Nouveautés en ligne aux AD79

menu archivesIl y a beaucoup de nouveautés à consulter en ligne sur le site des AD79. Si vous allez y jeter un coup d’œil, vous y découvrirez de nouveaux onglets.

  •  Tout d’abord, les registres de déclarations de successions (déclarations de mutations par décès) pour la période de 1790 à 1920. Grâce à ce travail énorme, les successions de plus de la moitié des bureaux (de A comme Airvault à N comme Niort) sont déjà en ligne et accessibles sur nos ordinateurs. Les successions sont une source très riche pour mieux connaître nos ancêtres. On peut ainsi découvrir leur  patrimoine et ces documents nous renvoient parfois à des actes notariés.
  • Ensuite et justement, les archives notariales de la série E commencent aussi à être mises en ligne. Cela débute très doucement puisque, aujourd’hui jeudi 21 février 2019, nous n’avons accès qu’au notaire François Boutheron en résidence à La Chapelle-Thireuil mais nul doute que ce nouvel onglet va très vite prendre de l’importance.
  • Sans oublier que d’autres onglets se sont enrichis récemment avec les recensements entre 1906 et 1936 et les plans rénovés du cadastre à partir de 1932, et que de nouvelles années du journal Le Mémorial des Deux-Sèvres de 1920 à 1930 vont bientôt suivre dans l’onglet Presse.

Un grand merci aux Archives départementales des Deux-Sèvres de nous faire partager sur leur site de plus en plus de documents qui intéressent tous les amateurs de généalogie.

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Cimetières du Mellois… et d’ailleurs

PERS TOMBEAUX MEROVINGIENS
Cimetière de Pers

Je partage aujourd’hui un site que m’a fait découvrir Marie-Isabelle Femenia. Il s’agit de Cimetières du Mellois.

Voici ce qu’elle en dit : « J’aime beaucoup le site « Cimetières du Mellois », et j’y trouve toujours des choses. C’est un fouillis, mais on ouvre une case et il en tombe des merveilles. Et il semble bien que chaque mois, il y ait des nouveautés. Je ne sais pas qui gère ce site, mais je pense que ce sont des gens passionnés et généreux. »

Ne vous arrêtez pas à son intitulé, ce site a élargi ses recherches à toutes les Deux-Sèvres, bien au delà du Mellois, et même aux départements voisins.
On peut ainsi visiter de chez soi de nombreux cimetières. On y découvre des tombes ou des chapelles funéraires remarquables par leur esthétique, leur ancienneté ou leurs épitaphes, ainsi que les sépultures des personnages illustres de la commune, de soldats morts pour la France, de prêtres… Enfin, comme le dit Marie-Isabelle, il existe de nombreuses notices et de nombreux liens menant vers des articles de presse, des sites institutionnels ou des sites de généalogie.

J’ai découvert, en naviguant au hasard, des drames terribles comme la mort de 3 petites filles, les sœurs Servan  décédées à Clussais-la Pommeraie parce qu’elles avaient mangé des champignons vénéneux.

CLUSSAIS LES SOEURS SERVAN
Les tombes des 3 petites filles

J’ai lu aussi des épitaphes étonnantes ou touchantes, pleines de chagrin, d’amour ou de colère…

« Ici repose le corps de Sabourin André, époux de Marie Arbouin, décédé à Granzay le 12 juillet 1906 à l’âge de 83 ans. Le martyr des menteurs, des voleurs et des judas à partir de mon âge de 20 ans jusqu’à ce jour »

« Julien Trouvé décédé à Düsseldorf le 11 janvier 1925 à l’âge de 20 ans victime du militarisme. Regrets éternels »

Depuis l’instant de sa naissance, elle a toujours fait notre bonheur. Notre fille et nous, nous n’avions qu’une même existence de grâces, talents et vertus. Elle offrait l’heureux mélange. Ses bienfaits pour longtemps ne nous étaient pas dus. Dieu retira son souffle et rappela cet ange. Ici repose Clorinte Roy décédée à Niort le 12 janvier 1850 à l’âge de 13 ans et 9 mois. Priez pour elle »

L’aspect du site est « fouillis », mais c’est sa richesse. Il est très documenté pour chaque cimetière traité. J’ai joint M. Voirin qui gère le site et qui m’a répondu ceci : « Quand je visite un cimetière, c’est comme si je visitais une bibliothèque communale. Dans cette bibliothèque, les livres sont les tombes, les chapelles, les monuments debout, couchés. En premier lieu, je m’intéresse aux caractéristiques de cette bibliothèque : entrée, vues panoramiques, équipements (jardin du souvenir, columbarium, monument aux Morts) puis je me promène dans les allées pour lire la couverture des livres. Si la couverture m’attire, je fais un article en essayant de trouver des pages sur internet et autres documentations. Il y a des livres d’amour, d’histoire, de guerre, d’architecture. Il y a des curiosités, des énigmes. Mon but est également de préserver par la photographie les livres voués à la destruction qui vont quitter cette bibliothèque. À ces cimetières, je rajoute également des monuments religieux. Beaucoup d’églises ont été des cimetières. Puis j’y mets également des souvenirs personnels. Finalement, cela peut paraître fouillis, comme un grenier dans lequel on entasse les objets qui ont partagés notre vie et dont on ne veut pas se débarrasser. Le terme fouillis me convient bien. »

