Challenge de l’été : sosa 79 !

Un texte d’Éliane Blain

Penchée sur mon arbre, (CACAULT -VOILLON), je la repère, 7e génération, 2e quart gauche… donc région Poitou…donc huguenote…donc beaucoup d’incertitudes !…

Lors de notre première rencontre, le côté « clandestin » de son existence en marge de la « normalité » m’avait impressionnée. Autour d’elle, dans ma généalogie il y en a quelques autres mais … « 79 » oblige !…

Aujourd’hui je redécouvre Jeanne MERSERON-MERCERON.

La petite Jeanne voit le jour le 7 août 1765 dans la paroisse de Moncoutant, au cœur de la Cournolière, village qui ne possède pas encore cet immense cimetière protestant, ni ce temple aujourd’hui désaffecté. Sa famille comme beaucoup d’autres du village est protestante depuis au moins deux générations et pour son baptême, ses parents ont recours au Pasteur GAMAIN qui dessert la région de Moncoutant. La petite huguenote est baptisée le jour même de sa naissance, le 7 août en même temps que 2 autres enfants de St-Jouin-de-Milly et de Montigny. Baptêmes clandestins, « au Désert » certainement à Moncoutant…  

Acte de Baptême de Jeanne MERSERON [1]

Son père Jean MERSERON-MERCERON né à Courlay en 1727 et sa mère Julie BONNEAU-BOUNEAU née à la Genaudière de Moncoutant en 1738, bien que huguenots ont été baptisés dans les églises paroissiales respectives par un curé qui note « enfant illégitime » mais qui leur assure ainsi un état-civil légal, ce que Jeanne n’aura pas. Ils ont été mariés au Désert, par le même Pasteur GAMAIN le 23 septembre 1759. Je n’ai trouvé que Jeanne comme enfant de ce couple mais il est fort probable qu’il y en eut d’autres.

Ses parents décèdent pendant son adolescence (aucune date) et à 19 ans elle épouse Jean MICHENEAU-MICHONEAU (Sosa 78) de 7 ans son aîné issu d’une famille protestante comprenant au moins 6 enfants nés entre 1737 et 1758 et dont il est le cadet. Il voit le jour le 5 octobre 1758 à la Falourdière de St-Jouin-de-Milly du mariage clandestin avant 1737 de François MICHENEAU, laboureur et de Jeanne BAUDOUIN. Il sera tisserand, journalier, bordier.

Son frère François Louis né le 22 novembre 1741 sera lui aussi un de mes ascendants (Sosa142) marié avec Marie GRANGER (1751-1826)

Le mariage de Jean et Jeanne est célébré « au désert » par le pasteur DAVID le 24 octobre 1784. [2] Ils ont 26 et 19 ans.

Il semble que ce couple se soit d’abord installé au village du Bouchet à La Forêt-sur-Sèvre puisqu’il y nait une fille : Jeanne, mon Sosa 39, le 8 septembre 1791 (date indiquée sur son acte de mariage mais pas dans les registres).

A partir de cette date leur histoire familiale va croiser la grande Histoire de façon plus violente : Il faut revenir un peu en arrière et constater que depuis 1760 environ une certaine tolérance envers les protestants s’est installée doucement – les brimades persistent tout de même – et l’on s’achemine peu à peu vers l’Édit de Tolérance de 1787. Celui-ci va leur permettre d’exister enfin grâce à l’état-civil, d’exercer librement un métier… sans toutefois autoriser la pratique de leur culte. Notre couple va pouvoir enfin oublier les conséquences des Guerres de Religion… pour malheureusement subir celles de la Guerre de Vendée ! Après 1789, les premières manifestations paysannes des Deux-Sèvres vers Châtillon et Bressuire sont impitoyablement réprimées (août 1792). En Vendée, les troubles se généralisent dès mars 1793 et vont gagner rapidement toute la Vendée militaire. Devant les exactions commises, les familles protestantes de La Forêt, St-Jouin et Moncoutant, Courlay… vont fuir vers le sud aux confins de la Vendée militaire ; beaucoup s’arrêteront à Champdeniers – où l’hébergement est plus important – Cherveux, Cours ou St-Gelais où ils retrouveront d’autres coreligionnaires pouvant les aider.

C’est à St-Gelais, actuelle banlieue de Niort que je retrouve trace de Jeanne MERCERON (MASSON) épouse Jean MICHONNEAU qui le 5 septembre 1794 accouche d’une fille, Louise.

L’acte ne précise pas que les parents font partie de ces familles paysannes réfugiées qui ont été jetées sur les routes. Impossible de dire quand ils ont quitté le village du Bouchet de La Forêt-sur-Sèvre, peut-être fin 1793 ? Qu’ont-ils vécu avant de quitter leur foyer ? Dans quelles conditions ont-ils parcouru plus de 60 kilomètres ? La seule certitude est le départ de toute la famille Micheneau et des familles alliées.

