Guide des recherches sur l’histoire des familles

gildas-bernardLes plus anciens s’en souviennent, le Guide de recherches sur l’histoire des familles souvent appelé du nom de son auteur archiviste-paléographe Le Gildas Bernard a longtemps été la bible des généalogistes. Mais il commençait à dater car il avait été écrit avant l’arrivée d’Internet et il était surtout introuvable depuis longtemps.

Un an après le décès de son auteur en 2001, les Archives de France et les Archives nationales ont décidé de le rééditer et même de le réécrire en tenant compte des évolutions technologiques du XXIe siècle, avec pour but la rédaction d’un guide d’orientation dirigeant le généalogiste vers les fonds et les types de documents les plus pertinents des Archives nationales, départementales et communales, ainsi que des autres dépôts d’Archives publiques.

Comme la généalogie est un univers en perpétuel mouvement, il a été fait le choix d’un document numérique plutôt que papier, ce qui permettra les mises à jours fréquentes nécessaires. Donc, si vous voulez consulter ou télécharger ce texte (347 pages tout de même) qui devrait réconcilier les Anciens et les Modernes, c’est gratuit, il vous suffit de cliquer sur le lien.

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Les cartes des Deux-Sèvres

Pour commencer, un petit diaporama de quelques cartes de notre département trouvées au hasard de recherches sur internet ou aux AD79.

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En cherchant nos ancêtres dans les Deux-Sèvres, nous pouvons aussi nous intéresser aux lieux où ils habitaient : villes, villages, hameaux, fermes et écarts… Pour cela, il existe sur le net Google Maps, bien sûr, mais aussi de nombreux sites qui proposent des cartes géographiques. Celles-ci peuvent être anciennes, économiques, géologiques, historiques, administratives… autant d’aspects qui ont une utilité quand on s’intéresse à la vie de nos aïeux. Comme la définition des images et la technique informatique se sont beaucoup améliorées, il est maintenant possible de zoomer et d’arriver à des échelles très précises. Voici quelques liens pour les trouver.

Les cartes de Cassini sont les premières cartes détaillées de notre pays. Elles datent du XVIIIe siècle et elles sont accessibles sur Gallica, le site de la BNF, en très bonne définition. Pour reconstituer notre département, il faut 6 feuilles qu’il est possible de télécharger :
la feuille 66 Richelieu Saumur
: le nord-est (Thouars, Saint-Jouin-de-Marnes…)
la feuille 67 Poitiers
: l’est (Airvault, Thénezay, Ménigoute…)
la feuille 68 Charroux
: le sud-est (La Mothe-Saint-Héray, Melle…)
la feuille 99 Mortagne
 : le nord-ouest (Mauléon, Bressuire…)
la feuille 100 Luçon
: l’ouest (Coulonges, Cerizay, Parthenay, Saint-Maixent…)
la feuille 101 La Rochelle
: le sud-ouest (Niort, Mauzé, Brioux…)

Il y a également sur Gallica une page où on peut trouver différentes cartes anciennes des Deux-Sèvres (ainsi que des plans de Niort, St-Maixent…)

La meilleure définition de la très belle carte des Deux-Sèvres appartenant à la série Levasseur est mise en ligne par Wikipédia.

Il existe aussi de vieilles cartes des Deux-Sèvres (et du Poitou-Charentes) sur le site Old maps online. Certains liens ont disparu, il y a quelques erreurs (des cartes d’autres régions ou photographiées à l’envers !!) mais il y a aussi des cartes que je n’ai vu nulle part ailleurs, et les images sont très précises là aussi. N’hésitez pas à zoomer !

Ne pas oublier le Géoportail de l’IGN qui s’intéresse à toute la France mais permet de zoomer sur notre département, et bien plus précisément encore. Il propose de nombreuses cartes thématiques que l’on peut, si on le veut, superposer avec des effets de transparence. Quelques exemples en diaporama en zoomant sur Irleau (commune du Vanneau-Irleau) dans le marais poitevin.

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Vous pouvez pour finir regarder notre carte des Deux-Sèvres sur ce blog pour savoir quelles communes (celles avec une étoile) ont leur fiche de renseignements et quelles autres (celles avec un rond) ont été citées dans un article du blog.
Et si vous connaissez des liens menant vers des cartes de notre département utiles aux généalogistes, vous pouvez nous les faire partager !

