par un épanchement de sang, suite à une rixe entre des soldats dragons de la ville de Niort.

Et j’ai trouvé quelques informations relatives à cet incident dans le livre de Christian Simon « Usseau dans l’histoire » [1] [2] :

« Un incident bizarre, attesté par un document d’époque, a lieu le 23 août 1700, à la veille du déclenchement de la guerre de Succession d’Espagne. Trois ans après la paix de Ryswick mettant fin à la guerre de la ligue d’Augsbourg, une troupe de dragons venue de Niort se présente à Usseau (les protestants n’en sont pas la cause). Trois d’entre eux vont s’affronter au cours d’une rixe sanglante à l’intérieur du cimetière paroissial. Que venaient faire ici ces dragons, probablement éméchés (ils en avaient l’habitude)? En cette période de paix, on peut songer à un retour des dragonnades. Pour lère première fois les soldats se trouvaient désœuvrés. Etaient-ils destinés à s’installer chez les protestants de Mauzé? Songeait-on à les envoyer à l’Île de Ré pour la protéger un débarquement anglais toujours possible? Les documents en notre possession ne permettent pas d’en décider.

Toujours est-il que Messire Robert, prêtre d’Usseau, en accord avec l’évêque de Saintes et en présence de plusieurs autres ecclésiastiques, fait procéder, six jours plus tard, à la cérémonie rituelle de réconciliation. »

Si vous voulez en savoir plus sur les cérémonies de réconciliation, vous pouvez prendre connaissance des pages suivantes extraites du Rituel romain, pour l’usage du diocèse de Toulon (Rituel romain, pour l’usage du diocèse de Toulon – Google Livres)

[1] « Usseau dans l’histoire » de Christian Simon, imprimé par les impressions DUMAS, à Niort. Novembre 2014.

[2] S.M.H.L. N°76, 1er trimestre, 1988, p.7 – Jean Deveau : nouvel écho du temps des dragonnades – la réconciliation du cimetière d’Usseau – Soc.Hist. 2/5 Mem.I p.400 : H.Gelin : « Réconciliation du cimetière, 1700 ».

Permanence virtuelle du 25 au 27 février 2021

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Les pierres tombales de l’église d’Usseau (1)

Plusieurs pierres tombales sont encore visibles dans l’église Saint-Pierre à Usseau.

Christian Simon dans son livre « Usseau dans l’histoire » [1] précise :

« Se faire inhumer dans l’église de sa paroisse était jadis très apprécié. Tous les défunts qui jouissaient de ce privilège avaient un certain niveau social car une inhumation dans l’église coûtait plus cher que dans le cimetière. Ce rite posait des problèmes pour la bonne tenue de l’édifice religieux et l’hygiène publique. Toutes les tentatives pour les interdire n’aboutiront qu’à la veille de la révolution. Il semble que la dernière en date soit celle en 1747, d’Alexandre Prevost, seigneur d’Olbreuse ».

La plaque murale de marbre noire est bien visible dans la deuxième travée du choeur à gauche. Son épitaphe est ainsi libellée :

Plaque murale Alexandre PREVOST

CY GIST LE CORPS DE FEU

MESSIRE ALEXANDRE PREVOST

EN SON VIVANT CHEVALLIER

DE L’ORDRE MILITAIRE DE SAINT LOUIS

CAPITAINE DE DRAGONS D’ORLEANS

SEIGNEUR D’OLBREUZE GAGEMON

ET AUTRES PLACES,

DECEDE EN SON CHATEAU D’OLBREUZE

LE CINQ SEPTEMBRE 1747,

AAGE DE 65 ANS.

PRIEZ POUR SON AME.

L’acte de décès de Messire Alexandre Prevost dans le registre d’Usseau [2] :

Le sixième de septembre 1747 a été enterré le corps de Messire Alexandre Prevost chevalier de l’ordre militaire de St-Louis ancien capitaine de dragons seigneur d’Olbreuse et de Gagemon décédé le jour précédent époux de Dame Marguerite de Nossay ont assisté à son enterrement Messire Charles Martin chevalier de Marquelaine son neveu et Messire Pierre Gédéon d’Auzy chevalier seigneur de Saugé beau-frère de la dite Dame de Nossay soussignés avec nous. Feu messire de Gagemon a été enterré dans cette église et etait agé de environ soixante cinq ans.

Alexandre Prevost, sieur de Gagemon avait reçu la seigneurerie d’Olbreuse par un arrêt du 10 septembre 1729 [3] :

M. Louis Armand Prevost , Marquis de l’Etoriere, Mestre de Camp d’Infanterie, Chevalier de l’Ordre Royal & Militaire de S. Louis, a été fondé d’une procuration speciale de M. Alexandre Prevost, Seigneur de Gagemon ; en vertu de laquelle , & conjointement avec M. Jean Reck, Envoyé du Roi d’Angleterre, Electeur d’Hannover à la Diette de l’Empire, à Ratisbonne, étant alors à Paris, & avec M. Jean le Chambrier, Ministre du Roi de Prusse au près du Roi tous deux chargés des ordres précis de leurs Maîtres, a obtenu la permission d’accepter en faveur de M. Prevost, Seigneur de Gagemon, son issu de germain , les dons de la Terre & Seigneurie d’Ollebreuse, lesquels dons lui ont été faits, à titre de cousin, tant par le Roi d’Angleterre que par la Reine de Prusse, comme héritiers de feuë Madame Eleonore, Duchesse de Brunsvik-Lunebourg, leur ayeule maternelle, et dont il a l’honneur d’être parent très-proche ; les Lettres Patentes sur Arrêt du Conseil, & scellées du grand Sceau, en ont été expediées le 6. Octobre 1729. & enregistrées au Parlement le 14. Decembre de la même année. AR.

Alexandre Prevost et son épouse Marguerite de Nossay ont eu un fils Alexandre Armand Prevost qui s’est marié le 12 novembre 1765 en l’église d’Usseau avec Charlotte Brigide : je suis tombée par hasard sur leur acte de mariage dans le registre d’Usseau [4] et j’ai eu la surprise de lire au milieu de l’acte :

A comparu lors de la célébration du mariage un jeune enfant âgé de huit ans appelé Jacques que le sieur Armand Alexandre Prevost et Demoiselle Charlotte Brigide ont placés au milieu d’eux et déclarés le reconnaître pour leur enfant véritable et le vouloir pour leur héritier comme étant leur fils naturel.

A suivre prochainement sur ce blog des articles sur les autres pierres tombales de l’église d’Usseau.

[1] « Usseau dans l’histoire » de Christian Simon, imprimé par les impressions DUMAS, à Niort. Novembre 2014

[2] Archives Départementales des Deux-Sèvres – Registre Usseau Baptêmes, Mariages, Sépultures 1740-1749 Cote E DEPOT 287 / 2 E 321-5 Vue droite page 80/106

[3] Source : Mercure de France (1724) – 1730/03 Edité en 1730 Source: Gallica 

[4] Archives Départementales des Deux-Sèvres – Registre Usseau Baptêmes, Mariages, Sépultures 1760-1769 Cote E DEPOT 287 / 2 E 321-7 vues gauche et droite page 50/79