Musique, danse et chant dans le monde militaire

Le musée du sous-officier de Saint-Maixent-l’école sera ouvert pour nous lors des prochaines journées de la généalogie les 9 et 10 octobre. En attendant, il organise une journée d’étude le jeudi 23 septembre intitulée « Musique, danse et chant dans le monde militaire ». Le programme est ci-dessous, après l’image :

Gravure d’après « La Répétition » d’Eugène Chaperon

Programme

HorairesActivitéLieu
8h30 – 9h00Café d’accueilSalle Aublanc
Quartier Marchand
9h00 – 9h15Ouverture / introductionSalle Aublanc
Quartier Marchand
9h15 – 10h001ère intervention La Répétition d’Eugène Chaperon, histoire d’un tableau de sa création à sa restauration par Monsieur Jean TARTARE
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
10h10 – 10h552e intervention La Danse (rite guerrier/social) par Monsieur Jean-Christophe PITARD BOUET
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
11h05 – 11h503e intervention Le chant dans la vie des soldats (histoire sociale) par le CNE (r) Adeline POUSSIN
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
12h00 – 14h00PauseMusée du sous-officier
14h05 – 14h504e intervention Le clairon Sellier par l’ADJ Damien CHARLIER et le CBA Eva RENUCCI
Questions
Salle Aublanc
Quartier Marchand
15h00 – 16h15Présentation musicale par le Quintet de cuivre de la musique des parachutistesSalle Aublanc
Quartier Marchand
16h15 – 16h45Clôture et synthèse par le CNE Just JOLIVETSalle Aublanc
Quartier Marchand
16h45 – 17h45Visite de l’exposition par le LTN Jean-Hugues LONGMusée du sous-officier

Journées du patrimoine : visitez les églises (et les AD79)

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, les Archives départementales des Deux-Sèvres à Niort proposent des visites de leurs locaux le dimanche 19 septembre dans l’après-midi. Vous aurez plus de renseignements en suivant le lien. Notre association sera présente en salle de lecture ce jour-là pour vous présenter nos activités et nos projets.

Mais nous avons aussi d’autres visites à vous proposer pour ce weekend. Et si vous en profitiez pour découvrir des églises deux-sévriennes à la recherche des pierres tombales ! Sur une idée de Stéphane Dallet, nous avons entrepris depuis plusieurs années de recenser les pierres tombales situées dans les églises. Cela a généré plusieurs articles sur ce blog regroupés dans la catégorie Inventaire des tombes dans les églises. Depuis quelques mois, Monique Bureau a donné un nouvel élan à ce projet. Ainsi, elle a visité de nouvelles églises, découvert de nouvelles pierres tombales et leur a consacré des articles. Et surtout, elle a créé deux tableaux accessibles à nos seuls adhérents sur notre site qui permettent de suivre l’avancée des travaux (onglet Histoire / sous onglet Nos recherches).

Le 1er tableau intitulé « Liste des pierres tombales recensées » classe par ordre alphabétique de communes les églises visitées ainsi que les découvertes qui y ont été faites (ou pas car, pour certaines, la recherche est vaine).

Le 2e tableau intitulé « Liste des pierres tombales à recenser » a été construit à partir du répertoire de dessins archéologiques d’Arthur Bouneault publié dans les Mémoires de la société historique des Deux-Sèvres en 1914. Cette liste est indicative : nous savons qu’il existe des plates tombes dans des églises non référencées et nous nous sommes rendus compte qu’en un siècle certaines pierres ont malheureusement disparu. C’est cependant une bonne base de travail pour partir à leur découverte.

Pendant les Journées européennes du patrimoine, les samedi 18 et dimanche 19 septembre, de nombreuses églises vont être ouvertes à la visite. Nous vous invitons à mener à votre tour l’enquête dans ces lieux de culte et à retrouver la pierre tombale cachée dans le chœur ou la nef de l’église ou bien à l’entrée, sous le balet. L’idéal serait bien sûr de prendre quelques photos et de les envoyer à notre adresse mail (genea79@orange.fr). Cela nous permettrait d’enrichir notre liste de pierres tombales et nos articles sur le blog.

