Le MOOC de Jaulin

Un MOOC, qué to ko lé ?
Un MOOC (massive open online course), c’est en français un « cours en ligne ouvert et massif ». Il y en a aujourd’hui de nombreux sur les sujets les plus divers et ils sont ouverts à tous. Yannick Jaulin, le conteur poitevin, vient de créer le sien, un MOOC qui devrait intéresser les généalogistes attachés à la culture et à la langue poitevine (ça peut parler aussi aux Québecois) puisqu’il nous propose d’apprendre ou de réviser chaque semaine un mot de notre « patois » !

mooc à jaulin.PNGLes 1ers cours sont déjà en ligne. Pour cela, il suffit d’aller sur sa chaîne YouTube, le MOOC de Jaulin ou mieux encore de s’y abonner. En cliquant sur l’onglet vidéo, de nombreux mots sont déjà accessibles : garocher, zire, vezon, achaler… ! Vous pouvez aussi l’écouter sur Radio Gâtine le vendredi à 7h50 ou 12h50. Et chaque semaine, vous profiterez ainsi d’une à deux minutes d’intelligence, de rire, et de culture poitevine.

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La nouvelle visionneuse des AD79

Le site des AD79 continue d’évoluer dans le bon sens. Le cadeau offert, pour cette nouvelle année, c’est une nouvelle visionneuse pour consulter les actes d’état civil. La recherche se fait sur un unique déroulant pour les communes avec possibilité d’encadrer les dates. Le registre s’ouvre maintenant dans un nouvel onglet et plus dans une nouvelle fenêtre. Le positionnement des différents symboles y est différent, ce qui peut perturber dans un premier temps, mais il vaut mieux s’y habituer car nous y gagnons beaucoup.

On peut maintenant tourner les pages avec la molette de la souris, ce qui est beaucoup plus fluide. La consultation sur tablette est possible et agréable. Et surtout, nous avons maintenant droit à de nouveaux outils en bas de l’écran, dont le permalien.

outilsad79
La barre d’outils

Les premières icônes jouent sur l’affichage. La plupart (zoom, rotation contraste…) existaient déjà dans l’ancienne version, mais il y en a de nouvelles à tester (affichage de plusieurs pages simultanément par exemple).  À côté de l’imprimante, il y a maintenant le calendrier révolutionnaire accessible sur la même page. Ce qui est vraiment nouveau, ce sont les 2 dernières icônes.

Celle avec la flèche vers le bas permet de télécharger sur votre ordinateur la page consultée. Vous récupérez  une image au format JPG que vous pouvez ensuite retravailler, rogner, imprimer, intégrer…
Celle en forme de chaîne, c’est le permalien bien utile si vous utilisez un logiciel de généalogie. Quand vous cliquez dessus, vous obtenez une petite ligne codée qui est associée à la  vue consultée. Vous n’avez plus qu’à la copier-coller et à l’intégrer en note à l’évènement qui vous intéresse. C’est hyper rapide, cela ne prend pas de place, contrairement aux images, dans votre ordinateur et vous n’aurez plus à tourner les pages pour vérifier un acte.

Petit exemple pris au hasard. Je veux avoir accès dans mon logiciel à l’acte de naissance de Léandre Claveau né le 27 janvier 1875 à Saint-Jouin-de-Marnes. Je vais dans le bon registre de la commune (Naissances 1873-1890) à la vue 19/156 où se trouve en haut et à droite le bon acte. Je clique sur la petite chaîne. Au milieu de l’écran apparaît cette ligne codée https://archinoe.fr/v2/ark:/58825/f03b0e3da0e434e53891d8db8826f0c0 que je n’ai plus qu’à intégrer dans mon logiciel de généalogie en note de la naissance de Léandre Claveau. Si vous cliquez dessus le lien, il vous mènera directement à la bonne page du bon registre. Essayez, c’est magique ! Si mes explications ne sont pas claires, allez voir  le didacticiel « généalogie pratique » de Laurent Monpouet. Cette vidéo vous expliquera tout, étape par étape !

sucette

Merci aux AD79 pour cette belle visionneuse. Merci à elles aussi pour le document du mois de janvier, un autre beau cadeau pour nos étrennes qui nous apprend que l’on peut trouver conservés aux Archives des chaussures, une marmite, un casque en cuir et même des chewing-gums en forme de sucettes ! Voilà qui augure bien pour une nouvelle année que je vous souhaite riche en trouvailles généalogiques !

Convertir les fêtes religieuses en dates

Pour convertir les dates durant la période où le calendrier républicain était en vigueur, les solutions sont nombreuses. En utilisant un document papier, son logiciel de généalogie ou un des nombreux convertisseurs comme celui-ci, il est facile de les retranscrire au format actuel.