Tous les mois, M. Voirin qui visite les cimetières avec son épouse publie un journal de ses mises à jour. En me signalant ce site, Marie-Isabelle Femenia avait bien raison de me parler de personnes passionnées et généreuses !

L’interview de la directrice des AD79 sur Geneanet

aude seillanindexAude Seillan, directrice des Archives départementales des Deux-Sèvres a répondu aux questions de Geneanet. Si vous voulez savoir quelles actions sont programmées aux AD79, quels projets sont en cours, voici le lien qui vous mènera vers cet interview.
Elle explique son parcours, décrit l’endroit où elle travaille, mais surtout  elle donne de nombreux renseignements qui intéresseront les généalogistes des Deux-Sèvres. Elle nous conseille aussi des fonds quand nous allons en salle de lecture :
« … les généalogistes ont […] beaucoup de ressources qui vont les orienter, soit avec des recherches foncières, vers l’enregistrement et les hypothèques, soit avec des recherches géographiques sur l’histoire des communes avec les registres de délibérations.
Sans oublier la presse, qui est une véritable mine d’or.
L’iconographie est précieuse si elle est légendée.
Les fonds privés sont bien sûr très intéressants, mais leur conservation est liée à des aléas historiques: dans ces cas-là, il faut chercher à trouver, dans l’environnement des familles qui intéressent chaque généalogiste, des points communs avec d’autres institutions qui auraient laissé des traces plus facilement.
Et laisser faire le hasard qui a un rôle non négligeable dans toute grande découverte! »

 

 

Guide des recherches sur l’histoire des familles

gildas-bernardLes plus anciens s’en souviennent, le Guide de recherches sur l’histoire des familles souvent appelé du nom de son auteur archiviste-paléographe Le Gildas Bernard a longtemps été la bible des généalogistes. Mais il commençait à dater car il avait été écrit avant l’arrivée d’Internet et il était surtout introuvable depuis longtemps.

Un an après le décès de son auteur en 2001, les Archives de France et les Archives nationales ont décidé de le rééditer et même de le réécrire en tenant compte des évolutions technologiques du XXIe siècle, avec pour but la rédaction d’un guide d’orientation dirigeant le généalogiste vers les fonds et les types de documents les plus pertinents des Archives nationales, départementales et communales, ainsi que des autres dépôts d’Archives publiques.

Comme la généalogie est un univers en perpétuel mouvement, il a été fait le choix d’un document numérique plutôt que papier, ce qui permettra les mises à jours fréquentes nécessaires. Donc, si vous voulez consulter ou télécharger ce texte (347 pages tout de même) qui devrait réconcilier les Anciens et les Modernes, c’est gratuit, il vous suffit de cliquer sur le lien.

Les cartes des Deux-Sèvres

Pour commencer, un petit diaporama de quelques cartes de notre département trouvées au hasard de recherches sur internet ou aux AD79.

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En cherchant nos ancêtres dans les Deux-Sèvres, nous pouvons aussi nous intéresser aux lieux où ils habitaient : villes, villages, hameaux, fermes et écarts… Pour cela, il existe sur le net Google Maps, bien sûr, mais aussi de nombreux sites qui proposent des cartes géographiques. Celles-ci peuvent être anciennes, économiques, géologiques, historiques, administratives… autant d’aspects qui ont une utilité quand on s’intéresse à la vie de nos aïeux. Comme la définition des images et la technique informatique se sont beaucoup améliorées, il est maintenant possible de zoomer et d’arriver à des échelles très précises. Voici quelques liens pour les trouver.

Les cartes de Cassini sont les premières cartes détaillées de notre pays. Elles datent du XVIIIe siècle et elles sont accessibles sur Gallica, le site de la BNF, en très bonne définition. Pour reconstituer notre département, il faut 6 feuilles qu’il est possible de télécharger :
la feuille 66 Richelieu Saumur
: le nord-est (Thouars, Saint-Jouin-de-Marnes…)
la feuille 67 Poitiers
: l’est (Airvault, Thénezay, Ménigoute…)
la feuille 68 Charroux
: le sud-est (La Mothe-Saint-Héray, Melle…)
la feuille 99 Mortagne
 : le nord-ouest (Mauléon, Bressuire…)
la feuille 100 Luçon
: l’ouest (Coulonges, Cerizay, Parthenay, Saint-Maixent…)
la feuille 101 La Rochelle
: le sud-ouest (Niort, Mauzé, Brioux…)

Il y a également sur Gallica une page où on peut trouver différentes cartes anciennes des Deux-Sèvres (ainsi que des plans de Niort, St-Maixent…)

La meilleure définition de la très belle carte des Deux-Sèvres appartenant à la série Levasseur est mise en ligne par Wikipédia.

