Les pattes du chat

Dans la catégorie « dessins dans les registres », celui du jour est dû à un chat.

à Saint-Maurice-la-Fougereuse en l’an V de la République (vers 1796), un matou mérite bien son surnom de « greffier »puisque ce sont ses empreintes qui se retrouvent sur la page de garde du registre des décès (vue 2/14).

Saint-Maixent-l’École

Carte d’identité

Saint-Maixent-l’École est une ville de 7 200 habitants. Construite à partir d’un monastère fondé en 459 par le moine Agapit, elle se développe au long des siècles. Le nom de Rabelais, le protestantisme sont associés à son histoire. La cité possède un patrimoine architectural riche : son abbatiale bien sûr, mais aussi l’hôtel Balizy, l’hôtel Chauray, la porte Chalon, l’église Saint-Léger… Depuis 1880, on y trouve une importante école de formation de futurs officiers de l’armée de terre (l’ENSOA aujourd’hui). Du fait de cette implantation, Saint-Maixent a vu son nom se rallonger, elle est devenue en 1920 Saint-Maixent-l’École. C’est enfin la ville natale du colonel Denfert-Rochereau, défenseur de la ville de Belfort pendant la guerre de 1870-1871.

C’est donc tout naturellement, vu l’histoire militaire de la ville, que le Cercle généalogique des Deux-Sèvres a choisi Saint-Maixent-l’École comme cadre des prochaines Journées de la généalogie commémorant la guerre de 1870. Si tout se passe bien, ce que nous voulons croire, nous vous accueillerons durant 2 jours les samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021 au quartier Marchand. Vous pourrez rencontrer tout au long de ce week-end des cercles de généalogie, des auteurs, des blogueurs, des associations culturelles, mais aussi voir des expositions, assister à des conférences, découvrir les travaux de nos adhérents, visiter le musée du sous-officier.

Saint-Maixent par le préfet Dupin vers 1800

ST.-MAIXENT, chef-lieu de canton et siège de deux justices de paix, est situé au nord-est et à 2 myriamètres 5 kilomètres de Niort. Sa population est de 4944 individus, dont un dixième protestant. Cette ville est bâtie sur le penchant facile d’une colline peu élevée ; elle est baignée par la Sèvre qui passe aux pieds de ses murs ; ses faubourgs sont traversés par la grande route de Paris à La Rochelle. Il y a neuf notaires, un receveur des domaines, un contrôleur des contributions, poste aux lettres, poste aux chevaux, école secondaire, hôpital, brigade de gendarmerie à cheval. Le seul édifice remarquable est la maison des ci-devant bénédictins, bâtiment vaste et superbe où l’on trouve encore des morceaux de sculpture d’un grand mérite. Il est affecté au logement d’une cohorte de la Légion d’honneur. On vient d’établir dans la maison de l’hôpital qui est bien entretenu un atelier de filature pour les indigents. Il y a des fabriques de serge, ras, frisons, ainsi que de bas et bonnets de laine. Ces dernières étaient autrefois très importantes.
Les terres labourables dépendantes de la ville sont fertiles et produisent froment, méteil, baillarge. Les prairies sont de 1812 ares et d’excellente qualité. Il n’y a qu’un moulin à eau, dit le moulin de Pont-Charaud. On admire les coteaux du Puy d’Enfer, d’où s’élance une nappe d’eau qui tombe dans un gouffre pour en ressortir et former un petit ruisseau. On remarque aussi une fontaine assez agréablement ornée, construite sur un point fort élevé de la grande route, par les soins de Mr. de Blossac, ancien intendant de Poitiers. Le commerce de Saint-Maixent consiste en bas, bonnets, grains, farine, moutarde et bestiaux. Il y a foire les 5 brumaire, 16 frimaire, 22 nivôse, 16 pluviôse, 4 ventôse, 19 idem, 9 germinal, 13 floréal et 27 fructidor ; marché tous les samedi.
La seule dépendance est la métairie de la Tour-quarrée.
La ville et territoire de Saint-Maixent se divise, pour les justices de paix, en deux sections. La ligne de démarcation part de rextrémité septentrionale du faubourg Châlons, traverse la rue du même nom , en passant devant l’Évêché, et va joindre la porte Charaud jusqu’à l’extrémité du faubourg de ce nom. Le territoire compris à droite de cette ligne, en entrant par la grande route de Paris, forme la première section ; et la deuxième est formée de tout le territoire compris à gauche de cette même ligne.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