Merci d’avance et bonnes visites !

Généa79 n° 113 : Quitter les Deux-Sèvres

Le dernier numéro de la revue Généa79 est accessible pour nos adhérents sur notre site en version numérique. Il est titré Quitter les Deux-Sèvres et raconte quelques vies de Deux-Sévriens partis au 4 coins du monde autrefois. Nous allons donc vous faire quitter notre terroir pour découvrir l’Algérie, La Nouvelle-France, les îles Kiribati ou l’Argentine.

Mais on y parle aussi du département avec un soldat de 1870 à Azay-sur-Thouet, de l’état civil à Marnes, d’une borderie à Clessé, d’un juge à Melle, de cloches à Secondigné… et de l’Assemblée générale du Cercle généalogique des Deux-Sèvres à Niort.

Je n’oublie pas quelques rubriques habituelles, « paléographie », « la bibliothèque du généalogiste » et « la page des Archives départementales ».

Bref, un numéro varié, à découvrir dès maintenant à l’onglet revue et bibliothèque de notre site et à recevoir bientôt dans les boîtes aux lettres pour les abonnés à la version papier.

Et pour finir, je vous invite tous non pas à quitter les Deux-Sèvres mais à y venir lors des Journées de la généalogie qui auront lieu les 9 et 10 octobre à Saint-Maixent-l’Ecole. Pour vous y préparer, nous avons laissé accessible à tous le numéro 109 consacré à la guerre de 1870, thème de nos prochaines rencontres.

Avons-nous hérité d’un destin ?

C’est la rentrée. La vie culturelle reprend peu à peu et c’est tant mieux après une longue période plus ou moins interdite. Ainsi, l’Université populaire du Niortais propose une conférence suivie de 3 ateliers autour de la question « Avons-nous hérité d’un destin ? » Les différentes séances se tiendront aux Archives départementales à Niort. Le Cercle généalogique des Deux-Sèvres est partenaire de ce programme. Nous animerons le 3e atelier le 9 novembre et essaierons de donner notre réponse de généalogiste et expliquer comment nos ancêtres influent (ou pas) sur ce que nous sommes.

En attendant, le programme débute le mercredi 15 septembre à 20 h 30 avec la conférence inaugurale de Michel Dousset, psychologue, aux AD. Pour le reste, tout est expliqué dans le flyer de l’UPN ci-dessous.

Théotiste Brémond, grand-mère du Pin (1790-1871)

Ci-dessous un petit message de Monique Guérin-Simonnaud que je retransmets bien volontiers.

J’ai le plaisir de vous annoncer la publication du second volume de ma chronique du Bocage bressuirais : Théotiste Brémond, grand-mère du Pin (1790-1871) – Éditions Pays et Terroirs – Cholet. Ce nouvel ouvrage fait suite à Jaquette Blanchard, meunière au Pin (1731-1804) ; il me permet d’évoquer la reconstruction du pays après les guerres de Vendée, l’implantation de la Petite église, et surtout l’émergence de la modernité à travers bouleversements politiques, économiques et culturels. Ma voisine et amie, l’historienne Noëlle Pouplin, m’a de nouveau fourni l’armature familiale et locale de cette chronique.

La sortie du livre est prévue le vendredi 3 septembre 2021 à 17h30, à la salle des fêtes du Pin ; réservations au 05 49 80 07 34. Merci de prévoir masque et passe sanitaire.

J’aurai d’autres rendez-vous à vous proposer ; ils sont indiqués sur l’agenda de mon site : http://moniqueguerin.jimdofree.com/

Pour ceux qui ne pourront pas être présents au Pin ce jour-là, vous pourrez rencontrer Monique Guérin-Simonnaud à nos Journées de la généalogie de Saint-Maixent-l’école les 9 et 10 octobre où elle sera présente. Monique nous a également offert un très joli texte pour notre prochain ChallengeAZ à découvrir en novembre.

Joyeux anniversaire, Marguerite

Carte d'anniversaire — Photo

Ce n’est pas la règle de ce blog de souhaiter les anniversaires. Je me permets de faire une petite exception aujourd’hui.