Les recensements dans les Deux-Sèvres

Les généalogistes le savent bien, les recensements sont des outils précieux pour reconstituer l’histoire de nos ancêtres. On y trouve un instantané des familles à une date donnée : l’endroit où elles habitaient, les personnes qui la composaient et d’autres renseignements (profession, âge…) qui varient selon les années. Institués après la Révolution, ils se sont longtemps déroulés tous les 5 ans (sauf fait de guerre). Ce type de document occasionne parfois de belles découvertes : retrouver l’enfant d’un couple dont on ignorait l’existence, connaître les domestiques qui travaillaient sur une ferme ou dans une maison… On rencontre parfois des détails inattendus : un tel était boiteux ou bossu et tel autre était sourd ou « imbécile », tel jeune était réfractaire ou soldat… Cherchez et vous trouverez !
Pour rappel, en ligne sur le site des Archives départementales des Deux-Sèvres, vous avez le recensement de 1836, et ceux entre 1866 et 1906 (et même de 1911 pour Pamproux, Saint-Liguaire, Sauzé-Vaussais et Vernoux-en-Gâtine). Sans oublier que vient de s’ajouter récemment, pour une centaine de communes, celui de 1796 à 1798.

De plus, en allant aux AD à Niort, vous aurez accès sur les écrans de la salle de lecture aux recensements plus récents entre 1921 et 1975 (attention, certaines communes n’ont pas tout). Si vous êtes né avant 1975, vous pourrez ainsi vérifier si l’agent recenseur d’alors a bien fait son travail pour ce qui vous concerne.

Pamproux a bien de la chance. Je vous ai dit que cette commune est une des 4 à avoir le recensement de 1911 en ligne. Elle bénéficie en plus d’un recensement rare, en 1776, sans doute fait par le curé, Pierre-Joseph Gaultier, et peut-être dans un but fiscal. L’archive renseigne sur la religion catholique ou protestante des habitants des 351 maisons visitées et elle possède même à la fin une table alphabétique des paroissiens. Pour vous faire une idée, voici ci-dessous les renseignements donnés sur les 5 habitants de la 1ère maison recensée, la cure, forcément.

recensement pamproux
source AD79

P.S. Les recensements peuvent servir aussi à appréhender l’environnement social, économique et culturel de la commune où vivaient nos ancêtres. Si cela vous intéresse, vous pouvez lire (sur mon blog personnel) une recherche faite à partir du recensement de Terves en 1836. Les 3 articles sont en lien ci-dessous :
La population
Les métiers
Les autres renseignements

Les clochers de nos villes et villages

Un petit lien bien utile signalé par M. Patrice Huleux. Si vous cherchez pour illustrer votre généalogie une photo de l’église du village de vos ancêtres, c’est très facile. Je recopie ses explications :

Je souhaite à chacun de trouver le sien… C’est amusant ! 1 clic sur le département, 1 clic sur la commune et double clic sur les photos pour les agrandir. LE CLOCHER DE VOTRE VILLE, VILLAGE… Vous voulez revoir le clocher de votre village, natal ou non ? Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.

Clochers de France

Et ça marche. La preuve : j’ai trouvé les photos des églises de Brie, Reffannes et Xaintray en 5 secondes chrono !

Le MOOC de Jaulin

Un MOOC, qué to ko lé ?
Un MOOC (massive open online course), c’est en français un « cours en ligne ouvert et massif ». Il y en a aujourd’hui de nombreux sur les sujets les plus divers et ils sont ouverts à tous. Yannick Jaulin, le conteur poitevin, vient de créer le sien, un MOOC qui devrait intéresser les généalogistes attachés à la culture et à la langue poitevine (ça peut parler aussi aux Québecois) puisqu’il nous propose d’apprendre ou de réviser chaque semaine un mot de notre « patois » !

mooc à jaulin.PNGLes 1ers cours sont déjà en ligne. Pour cela, il suffit d’aller sur sa chaîne YouTube, le MOOC de Jaulin ou mieux encore de s’y abonner. En cliquant sur l’onglet vidéo, de nombreux mots sont déjà accessibles : garocher, zire, vezon, achaler… ! Vous pouvez aussi l’écouter sur Radio Gâtine le vendredi à 7h50 ou 12h50. Et chaque semaine, vous profiterez ainsi d’une à deux minutes d’intelligence, de rire, et de culture poitevine.

La nouvelle visionneuse des AD79

Le site des AD79 continue d’évoluer dans le bon sens. Le cadeau offert, pour cette nouvelle année, c’est une nouvelle visionneuse pour consulter les actes d’état civil. La recherche se fait sur un unique déroulant pour les communes avec possibilité d’encadrer les dates. Le registre s’ouvre maintenant dans un nouvel onglet et plus dans une nouvelle fenêtre. Le positionnement des différents symboles y est différent, ce qui peut perturber dans un premier temps, mais il vaut mieux s’y habituer car nous y gagnons beaucoup.