La Chapelle-de-Grâce, l’Enjaugerie, le Four-des-Pierres, la Grange-du-Portail, la Marotière, la Perrière-Maillochau (fief), Saint-Maixent, Tard-y-Fume, la Tour-Chabot, Valence (fief), la Viraudière.

Saint-Maixent sur la carte de Cassini

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes (paroisse de Saint-Léger) : 11314
-Baptêmes (paroisse de Saint-Saturnin) : 19182
-Naissances : 1365
-Fiançailles (protestants) : 129
-Mariages (paroisse de Saint-Léger) : 2795
-Mariages (paroisse de Saint-Saturnin) : 3679
-Mariages (protestants) : 5453
-Mariages (édit de tolérance) : 2061
-Contrats de mariage (notaires de Saint-Maixent) : 2698 + 1719
-Mariages : 559
-Sépultures (paroisse de Saint-Léger) : 7661
-Sépultures (paroisse de Saint-Saturnin) : 8567
-Sépultures (abbaye royale) : 78
-Décès : 1840

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Archives départementales des Deux-Sèvres

Les tombes de l’église Saint-Savinien de Melle

Un texte de Jacqueline TEXIER. Dans le prochain numéro de notre revue Généa79, Jacqueline consacre un article à une personne mentionnée sur une des pierres tombales.

Mon attachement à mon pays mellois natal m’amène souvent à revenir dans ma chère petite ville de Melle, riche de ses trois églises romanes, Saint-Hilaire, Saint-Savinien et Saint-Pierre.

Je ne me lasse pas de visiter ces magnifiques églises et j’y fais toujours des découvertes ou plutôt je redécouvre des détails que je connaissais mais que j’avais oubliés. Dernièrement, j’ai retrouvé dans l’église Saint-Savinien, sur le mur gauche de la nef, la pierre tombale de René Garnier, sieur de Notre-Dame, qui avait fondé la chapelle Sainte-Anne. En effet, il y avait trois chapelles dans l’église : Sainte-Anne, Saint-Fiacre et les Gautrons. La pierre porte l’épitaphe suivante :

CY GIST LE CORPS DE DEFt Mre RENE
GARNIER Sr DE NOSTRE DAME AAGE DE
61 ANS DECEDE LE 24 AVRIL 1658.

HIC IACET IN TERRA NATVS COELOQUE RENATVS
MIRARE ET SANCTUM FARE VIATOR OPUS
AEMVLVS ISACIDAE IOSEPH NAM REBVS IN ARCTIS
CIVIBVS AVXILIVMRVRICOLIS QVE FVIT
SCTA ANNA INTERCEDE PRO EO QVIA TIBI
HANC ARAM ET EFFIGIEM ANTE OBITVM
CONSECRAVERAT

La traduction de cette inscription latine est : « Ci-gît, né sur la terre et René dans le ciel, admire passant et célèbre ce pieux ouvrage, émule de Joseph descendant d’Isaac car dans les affaires difficiles il rendit des services aux habitants de la campagne. Sainte-Anne intercède pour lui car avant de disparaître il t’éleva cet autel et cette statue »

Ailleurs, sur un mur du « bras » droit du transept on trouve la pierre tombale de François HOULIER, de Pierre-Saturne HOULIER et de Renée GORRIN. Un autre membre de la famille devait figurer sur cette pierre tombale puisque à la fin de l’épitaphe on peut lire ET DE LINFA… L’écriture de LINFA n’est pas la même que celle du reste du texte ce qui laisse supposer qu’il devait y avoir un autre mot dont on devine la trace. On peut aussi remarquer que les mots ROY et ROYAL ont tous été systématiquement rayés, probablement pendant la révolution.