Marguerite Morisson, présidente du Cercle généalogique des Deux-Sèvres de 2003 à 2008, membre du C.A. de 1996 à 2019, fête aujourd’hui un chiffre tout rond. Tout le monde aimerait arriver à son âge avec sa vivacité d’esprit, sa mémoire, son enthousiasme… Marguerite a consacré beaucoup de temps à la culture populaire et à la promotion de la généalogie dans les Deux-Sèvres. Elle s’est intéressée tout particulièrement à la généalogie protestante et aux liens qui nous unissent avec l’Amérique. Elle est aussi l’auteure de 2 livres : une monographie sur sa commune de cœur, Augé, et un ouvrage recensant tous les Poitevins des Deux-Sèvres partis pour la Nouvelle France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Et je suis sûr qu’elle a encore des projets plein la tête !

Grâce à toi , Marguerite, le 24 août, jour de la Saint-Barthélémy, n’est plus seulement associé à la date funeste du massacre des protestants à Paris en 1572. C’est aussi maintenant pour nous un jour de fête, celui où nous pouvons te chanter…

♪ joyeux anniversaire ♩ Marguerite ♬

Connaissez-vous un de ces 32 déportés au camp de Dora ?

Patrick Lancelin participe bénévolement auprès de l’historien Laurent Thiery de la Coupole (Centre d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le Pas-de-Calais) à un projet national. Il a pour but de retrouver les familles de 9 000 personnes qui ont été déportées depuis la France vers le camp de Dora en Allemagne durant la guerre . Au terme de 15 ans de travail dans les archives de Caen, Vincennes et allemandes, la biographie de chacune de ces personnes a été publiée en septembre dernier, avec ou sans photo, dans un ouvrage intitulé Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora ; éditions du Cherche-Midi (en librairie).

Voilà ce que nous précise Patrick Lancelin :

J’aide l’historien depuis 1 an et demi et nous avons déjà retrouvé près de 1 400 familles sur tout le territoire ; dont beaucoup grâce à la généalogie dans Généanet, Filae, Hérédis… car les familles ou bien des passionnés ont planté des arbres ! Je suis à la recherche des familles de 32 personnes restantes du 79 pour la plupart natives du département, sinon arrêtées dans le département. (En voici la liste)

NomPrénomDate de naissanceLieu de naissanceAdresse au moment de l’arrestationSituation en 1945 (R= rentré)
AUDURIERJean21/11/1924St-Marc-la-Lande (79)Saint-Maixent (79)D
BARDELHenri13/02/1921Coulonges-sur-l’Autize (79)Herblay (78)DCD
BERDECHEAndré30/11/1896Beauvais-sur-Matha (17)Niort (79)DCD
BERGERJean Émile Pierre Valentin01/02/1915Thouars (79)Angers (49)R
BIARDEAUGilbert André21/09/1918Thouars (79)Jaunay-Clan (87)R
BILEAUCamille Raymond07/04/1921Gourgé (79)Medis (17)R
BOUCHEGabriel Charles26/07/1896Bressuire (79)Savenay (44)R
BUTTETStanislas21/09/1924Niort (79)Loches (37)DCD
CARONRobert21/03/1909Viennay (79)Bourneuf-Cinq-Mars-la-Pile (37)R
CERCEAULouis Edmond Célestin29/08/1908Parthenay (79)Domines (86)R
CLERRené Gustave Eugène03/08/1909Niort (79)St-Loup-sur-Thouet (79)R
DAVIDHubert24/03/1921Niort (79)Les Maillys (21)R
DERETJoseph22/05/1918Chiché (79)Bordeaux (33), 102 rue BillaudelR
DUBOISMarcel18/09/1921Vitré (79)Niort ( 79 )R
DUVEAUMaurice Désiré06/04/1922Pas-de-Jeu (79)Doué-la-Fontaine (49)DCD
FERRUMaurice Daniel30/08/1913Usseau (79)Aigrefeuille (17)DCD
FOUQUETPierre25/09/1912La Mothe-St-Héray (79)Romorantin (41)R
GIBOUINAndré19/12/1921Chenay (79)Bizan-par-Chenay (79)DCD
GIRARDAlexandre06/03/1921Maillezais (85)Ste-Pezenne (79)D
GOMETJoseph10/10/1914Nueil-les-Aubiers (79)Rennes (35)DCD
JEHINClaude15/01/1923Vrigne-aux-Bois (08)Coulonges-sur-l’Autize (79)R
LAVERGNEAlbert23/10/1914Vouillé (79)Granzay (79)DCD
LECHEVALLIERLucien23/05/1917Paris (75) 11eParthenay (79)R
MAIREAUCamille30/09/1887St-Vincent-la-Châtre (79)Les Andelys (27)R
MARGUERONGeorges13/04/1915Ecuisses (71)La Rochelle (17) ou Niort (79) R
METAYERJean René Roger16/01/1898Villiers-sur-Chizé (79)Paris (75)DCD
 MILLET Pierre Marie05/04/1903Coulonges-sur-l’Autize (79)Aubervilliers (75), rue du MidiDCD
MORINPierre18/06/1922Secondigny (79)Laval (53)DCD
NEAUAlbert Clément Patrice15/05/1902Béceleuf (79)La Crèche (79)R
POUITMarcel19/09/1920St-Vincent-la-Châtre (79)Châlons-sur-Marne (51)DCD
PROUSTGabriel19/03/1904Mauzé-sur-le-Mignon (79)Paris (75), 36 rue de Sévigné 4eDCD
SOULARDHenri Ernest07/09/1911Coulon (79)Marseille (13)DCD