On peut maintenant tourner les pages avec la molette de la souris, ce qui est beaucoup plus fluide. La consultation sur tablette est possible et agréable. Et surtout, nous avons maintenant droit à de nouveaux outils en bas de l’écran, dont le permalien.

outilsad79
La barre d’outils

Les premières icônes jouent sur l’affichage. La plupart (zoom, rotation contraste…) existaient déjà dans l’ancienne version, mais il y en a de nouvelles à tester (affichage de plusieurs pages simultanément par exemple).  À côté de l’imprimante, il y a maintenant le calendrier révolutionnaire accessible sur la même page. Ce qui est vraiment nouveau, ce sont les 2 dernières icônes.

Celle avec la flèche vers le bas permet de télécharger sur votre ordinateur la page consultée. Vous récupérez  une image au format JPG que vous pouvez ensuite retravailler, rogner, imprimer, intégrer…
Celle en forme de chaîne, c’est le permalien bien utile si vous utilisez un logiciel de généalogie. Quand vous cliquez dessus, vous obtenez une petite ligne codée qui est associée à la  vue consultée. Vous n’avez plus qu’à la copier-coller et à l’intégrer en note à l’évènement qui vous intéresse. C’est hyper rapide, cela ne prend pas de place, contrairement aux images, dans votre ordinateur et vous n’aurez plus à tourner les pages pour vérifier un acte.

Petit exemple pris au hasard. Je veux avoir accès dans mon logiciel à l’acte de naissance de Léandre Claveau né le 27 janvier 1875 à Saint-Jouin-de-Marnes. Je vais dans le bon registre de la commune (Naissances 1873-1890) à la vue 19/156 où se trouve en haut et à droite le bon acte. Je clique sur la petite chaîne. Au milieu de l’écran apparaît cette ligne codée https://archinoe.fr/v2/ark:/58825/f03b0e3da0e434e53891d8db8826f0c0 que je n’ai plus qu’à intégrer dans mon logiciel de généalogie en note de la naissance de Léandre Claveau. Si vous cliquez dessus le lien, il vous mènera directement à la bonne page du bon registre. Essayez, c’est magique ! Si mes explications ne sont pas claires, allez voir  le didacticiel « généalogie pratique » de Laurent Monpouet. Cette vidéo vous expliquera tout, étape par étape !

sucette

Merci aux AD79 pour cette belle visionneuse. Merci à elles aussi pour le document du mois de janvier, un autre beau cadeau pour nos étrennes qui nous apprend que l’on peut trouver conservés aux Archives des chaussures, une marmite, un casque en cuir et même des chewing-gums en forme de sucettes ! Voilà qui augure bien pour une nouvelle année que je vous souhaite riche en trouvailles généalogiques !

Convertir les fêtes religieuses en dates

Pour convertir les dates durant la période où le calendrier républicain était en vigueur, les solutions sont nombreuses. En utilisant un document papier, son logiciel de généalogie ou un des nombreux convertisseurs comme celui-ci, il est facile de les retranscrire au format actuel.

Mais, quand on fait des recherches sur la période avant la Révolution, on peut aussi trouver parfois dans les registres paroissiaux des actes qui ne soient pas sous la forme du calendrier grégorien, mais qui se référent au calendrier liturgique. Ainsi pour tel baptême, le prêtre donnera comme date le saint du jour (Saint Jean, Saint Michel…) ou une fête religieuse. S’il s’agit d’une fête religieuse dont la date est fixe (l’Assomption, la Toussaint…) c’est facile puisque ce sont les mêmes dates qu’aujourd’hui. Mais si c’est une fête religieuse dont la date est mobile (les Cendres, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte…), c’est un peu plus compliqué. Heureusement, il existe un site qui propose un convertisseur des fêtes religieuses mobiles. C’est bien pratique !

Donc, si un jour, au hasard des registres paroissiaux vous tombez sur des actes comme ceux ci-dessous, pas d’affolement !

rogations
AD79 – BMS Boësse (1618-1627), vue 87
vendredi saint
AD79 – BMS Lageon (1722-1797), vue 91

Grâce à ce lien, vous trouverez facilement que le 3ème jour des Rogations* tombait le mercredi 20 mai en 1626 et que le Vendredi Saint tombait le (vendredi) 12 avril en 1743.

*Les Rogations sont les cérémonies des 3 jours qui précèdent le jeudi de l’Ascension.