CY GISENT
LES CORPS DE Mte FRANCOIS
HOVLIER CONSer DV ROY LIEVTE
NANT GENERAL CIVIL ET CRIMI
NEL LIEVTENANT PARTer ASSES
SEVR CRIMINEL ET PREMIER CONer
DU SIEGE ROYAL DE MELLE AAGE
DE 35 ANS DECEDE LE 26 MARS
1655 ET DE Mte PIERRE SATV
NE HOVLIER CONer DV ROY PRE
SIDENT AV SIEGE ROYAL DE
MELLE AAGE DE 72 ANS DECEDE
LE 10 FEVRIER 1665
ET DE DAMlle RENEE GORRIN
FEMME DE Mte HILAIRE HOVL
IER CONer DV ROY PRESIDENT
ET LIEUTENANT GENERAL
CIVIL ET CRIMINEL ASSESSEVR
CRIMINEL ET PREMIER CONer
DV SIEGE ROYAL DE MELLE
AAGEE DE 71 ANS DECEDEE LE
30 JANVIER 1704 ET DE LINFA…

D’autres inscriptions sont gravées en bas de l’épitaphe, beaucoup plus récentes, faisant apparaître deux noms AUDOLAROQUE et MOREAU. L’église a été transformée en prison de 1801 à 1927, on peut penser que ce sont les noms de deux prisonniers puisqu’on retrouve le nom de MOREAU gravé sur une porte.

De son passé de prison, sur la porte latérale de l’église située dans le transept droit, parmi de nombreuses inscriptions gravées dans le bois, on peut lire :

RIMBAUDET CONDAMNE A TROIS ANS DE BOULET
PASSE ISSI LE 17 avril 1842
JE VOUS PRI

Sans doute dérangé dans ses activités de gravure le pauvre RIMBAUDET n’a pas pu terminer sa phrase.

Appel aux adhérents

Sans doute sommes-nous d’indécrottables optimistes. Nous voulons croire de plus en plus que nos Journées de la généalogie (autour du thème de la guerre de 1870) pourront se tenir les samedi 9 et dimanche 10 octobre à Saint-Maixent-l’Ecole.

Membre du CA en tenue de mobile sur le pied de guerre

Un repérage mercredi matin sur le site de l’ENSOA (le quartier Marchand) nous a rassurés : nous avons été très bien accueillis, la visite des lieux nous fait présager d’excellentes conditions pour les rencontres de cet automne. Dans le même temps, les différents travaux d’impressions sont lancés. Nous nous sommes remis sur le pied de guerre !

Nous aimerions que vous partagiez avec nous notre optimisme. Vous pouvez encore vous inscrire pour exposer gratuitement vos travaux généalogiques sous quelque forme que ce soit (arbres, écrits, photos, objets…). Il suffit de remplir et de nous renvoyer la feuille d’inscription sur notre site (onglet association / sous-onglet Assemblée générale et rencontres régionales).

Vous pouvez aussi vous proposer pour être bénévoles lors de cette manifestation. Nous aurons besoin de bonnes volontés pour installer, désinstaller, accueillir, guider, tenir les stands, assurer la convivialité… Il nous faudra donc des bras et des jambes, des cœurs et des cerveaux le vendredi 8, le samedi 9 et le dimanche 10 octobre. Si vous êtes libres un ou plusieurs de ces jours, si vous voulez aider et découvrir une équipe sympathique (si, si), n’hésitez pas : contactez nous par mail (genea79@orange.fr ou par courrier : Cercle généalogique des Deux-Sèvres, 26 rue de la Blauderie 79000 NIORT).

On compte sur vous !

PS pour les retardataires : vous avez jusqu’à dimanche pour voter pour notre assemblée générale à huis clos. Les documents pour le vote sont ici.

Dessin enfantin à Notre-Dame de Niort

Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas publié de dessin caché dans les registres. Je pensais même que le filon était tari et que nous n’en trouverions plus. C’était sans compter sur la sagacité de Monique qui a découvert ce très joli dessin dans le registre des sépultures de l’année 1752 de la paroisse Notre-Dame de Niort (vue 17/17). Je trouve même que le visage du personnage semble préfigurer certaines œuvres de Pablo Picasso.