De par leur patronyme, peut-être même que certaines de ces familles sont adhérentes de Généa79 ou ont un lien de parenté ?

L’éditeur a décidé de remettre gracieusement un exemplaire numéroté de ce livre à chacune des familles retrouvées. (4.2kg, 2600 pages, 3000 photos ; préface Aurélie Filippetti qui a 3 membres de sa famille concernés). L’historien Laurent Thiery remettra le 14 septembre prochain à l’Orangerie du Château à Thouars le livre à chacune des familles déjà retrouvées à l’occasion d’une cérémonie officielle (Si des familles se manifestent plus tard, elles recevront également le livre).

Si parmi les membres du Cercle et les lecteurs de ce blog, certains sont parents ou ont des informations ou des pistes, je reste preneur. Toute aide est la bienvenue.

On peut me joindre par mail  dicodora79@gmail.com ou téléphone 06 09 77 59 10. Merci par avance pour votre aide.

Les pattes du chat

Dans la catégorie « dessins dans les registres », celui du jour est dû à un chat.

à Saint-Maurice-la-Fougereuse en l’an V de la République (vers 1796), un matou mérite bien son surnom de « greffier »puisque ce sont ses empreintes qui se retrouvent sur la page de garde du registre des décès (vue 2/14).

Saint-Maixent-l’École

Carte d’identité

Saint-Maixent-l’École est une ville de 7 200 habitants. Construite à partir d’un monastère fondé en 459 par le moine Agapit, elle se développe au long des siècles. Le nom de Rabelais, le protestantisme sont associés à son histoire. La cité possède un patrimoine architectural riche : son abbatiale bien sûr, mais aussi l’hôtel Balizy, l’hôtel Chauray, la porte Chalon, l’église Saint-Léger… Depuis 1880, on y trouve une importante école de formation de futurs officiers de l’armée de terre (l’ENSOA aujourd’hui). Du fait de cette implantation, Saint-Maixent a vu son nom se rallonger, elle est devenue en 1920 Saint-Maixent-l’École. C’est enfin la ville natale du colonel Denfert-Rochereau, défenseur de la ville de Belfort pendant la guerre de 1870-1871.

C’est donc tout naturellement, vu l’histoire militaire de la ville, que le Cercle généalogique des Deux-Sèvres a choisi Saint-Maixent-l’École comme cadre des prochaines Journées de la généalogie commémorant la guerre de 1870. Si tout se passe bien, ce que nous voulons croire, nous vous accueillerons durant 2 jours les samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021 au quartier Marchand. Vous pourrez rencontrer tout au long de ce week-end des cercles de généalogie, des auteurs, des blogueurs, des associations culturelles, mais aussi voir des expositions, assister à des conférences, découvrir les travaux de nos adhérents, visiter le musée du sous-officier.