 Je découvre que le couple va ensuite se fixer à Cherveux où ils vont résider pendant tout leur exode. La petite Louise va y mourir le 5 septembre 1794, le décès ne sera déclaré que dix jours plus tard le 27 octobre… Elle avait un peu plus de cinq semaines.

D’autres décès vont suivre :  

Le 23 mai 1795, Pierre MICHENEAU, époux Marie CORNUAU, beau-frère de Jeanne MERCERON y décède alors que Jeanne MICHENEAU, veuve JOTTREAU, sa belle-sœur est morte l’année d’avant, le 22 octobre 1794 à Champdeniers où ont également laissé leur vie mes Sosa 80, 88, 130,131…

 Dans ce climat de souffrances, de deuils, enfin une bonne nouvelle : Jeanne MERCERON met au monde à Cherveux une petite fille, Marie, le 16 mars 1796 [3], qui aura pour parrain et marraine Jacques Micheneau, bordier, et Marie Merceron tous deux réfugiés de la Falourdière de St-Jouin de Milly.  

1796 annonce aussi la fin de la Guerre de Vendée avec la mort de Charrette le 29 mars. Progressivement les réfugiés vont retrouver leurs bourgs mais notre couple MICHENEAU-MERCERON va s’arrêter à Moncoutant, au village de la Javrelière, où leur vie va devenir « normale » avec la naissance de 3 autres enfants :

  • François, le 07/09/1798
  • Jean, le 08/04/1801
  • Louise, le 25/03/1802

Marie MERCERON a 37 ans et passera les années suivantes à la Javrelière jusqu’au décès de son époux, Jean MICHENEAU le 29 janvier 1818. Elle a 53 ans. Je la retrouve à la Génaudière, village natal de sa mère en 1826 pour le mariage de Louise, la petite dernière.

 Elle meurt le 2 janvier 1833 à 68 ans aux Trois-Maisons ; son acte de décès me laisse encore une fois l’impression d’une vie « gommée » : son gendre Jean FRADIN, mon Sosa 38, oublie le prénom de l’époux – François au lieu de Jean – les parents de la décédée n’ont pas de prénoms…  

Ce fut tout de même une vie bien remplie…mais dont on ne connaît pas tout.


[1] AD79 – Pasteur GAMAIN – 1763/1767 – p 32/63
[2] AD 85/12 – Actes des Protestants – 1781-1789 – p 20/59
[3] AD 79-Cherveux N M An II-An X- p 87/151

Un sosa 2020 pour en finir avec l’année 2020

C’est le tour de notre adhérent Pierre Guilbot de nous transmettre son sosa 2020. Il nous prépare même à l’année à venir puisqu’il nous présente également son sosa 2021. Pierre en profite pour demander un peu d’aide afin de compléter les quelques renseignements manquants. J’ai mis en gras le membre du couple qui permet de le relier à son sosa 2020.

Rejoindre son sosa 2020 en 10 étapes.

1 Guilbot Pierre o 21/10/1952 Clessé

2 Guilbot Jean o 05/10/1913 Clessé + 11/08/1978 Niort
3 Merlet Marie Joseph o 22/10/1918 Boismé + 25/12/1988 Parthenay

6 Merlet Paul o 31/03/1891 Chanteloup + 15/07/1976 Niort
7 Meunier Marie Louise o 07/01/1895 Boismé + 22/07/1948 Clessé

14 Meunier Baptiste o 15/04/1863 St-Germain-de-L.C. + ?
15 Ferret Mélanie o 26/03/1858 Boismé + 29/02/1912 Boismé

30 Ferret Jean Baptiste o 13/04/1815 Largeasse + 01/05/1887 Boismé
31 Jolly Marie Louise o 29/07/1825 Clessé + 16/08/1896 Boismé

62 Jolly Louis o 03/08/1799 Parthenay + 28/08/1888 Boismé
63 Coulais Marie o 1798 Clessé + 03/03/1868 Clessé

126 Coulais Pierre o 1768 Boismé + 08/01/1833 St-Aubin-le-Cloud
127 Arnaud Louise o 1776. + 06/10/1834 St-Aubin-le-Cloud

252 Coulais André o 02/03/1743 La Chapelle-St-Etienne. + 17/11/1803 Clessé
253 Geay Marie Jeanne o Clessé + 01/09/1794 Clessé

504 Coulais André o 09/01/1696 St-Paul-en-Gâtine + ?
505 Baudouin Marie Jeanne o 16/07/1715 Moncoutant + 04/04/1780 Lhoumois

