Exposition sur les chamoiseries et la ganterie niortaises

Nicole Bonneau a visité pour nous l’exposition sur la chamoiserie et la ganterie au musée Bernard-d’Agesci à Niort. Cette activité a employé pendant longtemps de nombreux Niortais. Peut-être certains de vos ancêtres ont été mégissiers, chamoiseurs ou gantières… Nicole en est ressortie enchantée et encourage ci-dessous tous ceux intéressés par ce pan de la vie et de l’histoire niortaises à aller la visiter. Cette exposition est à voir jusqu’au 17 septembre.

La chamoiserie et la ganterie sont des éléments incontournables de l’histoire industrielle et économique de Niort. Les premières traces apparaissent dès le XIIIe siècle (deux documents attestent de l’existence à Niort d’une importante industrie de tannerie alors). L’une et l’autre ont connu leur âge d’or dans les années 30 (employant jusqu’à environ 4.000 personnes) pour disparaître définitivement au début des années 2000.

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Finition et contrôles des gants.

boinot3Le musée Bernard-d’Agesci consacre une exposition d’ampleur à ces deux « traditions séculaires », comme elle a été nommée. Pour l’occasion, quelques-uns des 4 500 gants donnés aux musées à la fin des années 90 par les dirigeants des établissements Boinot sont présentés au public pour la première fois. De nombreux documents d’archives ont également été réunis, ainsi que des photographies datant du début du XXe siècle. A ne pas manquer la diffusion de « la peausserie de Niort », un film d’actualités, tourné à Niort en janvier 1968, qui permet de suivre les différentes étapes du traitement des peaux de mouton par chamoisage :délainage, bain de chaux, découpe, foulon, bain d’huile, presse, bain d’eau clair, séchage…

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Chamoiseur. Verrière de l’église Saint-Liguaire

La fête de la Saint-Jean, patron des chamoiseurs, est évoquée au travers d’une magnifique bannière de procession et d’une collection de houlettes de bergers qui étaient portées par les enfants marchant en tête de cortège. Cette fête de la Saint-Jean a été célébrée jusque dans les années 1970. D’étonnants objets sont à découvrir tout au long des six salles consacrées à l’exposition, comme cette valise de représentant de commerce en carton bouilli, métal et cuir, signée Louis Vuitton, ou ces boîtes à gants de la fin du XIXe siècle qui rappellent qu’il existait des gants pour toutes les occasions : gants de ville ou de soirée, gants de conduite ou de chasse, gants beurre-frais pour demander la main de sa bien-aimée… Certaines pièces rares appartiennent à des collectionneurs privés. Cette exposition, on la doit à Fabienne Texier, attachée de conservation du patrimoine qui , à la demande d’Élisabeth Mallard, élue communautaire chargée de la culture, l’a pensée et imaginée.

Nourrice et pavillon d’aliénés aux Archives des Deux-Sèvres

Les mois d’été m’ont vu prendre un peu de retard pour participer à la diffusion des « documents du mois » des Archives départementales des Deux-Sèvres. Je vais donc donner ici les deux liens vers pour juillet et août qui devraient là encore intéresser les généalogistes.

Il arrive en fouillant les registres d’état civil de croiser le métier de nourrice, le plus souvent malheureusement, lors de décès d’enfant. Pour en savoir plus sur ce métier et sa réglementation, les Archives départementales nous ont proposé en juillet de décrypter un livre à souche des certificats aux nourrices, sevreuses ou gardeuses, celui délivré par le maire de Messé à Florentine Porcheron le 31 août 1890. Dans le même article, Virginie Passebon nous donne des pistes de recherches sur ce thème.

Et en août, les mêmes Archives, en nous offrant le plan d’un élégant pavillon pour les pensionnaires aisés à l’hôpital de la La Providence à Niort, nous donnent à réfléchir sur l’évolution de la pensée autour de la santé mentale et sur les soins prodigués au XIXe siècle.

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La salle de lecture étant fermée jusqu’au 15 août, ces 2 articles aideront les plus mordus à patienter jusqu’à cette date !

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Liste des morts en prison à Niort pendant la Révolution

Vous trouverez ci-dessous un lien vers un article qui donne une liste de 573 personnes exécutées ou mortes en détention à Niort pendant la période révolutionnaire, en 1793 et 1794. La plupart étaient enfermées au château de Niort (le Donjon) qui servait alors de prison. L’âge et le lieu de résidence des décédés sont le plus souvent donnés. Beaucoup sont originaires des communes de la zone frontière entre Républicains et Vendéens de notre département (Amailloux, Chiché, Courlay, Vernoux…) mais pas uniquement.

Cette longue liste est mise en ligne par le site La Maraîchine Normande dont le but est d’honorer Vendéens et Chouans. Le Cercle Généalogique des Deux-Sèvres ne se situe bien sûr pas sur ce terrain, mais peut-être y a-t-il des personnes se rattachant à votre généalogie ? Il serait alors dommage d’ignorer cette source d’information. Personnellement, j’ai pu ainsi retrouver la trace de plusieurs décès de personnes qui appartiennent à mon arbre. Il ne me reste plus maintenant qu’à me rendre aux Archives départementales des Deux-Sèvres pour consulter de visu les documents concernés.

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Le donjon de Niort (source Gallica)

Et si vous voulez avoir des informations complémentaires sur cette période du point de vue judiciaire, dans notre département, vous pouvez aussi consulter le livre d’Antonin Proust, La justice révolutionnaire à Niort, téléchargeable gratuitement sur Gallica, le site de la BNF.

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