Il existe aussi de vieilles cartes des Deux-Sèvres (et du Poitou-Charentes) sur le site Old maps online. Certains liens ont disparu, il y a quelques erreurs (des cartes d’autres régions ou photographiées à l’envers !!) mais il y a aussi des cartes que je n’ai vu nulle part ailleurs, et les images sont très précises là aussi. N’hésitez pas à zoomer !

Ne pas oublier le Géoportail de l’IGN qui s’intéresse à toute la France mais permet de zoomer sur notre département, et bien plus précisément encore. Il propose de nombreuses cartes thématiques que l’on peut, si on le veut, superposer avec des effets de transparence. Quelques exemples en diaporama en zoomant sur Irleau (commune du Vanneau-Irleau) dans le marais poitevin.

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Vous pouvez pour finir regarder notre carte des Deux-Sèvres sur ce blog pour savoir quelles communes (celles avec une étoile) ont leur fiche de renseignements et quelles autres (celles avec un rond) ont été citées dans un article du blog.
Et si vous connaissez des liens menant vers des cartes de notre département utiles aux généalogistes, vous pouvez nous les faire partager !

Les recensements dans les Deux-Sèvres

Les généalogistes le savent bien, les recensements sont des outils précieux pour reconstituer l’histoire de nos ancêtres. On y trouve un instantané des familles à une date donnée : l’endroit où elles habitaient, les personnes qui la composaient et d’autres renseignements (profession, âge…) qui varient selon les années. Institués après la Révolution, ils se sont longtemps déroulés tous les 5 ans (sauf fait de guerre). Ce type de document occasionne parfois de belles découvertes : retrouver l’enfant d’un couple dont on ignorait l’existence, connaître les domestiques qui travaillaient sur une ferme ou dans une maison… On rencontre parfois des détails inattendus : un tel était boiteux ou bossu et tel autre était sourd ou « imbécile », tel jeune était réfractaire ou soldat… Cherchez et vous trouverez !
Pour rappel, en ligne sur le site des Archives départementales des Deux-Sèvres, vous avez le recensement de 1836, et ceux entre 1866 et 1906 (et même de 1911 pour Pamproux, Saint-Liguaire, Sauzé-Vaussais et Vernoux-en-Gâtine). Sans oublier que vient de s’ajouter récemment, pour une centaine de communes, celui de 1796 à 1798.

De plus, en allant aux AD à Niort, vous aurez accès sur les écrans de la salle de lecture aux recensements plus récents entre 1921 et 1975 (attention, certaines communes n’ont pas tout). Si vous êtes né avant 1975, vous pourrez ainsi vérifier si l’agent recenseur d’alors a bien fait son travail pour ce qui vous concerne.

Pamproux a bien de la chance. Je vous ai dit que cette commune est une des 4 à avoir le recensement de 1911 en ligne. Elle bénéficie en plus d’un recensement rare, en 1776, sans doute fait par le curé, Pierre-Joseph Gaultier, et peut-être dans un but fiscal. L’archive renseigne sur la religion catholique ou protestante des habitants des 351 maisons visitées et elle possède même à la fin une table alphabétique des paroissiens. Pour vous faire une idée, voici ci-dessous les renseignements donnés sur les 5 habitants de la 1ère maison recensée, la cure, forcément.

recensement pamproux
source AD79

P.S. Les recensements peuvent servir aussi à appréhender l’environnement social, économique et culturel de la commune où vivaient nos ancêtres. Si cela vous intéresse, vous pouvez lire (sur mon blog personnel) une recherche faite à partir du recensement de Terves en 1836. Les 3 articles sont en lien ci-dessous :
La population
Les métiers
Les autres renseignements

Les clochers de nos villes et villages

Un petit lien bien utile signalé par M. Patrice Huleux. Si vous cherchez pour illustrer votre généalogie une photo de l’église du village de vos ancêtres, c’est très facile. Je recopie ses explications :

Je souhaite à chacun de trouver le sien… C’est amusant ! 1 clic sur le département, 1 clic sur la commune et double clic sur les photos pour les agrandir. LE CLOCHER DE VOTRE VILLE, VILLAGE… Vous voulez revoir le clocher de votre village, natal ou non ? Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous.

Clochers de France

Et ça marche. La preuve : j’ai trouvé les photos des églises de Brie, Reffannes et Xaintray en 5 secondes chrono !