1010 Baudouin Pierre o 1680 16/11/1719 Moncoutant
1011 Giraud Jeanne o 28/03/1685 St-Marsault + 28/12/1730 Moncoutant

2020 Baudouin Pierre o 1665 ? + 1710 ?
2021 Jean Marie Françoise o 1670 ? + ?

Le sosa 2020 de Pierre Guilbot est le huitième et sans doute ultime que nous publions sur le blog après ceux de Monique Ferret, Pierre Laberny, moi-même, Jean-Pierre David, Marie-Isabelle Femenia, Mauricette Lesaint et Geneviève Vallantin. Je ne sais pas si ces différents ancêtres étaient particuliers. L’année qui portait leur numéro de sosa l’aura été en tout cas.
Beaucoup tourneront la page de cette année placée sous le signe de la covid19 sans regret. Heureusement, les recherches généalogiques à la maison ont permis à nombre d’entre nous de supporter plus facilement cette période.
Ce dernier sosa 2020 est l’occasion pour le Cercle généalogique des Deux-Sèvres de souhaiter de bonnes et prudentes fêtes de fin d’année à chacun et de rappeler que nos adhésions comptent par année civile. C’est donc le moment idéal de nous rejoindre ou de renouveler votre adhésion.

Séance d’initiation à la généalogie à Moncoutant

bib moncoutantPour rappel, nous organisons conjointement avec les Archives départementales des Deux-Sèvres une séance d’initiation à la généalogie le jeudi 12 octobre de 14 à 17 heures à la bibliothèque de Moncoutant (Château de Genève, avenue du Maréchal Juin).

Vous pouvez encore réserver votre place en nous téléphonant (05 49 06 79 22) ou à la bibliothèque de Moncoutant (05 49 72 83 03).

Nous aborderons la recherche dans les actes d’état civil selon les différentes périodes historiques. Nous donnerons aussi quelques conseils de méthodologie. Et nous évoquerons enfin d’autres sources utiles pour vos recherches généalogiques.

Nous vous accueillerons avec plaisir !

Un jardin de curé saccagé

 Les jardins de curé sont devenus bien rares, vu qu’il y a de moins en moins de prêtres et qu’ils ont beaucoup à faire avec les nombreuses paroisses qui sont à leur charge. Il y en avait bien davantage au XIXe siècle, et parmi ceux-ci, celui du curé Roulleau, le desservant la paroisse de Moncoutant. C’est Marc Bouchet qui nous raconte une anecdote ayant trait au jardin de ce prêtre.

jardin curé 2
Source Delcampe

Le curé de Moncoutant envoie une lettre le 18 juillet 1819 aux autorités de la commune du Breuil-Bernard dans laquelle il se plaint des méfaits commis à son potager par des habitants du bourg qui se comporteraient en ingrats.

Selon lui, comme les habitants de la paroisse sont jaloux de ce qu’il jouit du presbytère et du jardin du lieu (en effet il dessert les deux paroisses), il les accuse de s’efforcer d’anéantir ce qu’il a semé dans le dit jardin : blé, pommes de terre et choux. Leurs enfants arrachent les palisses des haies pour abattre les fruits quoiqu’ils ne soient pas mûrs. Et, par les trouées faites dans les haies entrent les cochons qui ravagent tout.

Un voisin du presbytère prétend avoir la propriété d’une haie. Comme il ne la ferme pas, poules et cochons entrent facilement.
C’est un parti pris de ne rien laisser venir à maturité et, même les paroissiens que le desservant loge ou à qui il permet de mettre à l’abri leur bois et leur charbon agissent de même.

Le curé Roulleau demande donc aux autorités locales de faire cesser la mauvaise volonté des habitants. Il se plaint de leur ingratitude car depuis huit années qu’il leur procure ses secours spirituels comme à ses propres paroissiens, il ne leur a jamais demandé un seul liard ni reçu rien d’eux. L’abbé Roulleau a en effet d’autres raisons de se plaindre. S’il reçoit du gouvernement 1100 francs pour la paroisse de Moncoutant, il a aussi le binage* du Breuil-Bernard depuis 1811, mais il n’a jamais rien touché du gouvernement, ni de cette commune pour la paroisse du Breuil-Bernard. De plus, la commune de Moncoutant ne lui a jamais donné de supplément depuis 16 ans qu’il en est le pasteur.

Le curé estime que les autorités pourraient rendre responsables les habitants du tort qui lui est fait. Et de rappeler que s’il jouit du jardin et du presbytère, c’est en vertu de l’ordre de monsieur le préfet.