Représente-t-il un noble seigneur avec son épée et sa perruque ? A-t-il été réalisé par un enfant de chœur ? Est-il contemporain de l’année 1752 ? Autant de questions qui n’ont pas de réponses. Reste le plaisir de découvrir un dessin d’enfant qui a miraculeusement traversé les siècles.

Assemblée générale 2021

Éléction des représentants des parents d'élèves au Conseil d'Administration  du 5 au 9 octobre - Actualités diverses - LPO Hyacinthe Friant

L’assemblée générale 2021 du Cercle généalogique des Deux-Sèvres se tiendra à huis clos le samedi 26 juin, soit à la ferme de Chey près de Niort, soit en visioconférence. Pour des raisons sanitaires, les adhérents ne pourront donc encore une fois être présents physiquement. Il leur faut donc répondre par correspondance aux différents points soumis au vote. Dans ce but, un mail a été envoyé à tous. L’envoi semble s’être globalement bien passé. Il peut cependant arriver que le message atterrisse dans les spams ou, pire, se perde.

Si jamais c’était le cas, les adhérents à jour de leur cotisation peuvent quand même accéder aux différents documents nécessaires pour voter. Il faut aller sur notre site, à l’onglet Association, sous-onglet Assemblée générale et rencontres régionales puis cliquer sur rapports et projets et bulletin de vote. Ce dernier peut-être rempli directement sur l’ordinateur et renvoyé par mail ou sinon imprimé et envoyé par voie postale avant le dimanche 20 juin.

Des officiers des Deux-Sèvres racontent 1870

Pour vous préparer aux futures Journées de la généalogie en octobre à Saint-Maixent-l’Ecole qui approchent (on y croit) et qui commémoreront les 150 ans de la Guerre de 1870-1871, nous avons retrouvé sur Gallica toute une série de livres d’officiers deux-sévriens qui racontent leurs souvenirs ou analysent le conflit. Pour les adhérents, cette sélection est facile à retrouver puisque tous les liens sont sur notre site à l’onglet « Revue et bibliothèque ».

Le plus connu est celui de Jules Barrelle écrit 30 ans après les combats qui, avec le recul du temps, a fait davantage œuvre d’historien que ses collègues. Ceux d’Antonin Lévrier, Ludovic Guette, M. de Larègle et Georges Breuillac ont été publiés juste après le conflit, en 1871, et ils sont des témoignages d’hommes sur cette guerre perdue par la France qui amena la fin du Second Empire et le début de la IIIe République.

Villefollet

Carte d’identité

Villefollet semble être une commune bien discrète du canton de Brioux. Sur le site des AD79, il y a juste quelques photos : celles d’une école d’autrefois où il faisait sans doute bon apprendre et de la petite mairie accolée au monument aux morts. Villefollet était en 2018 peuplée de 220 habitants.

Villefollet par le préfet Dupin vers 1800

VILLEFOLET , commune au sud-ouest et à 3 kilomètres de Brioux. Sa population est de 401 individus. Son territoire forme une plaine arrosée par la Belle,le Bé et la Boutonne. Au nord et à l’est, elle produit froment, baillarge, chanvre ; au midi, il y a des vignes peu productives ; à l’ouest, est une prairie assez étendue, un peu marécageuse le long de la Boutonne et du ruisseau du Bé. Il existe un moulin à eau ; quelques carrières de pierre. On y élève des bestiaux, particulièrement des brebis, des jumens poulinières, la plupart propres pour le carosse. On fait le commerce de mulasse.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

La Boucheterie, la Boustière, Champeau, Couturneau, la Grafferie, Maillé, Villefollet, Voiery.

Villefollet sur la carte de Cassini

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes : 1943
-Naissances : 1182
-Mariages : 829
-Sépultures : 970
-Décès : 1068

Sources

– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Archives départementales des Deux-Sèvres

Généa79 n° 112

Il est tout juste déposé à la poste et il ne devrait pas tarder à arriver dans les boîtes aux lettres des abonnés à la version papier de notre revue.
Le numéro 112 de Généa79 est consacré en grande partie à fêter les 30 ans de notre association. 30 ans, il parait que c’est le bel âge ! C’est pour nous l’occasion d’un coup d’œil dans le rétro, de se rappeler des dates importantes, d’activités diverses et variées, de rencontres chaleureuses, de recherches fructueuses… Bref que du bonheur comme l’écrit si bien Monique dans un des articles.