Saint-Maixent par le préfet Dupin vers 1800

ST.-MAIXENT, chef-lieu de canton et siège de deux justices de paix, est situé au nord-est et à 2 myriamètres 5 kilomètres de Niort. Sa population est de 4944 individus, dont un dixième protestant. Cette ville est bâtie sur le penchant facile d’une colline peu élevée ; elle est baignée par la Sèvre qui passe aux pieds de ses murs ; ses faubourgs sont traversés par la grande route de Paris à La Rochelle. Il y a neuf notaires, un receveur des domaines, un contrôleur des contributions, poste aux lettres, poste aux chevaux, école secondaire, hôpital, brigade de gendarmerie à cheval. Le seul édifice remarquable est la maison des ci-devant bénédictins, bâtiment vaste et superbe où l’on trouve encore des morceaux de sculpture d’un grand mérite. Il est affecté au logement d’une cohorte de la Légion d’honneur. On vient d’établir dans la maison de l’hôpital qui est bien entretenu un atelier de filature pour les indigents. Il y a des fabriques de serge, ras, frisons, ainsi que de bas et bonnets de laine. Ces dernières étaient autrefois très importantes.
Les terres labourables dépendantes de la ville sont fertiles et produisent froment, méteil, baillarge. Les prairies sont de 1812 ares et d’excellente qualité. Il n’y a qu’un moulin à eau, dit le moulin de Pont-Charaud. On admire les coteaux du Puy d’Enfer, d’où s’élance une nappe d’eau qui tombe dans un gouffre pour en ressortir et former un petit ruisseau. On remarque aussi une fontaine assez agréablement ornée, construite sur un point fort élevé de la grande route, par les soins de Mr. de Blossac, ancien intendant de Poitiers. Le commerce de Saint-Maixent consiste en bas, bonnets, grains, farine, moutarde et bestiaux. Il y a foire les 5 brumaire, 16 frimaire, 22 nivôse, 16 pluviôse, 4 ventôse, 19 idem, 9 germinal, 13 floréal et 27 fructidor ; marché tous les samedi.
La seule dépendance est la métairie de la Tour-quarrée.
La ville et territoire de Saint-Maixent se divise, pour les justices de paix, en deux sections. La ligne de démarcation part de rextrémité septentrionale du faubourg Châlons, traverse la rue du même nom , en passant devant l’Évêché, et va joindre la porte Charaud jusqu’à l’extrémité du faubourg de ce nom. Le territoire compris à droite de cette ligne, en entrant par la grande route de Paris, forme la première section ; et la deuxième est formée de tout le territoire compris à gauche de cette même ligne.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

La Chapelle-de-Grâce, l’Enjaugerie, le Four-des-Pierres, la Grange-du-Portail, la Marotière, la Perrière-Maillochau (fief), Saint-Maixent, Tard-y-Fume, la Tour-Chabot, Valence (fief), la Viraudière.

Saint-Maixent sur la carte de Cassini

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes (paroisse de Saint-Léger) : 11314
-Baptêmes (paroisse de Saint-Saturnin) : 19182
-Naissances : 1365
-Fiançailles (protestants) : 129
-Mariages (paroisse de Saint-Léger) : 2795
-Mariages (paroisse de Saint-Saturnin) : 3679
-Mariages (protestants) : 5453
-Mariages (édit de tolérance) : 2061
-Contrats de mariage (notaires de Saint-Maixent) : 2698 + 1719
-Mariages : 559
-Sépultures (paroisse de Saint-Léger) : 7661
-Sépultures (paroisse de Saint-Saturnin) : 8567
-Sépultures (abbaye royale) : 78
-Décès : 1840

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Archives départementales des Deux-Sèvres

Les tombes de l’église Saint-Savinien de Melle

Un texte de Jacqueline TEXIER. Dans le prochain numéro de notre revue Généa79, Jacqueline consacre un article à une personne mentionnée sur une des pierres tombales.

