L’exposition « protestantes et engagées » à Beaussais

Un reportage de Jacqueline, notre envoyée spéciale

Le 11 juillet, jour de l’inauguration de l’exposition

Le musée du Poitou protestant de Beaussais a lancé sa saison touristique 2020 avec une nouvelle exposition intitulée « Protestantes et engagées, portraits choisis », conçue par les bénévoles de l’association.

Cette exposition est consacrée aux femmes protestantes qui ont contribué à l’évolution de la société. En effet, les bénévoles de l’association ont remarqué que leurs recherches portaient souvent sur des femmes, d’où leur volonté de faire une exposition montrant leur importance dans la société.

Avec la Réforme, la Bible devient la clé du protestantisme. Avec elle, la lecture et l’instruction participent à l’évolution du rôle de la femme, qui s’engage alors sur le champ politique et humanitaire.  Anonymes ou célèbres, femmes du peuple, de sang royal ou de haute noblesse, toutes ces femmes ont en commun d’avoir agi en faveur de la Réforme puis plus récemment d’avoir un rôle humanitaire et de promouvoir une religion d’action.

Chronologique, cette exposition est organisée par thèmes : martyre, diplomate, opiniâtre, prédicante, résistante, passeuse de savoirs, combattante contre le nazisme, et plus près de nous, lanceuse d’alerte, en lutte contre la pauvreté dans le monde et contre l’injustice.

Parmi ces femmes, il y a Marie Robin, dite « Robine la préchouse ». Le musée du Poitou protestant prévoit de lui consacrer une exposition en fin d’été.

Je vous invite à aller voir l’exposition en cours et celle à venir, tant il est important de souligner le rôle, parfois méconnu, des femmes dans la vie de la société et dans notre région.

Prochaine réouverture de la salle de lecture des AD79

Suite au déconfinement et aux mesures de précautions qu’il impose, le Cercle généalogique des Deux-Sèvres a testé aujourd’hui le dispositif d’accueil et d’accès aux documents en salle de lecture des Archives départementales des Deux-Sèvres. Et nous continuons mercredi et vendredi.Tout sera donc au point mardi 23 juin pour accueillir les premiers lecteurs. Pensez à réserver vos places sur le site des A.D. car le nombre de places par jour est limité à 10 personnes (du mardi au vendredi et de 13 h 30 à 17 h).

Pour ceux qui n’arrivent pas à réserver leur place, Mattéo a réalisé un petit tutoriel visible sur YouTube. Il a même réussi à contourner la difficulté pour réserver les documents (bug des AD pas encore résolu).

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Danièle demande un document en respectant le protocole sanitaire.

 

Infos coronavirus 😷

Bonjour. Pour information, dans le cadre des mesures sanitaires prises pour se protéger du coronavirus, la salle de lecture des Archives départementales des Deux-Sèvres est fermée au public à partir de la semaine prochaine.

Quant à nous, nous vous tiendrons au courant à partir de lundi de la décision prise par le CA pour notre future Assemblée générale. Nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer qu’elle ne se tiendra pas au château de Saint-Mesmin le samedi 28 mars et que le repas et les animations qui devaient avoir lieu ce jour-là sont donc annulés. Les chèques ne seront bien sûr pas encaissés.

Raymond DEBORDE

Exposer aux journées de la généalogie de Saint-Maixent-l’École

affiche avec marge normale allégéeVous êtes adhérent du Cercle généalogique des Deux-Sèvres. Vous aimeriez participer à la vie de notre association et présenter à d’autres passionnés vos travaux, votre arbre, des photos ou tout autre document ou objet ayant un rapport avec votre généalogie.

Si c’est le cas, les futures journées de la généalogie, les 3 et 4 octobre 2020 à Saint-Maixent-l’École (quartier Marchand) sont faites pour vous ! Vous pouvez y être exposant le samedi, le dimanche ou sur les deux jours. C’est bien sûr gratuit pour les adhérents. Pour cela, il suffit de remplir le document en ligne sur notre site (onglet association, sous-onglet assemblée générale et rencontres régionales) et de nous le renvoyer avant le 30 avril 2020. Nous vous réserverons alors un emplacement (table, chaise et grilles). Vous pourrez en plus, sur ces 2 jours, profiter de la présence des autres exposants (adhérents, professionnels, Cercles, associations, auteurs, blogueurs…), assister aux conférences,vous instruire en regardant les différentes expositions consacrées à la Guerre de 1870, visiter le musée du sous-officier.

Symposium sur la pérennité et l’immuabilité des permaliens dans les archives publiques en ligne

Je retransmets cette info de la FFG qui intéressera peut-être nos adhérents de la région parisienne ou ceux de passage sur Paris le mercredi 4 mars 2020. L’intérêt des permaliens si utiles aux généalogistes réside justement dans leur caractère permanent.

permalienUn ambitieux symposium sur l’avenir des permaliens sur les sites des archives publiques en France est organisé le 4 mars 2020 à La Courneuve par la Fédération française de généalogie et l’Académie internationale de généalogie.