Et pour conclure sa lettre, le curé accuse des personnes, mal intentionnées bien sûr, d’aller de maison en maison et de suggérer de lui nuire en disant : « Si vous vouliez, vous empêcheriez le curé de Moncoutant de jouir du presbytère et du jardin. »

Note : le binage est le fait de pouvoir dire deux messes le même jour. Aucun rapport avec le jardinage, même s’il est question de jardin saccagé…

Références :
– Série V le clergé séculier
– Série 11 F

Moncoutant

Carte d’identité

Moncoutant compte plus de 3 200 habitants aujourd’hui. Si vous avez des ancêtres dans cette commune, ils ont peut-être été au cœur d’événements historiques violents : il y a eu au XVIIe siècle des dragonnades contre les protestants, et la région a souffert des guerres de Vendée à la fin du XVIIIe siècle. C’est aujourd’hui un gros bourg apaisé. La preuve, c’est le paradis des pêcheurs puisque c’est sur cette commune que se trouve le Centre international nature et pêche Pescalis.

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Moncoutant par le préfet Dupin vers 1800

Chef-lieu de canton et de justice de paix. Cette commune est au nord-ouest et à 2 myriamètres 12 kilomètres de Parthenay : elle a un notaire, un receveur des domaines, une brigade de gendarmerie à pied et une à cheval. Sa population est de 1766 individus, dont la moitié protestants. Son territoire est borné au midi et à l’ouest par la Sèvre Nantaise, à laquelle vient se joindre la Louine ; il est arrosé au nord par un petit ruisseau sans nom, qui, pendant l’hiver, inonde beaucoup de terrain. La récolte est en seigle, en baillarge, en lin, en pommes-de-terre, en blé noir, un peu de froment, d’avoine, encore moins de mil : les prairies naturelles sont très étendues. Il y existe une fabrique d’étoffes de laine dites trois marches, qui est l’objet du commerce de trois à quatre marchands ; avant la Révolution, ce commerce était bien plus considérable. Il y a des foires très suivies ; elles ont lieu le 13 vendémiaire, le 1er et le 15 frimaire, le 19 nivôse, le 13 germinal, le 13 floréal, le 1er et le 15 messidor, le 16 thermidor, le 19 fructidor.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

Les Airaux, l’Aubenelière, la Baraillonnière, Beaubreau, Bel-Air, la Bialière, la Bleure, la Bloterie, la Bodinière, Bois-Girard, le Boquet, le Bordeau, les Bordes, la Bouatière, le Bouchaud, la Boucherie, Braud, la Braudière, Bréau, la Burlière, la Caille-Blanchère, la Californie, Chaduyl, la Chagnaye, la Chamaillardère, la Chamillardière, Château-Gaillard, les Chaufetières, la Chaussée (petite), la Chemillardière, Claveau, le Colombier, la Combe, la Condaugerie, la Contrie, la Cornuère, la Cournolière, la Couvière, la Croix, la Dreille, l’Églaudière (haute et basse), l’Esclaucherie, l’Esserbier, la Ferlandière, la Forêtrie, le Fournil, la Genaudière, la Genière (haute et basse), la Guérinière, la Guierche, l’Humeau, la Jarrie, la Javrelière, Laillaudière, les Landes, la Loge, le Logis (grand), les Maisons (trois), Mariolière (grande et petite), les Marsaudières, la Métière, Moncoutant, la Monzie, la Morinière, le Moulin (petit), le Noillon, le Noirveau, la Noue (vieille), les Paquetries, le Pâtis, la Pelletrie, la Pesantière, les Places, la Plaine (grande et petite), le Plessis, la Proutière, Puy-Jean, Puy -Large, Puymarri, Puy-Sec, le Quaireux, le Quairfour, la Renelière, Richer, la Roche, le Rocquet, la Sarrazinière, la Savarière, la Taponière, la Terrasse, la Touche, la Vergne, la Vieille-Lande, Villefollet.

Moncoutant sur la carte de Cassini

moncoutant-cassini

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes : 5771
-Naissances : 836 (+ 17 non catholiques)
-Mariages : 1510 (+ 1 non catholique)
-Sépultures : 3600
-Décès : 479 (+ 2 non catholiques)
-Abjurations : 396

Sources

Site officiel de Moncoutant
– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Delcampe

Initiation à la généalogie à Moncoutant

ini-genealogieLe Cercle vous souhaite pour cette nouvelle année bonheur, santé et plein de trouvailles en généalogie.
Nous avons pris nous aussi de bonnes résolutions, notamment celle de continuer nos séances d’initiation à la généalogie, gratuites et ouvertes à tous.

La première pour 2017 aura lieu à la bibliothèque de Moncoutant (Avenue du Maréchal Juin), le mardi 24 janvier à partir de 14 heures. Comme d’habitude, cette séance est le fruit d’un partenariat entre le Cercle et les Archives départementales des Deux-Sèvres. Il faut réserver sa place à la bibliothèque au 05 49 72 83 03. Nous vous attendons nombreux.