Marguerite Morisson, notre ex-présidente qui a réussi à lire la revue avant tout le monde et qui y a grandement contribué, nous félicite : Et bien bravo ! Pas si simple d’avoir fait loger tout ça en 48 pages ! Un sacré boulot ! J’espère bien qu’un jour je pourrai faire la connaissance de nombreux intervenants que je ne connais pas à cause de ce satané Covid (je ne peux pas arriver à le mettre au féminin !)

Pour compléter la revue, Mauricette Lesaint à partir d’un exemple familial nous montre l’évolution et les variation de l’écriture d’un patronyme et Marie-Jeanne Gandin nous fait découvrir les quartiers de son grand-père Florentin Texier.

Le numéro 112 est à partir d’aujourd’hui accessible en version numérique sur notre site pour pour tous les adhérents. Il faut aller à l’onglet Revue et bibliothèque. Vous y trouverez aussi des liens vers des documents utiles pour les généalogistes des Deux-Sèvres. Bonne lecture !

Deux-Sévriens morts pendant la Commune de Paris

Nous commémorons actuellement les 150 ans de la Commune de Paris (18 mars 1871 – 28 mai 1871) et ses nombreuses victimes. Pour la combattre, la IIIe République fit appel à l’armée. Des jeunes militaires qui avaient lutté quelques mois plus tôt contre les Prussiens furent donc appelés pour réprimer le mouvement. Parmi eux, des hommes originaires des Deux-Sèvres. 8 soldats au moins y ont laissé leur vie. Voici les fiches de renseignements pour chacun d’eux ainsi que les circonstances du décès quand elles sont connues.

AUDEBRAND Pierre Constant – 94e régiment de ligne
exerçant la profession de cultivateur à Azay-sur-Thouet (Deux-Sèvres),
né le 02/07/1848 à Azay-sur-Thouet (Deux-Sèvres), fils de Jean AUDEBRAND et de Marie GIRAUD,
décédé le 23/05/1871, à Paris (Seine) des suites de ses blessures.
Observations : Déclaration faite en préfecture en 1880 par la mairie d’Azay-sur-Thouet comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871 avec cette précision : « décédé le 23 mai 1871 par la suite de blessures reçues à Paris en combattant pour le rétablissement de l’ordre suivant acte dressé par l’officier [Jeaquen?] du 94e régiment de l’ordre« .

R 165

BARRÉ Jean François – 39e régiment de ligne
exerçant la profession de cultivateur à Souvigné (Deux-Sèvres),
né le 02/01/1850 à Saint-Martin-de-Saint-Maixent (Deux-Sèvres), fils de François BARRÉ et de Marie BONNEMORT,
décédé à l’ambulance de la Presse de Longchamp le 30/05/1871 à Paris (Seine) des suites de ses blessures.
Observations : Déclaré à la préfecture le 09/12/1880 par la mairie de Saint-Martin-de-Saint-Maixent, comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871.

R 628-1

BERNARDEAU Pierre Baptiste – caporal – 42e régiment de ligne
exerçant la profession de cultivateur à Maisontiers (Deux-Sèvres),
né le 15/05/1847 à Maisontiers (Deux-Sèvres), fils de Pierre BERNARDEAU et de Madeleine LACAIS,
décédé à l’hôpital militaire le 02/05/1871, à Versailles (Seine-et-Oise) des suites d’une blessure.
Observations : Déclaré à la préfecture le 29/11/1880 par la mairie de Maisontiers comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871.

R 625-1

BERTRAND Louis – caporal – 42e régiment de ligne
exerçant la profession de maçon à Coulon (Deux-Sèvres),
né le 30/09/1847 à Coulon (Deux-Sèvres), fils de André BERTRAND et de Marie COCHARD,
tué au combat le 02/05/1871 à Issy (Seine).
Observations : Déclaration faite à la Préfecture le 07/12/1880 par la mairie de Coulon comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871 à Issy.