Il est capital en effet, pour l’avenir de la généalogie dans notre pays, que la direction des Archives de France prenne enfin des mesures nécessaires pour assurer la pérennité et l’immuabilité des permaliens, véritables neurones de la transmission des données généalogiques entre les chercheurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain. N’hésitez donc pas à participer en grand nombre à ce symposium, pour faire corps et montrer à la direction des Archives de France que les usagers français et internationaux des archives publiques françaises en ligne, généalogistes et historiens confondus, mais aussi tous les archivistes départementaux et municipaux à l’écoute des usagers, aimeraient que la pérennité et l’immuabilité des permaliens leur soient à jamais assurées !

Pour pouvoir participer à cet événement capital, il faut s’inscrire comme auditeur, voire comme convive, en cliquant avant le 26 février 2020 sur le lien suivant pour accéder au moteur d’inscription :

https://www.eventbrite.fr/e/billets-colloque-ffg-perennite-des-permaliens-92198593475

Généalogiquement vôtre…

Pierre Le Clercq, président de la Société généalogique de l’Yonne.
Trésorier de l’Académie internationale de généalogie.
Chargé de mission de la Fédération française de généalogie sur les permaliens.

Histoire de femmes remarquables

Affiche café Gâtine (002)Je fais un peu de pub bien méritée pour la prochaine soirée du Café-Gâtine le 7 février à Vouhé. Elle permettra de rencontrer 2 auteurs et leurs écrits autour des femmes, une thématique qui devrait intéresser les généalogistes. La preuve en est qu’il sera d’ailleurs le fil conducteur de notre prochain challengeAZ en novembre 2020.

Monique Guérin-Simonnaud brossera le portrait de l’héroïne de son roman, Jaquette Blanchard, meunière au Pin, femme emblématique de la fin du XVIIIe en Bocage.
Puis Albéric Verdon évoquera le parcours des premières « féministes » des Deux-Sèvres, de Parthenay, de Saint-Pardoux, des femmes pleines d’énergie, d’abnégation et de courage pour oser s’exposer en public et militer pour leur indépendance et le droit de vote.

Les guerres de Vendée à Châtillon-sur-Sèvre

livre xavier maudetPour ceux qui ne l’ont pas encore découvert, le livre de Xavier Maudet intitulé Les guerres de Vendée à Châtillon-sur-Sèvre récemment publié intéressera non seulement les férus d’histoire mais aussi tous ceux dont la généalogie croise ce territoire.

Cet ouvrage érudit, suite logique de son précédent, La Révolution française à Châtillon-sur-Sèvre, est le  fruit d’un important travail de recherches dans de nombreuses archives. Il donne une image équilibrée et complète de cette tragédie fratricide dans une commune qui avait alors un rôle administratif important en plein cœur de la région insurgée. Nous découvrons à l’encontre des idées reçues que, au moment de la Révolution française, les idées républicaines sont présentes à Châtillon-sur-Sèvre, portées par un nombre conséquent de familles.

C’est d’ailleurs un des autres intérêts de cet ouvrage, plus généalogique celui-là, s’intéresser à ces familles de la commune, montrer que l’histoire s’analyse à travers des destins individuels et même familiaux. Une bonne partie de l’ouvrage prend donc la forme de notices, de portraits de familles.

S’il vous manque un cadeau généalogique au pied du sapin où si vous voulez vous faire plaisir au moment des fêtes, vous pouvez le commander en suivant le lien !

Madame de Maintenon, de Niort aux allées du pouvoir

Du 18 octobre 2019 au 15 mars 2020, le musée Bernard d’Agesci  de Niort va accueillir une exposition intitulée « Madame de Maintenon, dans les allées du pouvoir ». L’occasion pour Michel Grimault de nous raconter ci-dessous la vie de la plus célèbre des Niortaises.

Le 27 novembre 1635, une fille naît dans la prison de Niort. Elle est baptisée sous le nom de Françoise. C’est la petite-fille d’Agrippa d’Aubigné, poète et compagnon d’armes d’Henri de Navarre, dont il s’est un peu éloigné lorsque celui-ci a embrassé la religion catholique pour accéder au trône de France sous le nom d’Henri IV. Le père de Françoise, Constant d’Aubigné, est un aventurier, assassin de sa première femme et de son amant, débauché et couvert de dettes, renié par son propre père. Il est emprisonné à Niort pour avoir comploté contre Richelieu. Il est cependant autorisé à avoir son épouse auprès de lui. La prison n’est pas très sévère dans notre bonne ville.