Mon attachement à mon pays mellois natal m’amène souvent à revenir dans ma chère petite ville de Melle, riche de ses trois églises romanes, Saint-Hilaire, Saint-Savinien et Saint-Pierre.

Je ne me lasse pas de visiter ces magnifiques églises et j’y fais toujours des découvertes ou plutôt je redécouvre des détails que je connaissais mais que j’avais oubliés. Dernièrement, j’ai retrouvé dans l’église Saint-Savinien, sur le mur gauche de la nef, la pierre tombale de René Garnier, sieur de Notre-Dame, qui avait fondé la chapelle Sainte-Anne. En effet, il y avait trois chapelles dans l’église : Sainte-Anne, Saint-Fiacre et les Gautrons. La pierre porte l’épitaphe suivante :

CY GIST LE CORPS DE DEFt Mre RENE
GARNIER Sr DE NOSTRE DAME AAGE DE
61 ANS DECEDE LE 24 AVRIL 1658.

HIC IACET IN TERRA NATVS COELOQUE RENATVS
MIRARE ET SANCTUM FARE VIATOR OPUS
AEMVLVS ISACIDAE IOSEPH NAM REBVS IN ARCTIS
CIVIBVS AVXILIVMRVRICOLIS QVE FVIT
SCTA ANNA INTERCEDE PRO EO QVIA TIBI
HANC ARAM ET EFFIGIEM ANTE OBITVM
CONSECRAVERAT

La traduction de cette inscription latine est : « Ci-gît, né sur la terre et René dans le ciel, admire passant et célèbre ce pieux ouvrage, émule de Joseph descendant d’Isaac car dans les affaires difficiles il rendit des services aux habitants de la campagne. Sainte-Anne intercède pour lui car avant de disparaître il t’éleva cet autel et cette statue »

Ailleurs, sur un mur du « bras » droit du transept on trouve la pierre tombale de François HOULIER, de Pierre-Saturne HOULIER et de Renée GORRIN. Un autre membre de la famille devait figurer sur cette pierre tombale puisque à la fin de l’épitaphe on peut lire ET DE LINFA… L’écriture de LINFA n’est pas la même que celle du reste du texte ce qui laisse supposer qu’il devait y avoir un autre mot dont on devine la trace. On peut aussi remarquer que les mots ROY et ROYAL ont tous été systématiquement rayés, probablement pendant la révolution.

CY GISENT
LES CORPS DE Mte FRANCOIS
HOVLIER CONSer DV ROY LIEVTE
NANT GENERAL CIVIL ET CRIMI
NEL LIEVTENANT PARTer ASSES
SEVR CRIMINEL ET PREMIER CONer
DU SIEGE ROYAL DE MELLE AAGE
DE 35 ANS DECEDE LE 26 MARS
1655 ET DE Mte PIERRE SATV
NE HOVLIER CONer DV ROY PRE
SIDENT AV SIEGE ROYAL DE
MELLE AAGE DE 72 ANS DECEDE
LE 10 FEVRIER 1665
ET DE DAMlle RENEE GORRIN
FEMME DE Mte HILAIRE HOVL
IER CONer DV ROY PRESIDENT
ET LIEUTENANT GENERAL
CIVIL ET CRIMINEL ASSESSEVR
CRIMINEL ET PREMIER CONer
DV SIEGE ROYAL DE MELLE
AAGEE DE 71 ANS DECEDEE LE
30 JANVIER 1704 ET DE LINFA…

D’autres inscriptions sont gravées en bas de l’épitaphe, beaucoup plus récentes, faisant apparaître deux noms AUDOLAROQUE et MOREAU. L’église a été transformée en prison de 1801 à 1927, on peut penser que ce sont les noms de deux prisonniers puisqu’on retrouve le nom de MOREAU gravé sur une porte.

De son passé de prison, sur la porte latérale de l’église située dans le transept droit, parmi de nombreuses inscriptions gravées dans le bois, on peut lire :

RIMBAUDET CONDAMNE A TROIS ANS DE BOULET
PASSE ISSI LE 17 avril 1842
JE VOUS PRI

Sans doute dérangé dans ses activités de gravure le pauvre RIMBAUDET n’a pas pu terminer sa phrase.