Mais, quand on fait des recherches sur la période avant la Révolution, on peut aussi trouver parfois dans les registres paroissiaux des actes qui ne soient pas sous la forme du calendrier grégorien, mais qui se référent au calendrier liturgique. Ainsi pour tel baptême, le prêtre donnera comme date le saint du jour (Saint Jean, Saint Michel…) ou une fête religieuse. S’il s’agit d’une fête religieuse dont la date est fixe (l’Assomption, la Toussaint…) c’est facile puisque ce sont les mêmes dates qu’aujourd’hui. Mais si c’est une fête religieuse dont la date est mobile (les Cendres, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte…), c’est un peu plus compliqué. Heureusement, il existe un site qui propose un convertisseur des fêtes religieuses mobiles. C’est bien pratique !

Donc, si un jour, au hasard des registres paroissiaux vous tombez sur des actes comme ceux ci-dessous, pas d’affolement !

rogations
AD79 – BMS Boësse (1618-1627), vue 87
vendredi saint
AD79 – BMS Lageon (1722-1797), vue 91

Grâce à ce lien, vous trouverez facilement que le 3ème jour des Rogations* tombait le mercredi 20 mai en 1626 et que le Vendredi Saint tombait le (vendredi) 12 avril en 1743.

*Les Rogations sont les cérémonies des 3 jours qui précèdent le jeudi de l’Ascension.

Mise à jour du site

travaux-voierieComme annoncé précédemment, pour cause de travaux de rénovation, notre site sera bientôt fermé une journée : ce sera le mardi 26 septembre. Dès le lendemain, vous pourrez vous connecter sur notre tout nouveau site, à la même adresse, avec le même identifiant et le même mot de passe. Merci d’être indulgent en cas de retard et bonnes recherches !

Un projet des AD 79 expliqué sur France Bleu

Les fiches des renseignements des troupes nées entre 1889 et 1921 ont déjà été numérisées sur demande du ministère de la Défense. Mais pour faciliter les recherches généalogiques, les Archives départementales de Niort travaillent en ce moment sur un index…

logo-france-bleu-seoPour lire et entendre la suite, cliquez sur ce lien qui vous emmènera sur France Bleu. Les habitués de la salle de lecture pourront y entendre Laurent Delenne et Nathalie Trellu-Marchand nous expliquer ce projet en lien avec la Mission centenaire 14-18, projet qui devrait aboutir début 2018.

Quelques sites sur l’histoire des communes des Deux-Sèvres

Pour se renseigner sur les communes où ont vécu nos aïeux, il est intéressant de visiter les sites officiels des mairies car on y trouve bien souvent quelques renseignements sur l’histoire et le patrimoine. Si on veut aller plus loin, il existe aussi quelques sites consacrés à l’histoire de communes des Deux-Sèvres. Ils sont rares mais de grande qualité et s’enrichissent régulièrement avec de nouveaux articles. Je vous donne les liens de ceux que je connais et fréquente régulièrement.

wikiniortWiki-Niort : Il s’agit, comme Wikipédia, d’un site coopératif consacré à la ville de Niort sous tous ses aspects. Il intéressera les généalogistes car les pages « Histoire » et « Patrimoine » sont particulièrement nombreuses et fournies. Vous y découvrirez donc la vie de Niort et des anciennes communes de Souché, de Saint-Florent, de Sainte-Pezenne et de Saint-Liguaire.

lfm1La Foye-Monjault à travers les siècles : Ce site très bien conçu est tenu par Jean-Jacques Merlet et André Lemoine. C’est un plaisir d’y naviguer, même pour moi qui n’y ait aucune attache. On y découvre l’histoire de ce village du sud du département, la vie des habitants, des chroniques familiales, des personnages emblématiques…

tervesLes amis du patrimoine de Terves : Là, c’est une dynamique association qui fait revivre l’histoire ancienne ou récente de cette commune, aujourd’hui associée à Bressuire, qui me tient particulièrement à cœur. Vous y lirez des articles très variés et très documentés qui peuvent intéresser tout le monde comme ceux sur le bâti d’un village (l’église, le cimetière…)

parthenayHistoire de la Gâtine Poitevine et de Parthenay : Albéric Verdon nous gâte car il ne nous évoque pas une commune, mais toutes celles de la Gâtine autour de Parthenay. C’est donc une très vaste zone qui est étudiée. Découvrez tous les lieux de (l’)Absie  à Xaintray, tous les personnages de Abel (Ernest), receveur d’octroi, à Zalaise (Louise), épouse de Pierre Roquet. Un site indispensable pour étudier l’histoire de Parthenay et de sa région.