R 625-1

BIGET Auguste Alexandre – 23e bataillon de chasseurs
exerçant la profession de cultivateur à Saint-Aubin-le-Cloud (Deux-Sèvres),
né le 24/03/1850 à Saint-Aubin-le-Cloud (Deux-Sèvres), fils de Louis BIGET et de Marie COULAIS,
décédé à l’hôpital militaire du Gros-Caillou le 25/10/1871, à Paris (Seine) des suites de blessure.
Observations : Campagnes contre l’Allemagne du 21/12/1870 au 07/03/1871, Intérieur à Versailles du 18/03/1871 au 28/05/1871, blessé au pied gauche d’un coup de feu le 23/05/1871 à Paris. Entré à l’Hôpital militaire du Gros Caillou le 14/10/1871, décédé par suite de fracture par balle à la jambe gauche, infection purulente. Déclaré à la préfecture le 29/11/1880 par la mairie de Saint-Aubin-le-Cloud comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871.

R 628-1

BONAMOUR Alexis Olendas – garde mobile des Deux Sèvres
exerçant la profession de carrier à Sainte-Pezenne (Deux-Sèvres),
né le 15/09/1849 à Sainte-Pezenne (Deux-Sèvres), fils de Jean Baptiste BONAMOUR et de Suzanne Adélaïde LEJAUX,
tué au combat le 20/05/1871, à Neuilly-sur-Seine (Seine).
Observations : Tué à la bataille de Neuilly.

R 627-2

DERÉ Alexis – soldat 2e classe – 135e régiment d’infanterie
exerçant la profession de menuisier à Exireuil (Deux-Sèvres),
né le 28/09/1849 à Exireuil (Deux-Sèvres), fils de François DERÉ et de Marie CAILLET,
tué au combat le 26/04/1871, à Paris (Seine).
Observations : Déclaration faite à la préfecture le 20/12/1880 par la mairie de Celles-sur-Belle comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871. Décédé par suite d’un obus tiré sur l’armée par les insurgés.

Décès Celles-sur-Belle 1863-1882

FROUIN Jean Léon – 3e régiment d’infanterie de marine
exerçant la profession de cultivateur à Deyrançon (Deux-Sèvres),
né le 27/06/1850 à Deyrançon (Deux-Sèvres), fils de Jean FROUIN et de Marie GANDELIN,
décédé à l’hôpital de la Salpétrière le 01/08/1871, à Paris (Seine) de ses blessures.
Observations : Décédé à l’hôpital de la Salpétrière, par suite de blessures reçues dans l’affaire de la Commune. Déclaration faite à la préfecture en 1880 par la mairie de Deyrançon, comme étant décédé pendant la guerre 1870-1871.

Décès Deyrançon 1863-1882

Une vingtaine d’autres soldats originaires du département sont morts à Paris et ses alentours durant cette période. La plupart sont décédés de maladie comme François Xavier PILLOT de La Peyratte emporté par une pneumonie le 20 mars 1871 à l’hôpital militaire de Vincennes. Les épidémies étaient alors la cause principale de mortalité dans les troupes. D’autres ont pu périr dans des accidents comme Louis René BERTEAU de Saint-Porchaire suite à l’explosion de la cartoucherie de Vincennes le 14 juillet 1871. Mais pour un certain nombre, nous ignorons la cause du décès et il est bien possible que notre liste soit incomplète.

Et il faudrait bien sûr aussi ajouter les éventuels Deux-Sévriens de Paris morts dans le camp des insurgés. On estime qu’il y eut de 400 à 500 morts du côté de la République et entre 6.500 à 20.000 morts pour les Communards, la plupart exécutés lors de la semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871 qui vit la fin de la Commune de Paris.

Illustration extraite du « Cri du Peuple de Tardi » (adapté du roman de Vautrin)

Et si vous voulez savoir comment le Mémorial des Deux-Sèvres, journal du département, relatait pour ses lecteurs la Commune de Paris, il suffit de suivre les 3 liens vers le site des AD79 :
Mars 1871
Avril 1871
Mai 1871