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Le château de Mursay

La petite Françoise passe les premiers mois de son enfance au château de Mursay, où elle est recueillie par une tante. À la mort de Richelieu, Constant est libéré et tente de refaire sa fortune aux Antilles, où il emmène sa femme et ses trois enfants. Il y fait faillite puis meurt. De retour à Mursay, Françoise y est élevée dans la religion calviniste. Sa marraine obtient alors une lettre de cachet pour la soustraire à la religion réformée et la placer dans un couvent à Paris. Pour en sortir, elle se résout à épouser le poète Scarron, un infirme qui ne consommera point son union. Scarron est un esprit brillant et caustique qui tient salon dans un hôtel du Marais à Paris. Françoise, surnommée la Belle Indienne, y rencontre les esprits les plus brillants de son temps et pratique avec brio l’art de la conversation cultivée.

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Scarron

Lorsque Scarron meurt, en 1660, il ne lui lègue que des dettes. Anne d’Autriche, la Reine mère, lui accorde alors une pension de 2 000 livres. Madame de Montespan, la favorite du Roi apprécie la veuve Scarron, discrète et cultivée, dont elle fait la gouvernante des bâtards de Louis XIV. C’est ainsi que ce dernier fait sa connaissance. Les faveurs royales ayant redoré son blason, Françoise achète en 1674 le château et le titre de marquise de Maintenon. Le roi finit par s’attacher à la gouvernante de ses enfants. Madame de Montespan compromise dans l’affaire des poisons, sa dernière favorite morte en couches et la reine décédée à son tour, Louis XIV se rapproche de Françoise. Il l’épouse secrètement dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683.

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Mme de Maintenon

Avec Madame de Maintenon, la fin du long règne de Louis XIV est marquée par la dévotion et l’austérité. On prétend même qu’elle aurait inspiré les décisions politiques du monarque, comme la Révocation de l’Édit de Nantes, mais Françoise ne se pique pas de politique et se contente de ramener son époux et la Cour dans l’observance de la religion, voire même d’une certaine bigoterie. Pour avoir connu le dénuement, elle fonde un pensionnat chargé de l’éducation des jeunes filles nobles pauvres : la Maison Royale de Saint Louis, à Saint-Cyr, où elle met en pratique une pédagogie innovante destinée à en faire des jeunes filles pouvant tenir leur place dans la société aristocratique. Elle doit y renoncer sous la pression de l’Église, qui n’apprécie pas que des jeunes filles jouent des pièces de théâtre. Sa fondation devient un couvent traditionnel. C’est là qu’elle se retire à la mort du Roi en 1715. Elle y meurt le 15 avril 1719.

Lectures pour la rentrée

La rentrée approche. Je vous propose deux lectures généalogiques et régionales écrites par des femmes sur des femmes.

à l'envers des silencesTout d’abord, le livre de Danièle Bizet-Billaudeau, vice-présidente du Cercle généalogique des Deux-Sèvres. Quelques années après « Margaux de Montmirail » elle vient de publier « À l’envers des silences » au profit de l’association Épilepsie France. Ce deuxième ouvrage aborde le sujet  de l’épilepsie dans la Vendée agricole d’après la Seconde Guerre mondiale, sur les rives du Marillet précisément. Si la quête de Suzanne Boissonneau vous intéresse, vous pouvez commander l’ouvrage directement sur internet en cliquant sur l’image.

jacquette blanchardEnsuite, « Jaquette Blanchard, meunière au Pin (1731-1804) » de Monique Guérin-Simonnaud, Le livre n’est pas encore sorti mais il est annoncé pour le 13 septembre. Jaquette Blanchard a réellement existé et sa descendance comprend de nombreuses familles du village du Pin et des alentours. L’auteure a beaucoup aimé travailler sur l’histoire de cette femme courageuse qui a connu la fin de l’Ancien Régime, les guerres de Vendée et ses colonnes infernales, les débuts de la Petite Église. Pour plus d’informations sur la sortie de ce livre et pour le commander, là encore, il suffit de cliquer sur l’image.

 

Les protestants en Poitou, 2 rendez-vous cet été

Pour ce début d’été, je retransmets 2 informations sur des événements qui peuvent intéresser les Deux-Sévriens ayant des ancêtres protestants en Poitou :

la couarde 2– Tout d’abord, comme chaque année à la même période, le Centre Jean-Rivierre (La Couarde, 79800 Deux-Sèvres) propose une initiation à la généalogie protestante le mercredi 10 juillet de 9 h 30 à 17 h 00. Renseignements au 05 49 32 83 16. Attention, le nombre de places est limité !

– Ensuite, le très intéressant musée de la France protestante de l’Ouest organise 4 jours plus tard une fête d’été au château du Bois-Tiffrais (Monsireigne, 85110 Vendée) le dimanche 14 juillet 2019 de 10h à 19h avec, entre autres activités, une conférence à 14h45 intitulée Histoire retrouvée d’un huguenot du Bas-Poitou : René de Talensac, sieur de l’Oudrière 1580-1628 par Laurent Blanchard, attaché principal de conservation du patrimoine. Toutes les infos sont sur le site du Château du Bois-Tiffrais.

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Le musée du Bois-Tiffrais