J’espère que la visite des sites que je vous ai présenté donnera envie à certains de se lancer dans un travail similaire car toutes les communes ont une histoire et un patrimoine dignes d’intérêt. Il en existe d’ailleurs peut-être quelques unes qui ont échappé à ma vigilance : si vous en connaissez, merci de me le signaler en commentaire ou par mail.

P.S. J’ai bien fait de dire que je ne les connaissais pas tous. Je commence les ajouts de communes, en espérant que la liste sera longue :
Amailloux   Pioussay   Pugny   Secondigny

Enquête nationale sur le loup

Je retransmets ce texte envoyé par le Pôle rural de la MRSH de l’Université de Caen. Il explique le travail mené depuis 15 ans sur les rapports entre l’homme et le loup. J’ai déjà un peu évoqué leurs recherches dans deux article sur ce blog (Le loup et l’hommeLoups meurtriers dans les Deux-Sèvres.) Il s’agit d’un appel à tous les généalogistes qui pourraient apporter leur aide pour poursuivre cette recherche.

loup

Nos ancêtres et le loup
Le point sur une enquête nationale qui associe histoire et généalogie
Jean-Marc Moriceau et Jacques-Marie Maîtrepierre

Depuis quinze ans nous arpentons les archives de nombreux départements de la France continentale pour traquer les relations entre l’homme et le loup. Immense, la collecte a donné déjà de nombreux résultats, jalonnés par des manifestations scientifiques et des publications (notamment L’histoire du méchant loup, chez Fayard en 2007, L’Homme contre le loup, en 2012 et Vivre ensemble avec le loup ?, Tallandier, 2014). L’ampleur des résultats a été si grande qu’elle a suscité la création d’un site internet, à caractère participatif, et qui reste à ce jour unique en Europe : Homme et loup : 2000 ans d’histoire. Vous êtes plusieurs milliers à vous y être déjà connectés et c’est en partie grâce à vous que le site s’est enrichi, en dehors de nos propres recherches historiques. Régulièrement enrichi et mis à jour, n’hésitez pas à venir le consulter.

Associés à cette enquête depuis le début (« Généalogie et histoire : quand les loups attaquaient l’homme », Revue française de généalogie n°151, avril-mai 2004, les généalogistes ont pu suivre les grandes étapes de l’évolution du site : l’arrivée des victimes des loups prédateurs en avril 2014 ; celle des loups enragés en 2015 ; la première tranche des primes de chasse au loup en 2016. À chaque fois, le site rend publiques les bases de données des personnes et des lieux concernés (communes et départements) par ces épisodes toujours tragiques pour l’un ou l’autre des partenaires. À ce jour, pas moins de 2300 communes sur plus de 80 départements, de 5000 primes de chasse, de 2000 victimes de loups enragés (qui ont laissé de nombreux descendants), et de 3000 victimes de loups prédateurs (souvent de jeunes enfants mais dont la disparition a marqué l’histoire familiale) ont été retrouvés. Les transcriptions des actes ont été réalisées et une cartographie automatique localise les séries d’attaques de loup et les campagnes de destruction organisée par l’homme. Autant que possible nous avons cherché à identifier les victimes humaines ou les chasseurs de loup dans leur entourage familial, en recherchant notamment les professions ou les actes d’état civil. L’ancrage social des protagonistes, la localisation précises des événements dans le temps et dans l’espace, l’élargissement de l’information à un large éventail de sources disponibles (état civil, actes notariés, presse, rapports administratifs, expertises de médecine légale, etc.) nous intéressent directement.

Notre quête se poursuit et à cet égard, nous lançons à nouveau un appel aux généalogistes, essentiellement pour la période qui va de la fin du XVIe siècle au début du XXe siècle. Cet appel qui entend s’étendre de l’été 2017 au printemps 2018, porte sur trois directions :

  1. Pour certains départements, nos données semblent encore insuffisantes : Pyrénées-Atlantiques, Gers, Landes, Ariège, Pyrénées-Orientales, Gironde, Tarn, Tarn-et-Garonne, Lot…

  2. Dans vos recherches généalogiques avez-vous rencontré un ancêtre témoin, blessé ou décédé à cause d’une attaque loup, qui ne figure pas déjà dans le corpus de nos données ?

  3. Avez-vous conservé la mémoire orale ou des traces matérielles (restes osseux, peau, trophée, document) de certaines rencontres avec le loup (surtout pour le XIXe siècle) ?

Merci de communiquer vos informations (avec les références d’archives et éventuellement la numérisation des actes) à une des adresses suivantes :
jmaitrepierre@unicaen.fr
jean-marc.moriceau@unicaen.fr
Nous vous en remercions vivement.