Saint-Aubin-le-Cloud

Carte d’identité

Saint-Aubin-le-Cloud est un village au cœur de la Gâtine. Sa première trace apparaît au XIIIe siècle, sans doute à proximité d’un monastère qui se retrouve dans le nom (le claud signifiant le cloître). C’est dans cette dynamique commune de 1910 habitants que se tiendra le samedi 25 mars la prochaine assemblée générale du Cercle généalogique des Deux-Sèvres.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Saint-Aubin-le-Cloud par le préfet Dupin vers 1800

Commune au nord et à 7 kilomètres de Secondigny. Sa population est de 756 individus. Son territoire est arrosé par le ruisseau du Palais, et produit du seigle, du blé noir, un peu de froment, de l’avoine, des pommes-de-terre, fort peu de lin et de chanvre : il y a quelques prairies naturelles médiocres, les bois du Theil et du Vivier, trois étangs. Le principal commerce est celui des bestiaux. il y a un grand moulin à eau, de trois roues.

Les toponymes relevés par Bélisaire Ledain vers 1900

L’Adjar, l’Albertière, Ardéas, la Baralière, la Barretière, la Barrière, les Bartières, la Bélinière, la Bertelière, la Bertière, la Blinière, la Bobinière, le Bois (grand et petit), Boisdaire, les Bordes (grandes et petites), la Bordelière, la Boudardière, la Boularière, la Bréchoire, la Brousse, la Brunetière, la Brunière, les Caquinières, Chabosse, la Chambiraudière, Chambord, la Charantonnière, le Château, le  Châtenay (grand et petit), le Chêne, la Chevallerie, la Corne-de-Lièvre, le Coût, les Coûts, la Dandellerie, l’Émerière, la Filature-du-Pâtis, la Fragnaie, la Frizonnière, les Gâts-Bodart, le Gaury, la Gendrière, la Gétivière, la Gibertière, la Gloire, la Godellière, les Granges, la Grivière, la Grossetière, les Guiardières, la Guillonnerie, la Guionnière, la Guitonnière, Laurière, la Limousinière, Linière, Lorytière, Louritière, la Maison-Neuve, la Marière, le Martinet, la Méchinière, la Ménantière, la Ménardière, la Morinière, la Morlière, la Motte (grande et petite), Mouillepain, Le grand Moulin, la Mourandière, la Mulotrie, l’Ousselière, Palais, Piogé, la Poussardière, Puichenin, la Rediasse, la Renlamière, Robelin, la Royauté, la Russardière, Saint-Aubin-le-Clou, la Sallière, la Salmondière, la Sansurie, la Sapinière, le Saule, Serin (haut et bas), le Teil, la Timarière, les Touches, la Trainière, la Vergne, la Vézinière, le Vivier, les Vrignaudières,

 Saint-Aubin-le-Cloud sur la carte de Cassini

saint-aubin-cassini

Actes dépouillés par le Cercle généalogique des Deux-Sèvres

-Baptêmes : 4527
-Naissances : 205
-Mariages : 1165
-Sépultures : 3709
-Décès : 158

Sources

Site officiel de la commune de Saint-Aubin-le-Cloud
– Bélisaire Ledain Dictionnaire topographique des Deux-Sèvres. Éditions UPCP
– Claude Dupin Mémoires sur la statistique du département des Deux-Sèvres. Site Gallica
– Cartes postales : Delcampe

Publicités

Recherche de grognards deux-sévriens

Laurent Delenne, qui travaille aux Archives départementales des Deux-Sèvres, prépare un ouvrage sur les grognards des Deux-Sèvres.

napoleon_et_les_artilleurs_a_cheval_de_la_gardeVous conservez peut-être, dans votre famille ou chez vous des documents, des objets ou une tradition orale concernant les soldats de Napoléon (1800-1815) originaires du département des Deux-Sèvres.
Quelques exemples : lettres du soldat à ses parents, livret militaire, feuille de route, brevet et médaille de Sainte-Hélène, brevet et médaille de la Légion d’honneur, carnet de souvenirs, certificat d’activité, congé, réforme, retraite, pension, demande de secours, extrait mortuaire, tombe…

Si tel est le cas n’hésitez pas à contacter le blog, soit en répondant à cet article en cliquant sur laisser un commentaire, soit en envoyant un mail à genea79blog@laposte.net afin que je vous mette en contact avec Laurent Delenne.

De Saint-Domingue à Chantecorps

Le document du mois de février 2017 des Archives départementales des Deux-Sèvres nous emmène de l’autre côté de l’Atlantique, à Saint-Domingue. Laurent Delenne y a transcrit pour nous la demande de secours d’un instituteur de Chantecorps,  Pierre Louis Alexandre Laisné, en 1837 auprès du ministre de la marine et des colonies.

chantecorpsL’enseignant fait cette requête car il est le fils ruiné d’un colon de Saint-Domingue. Ce document est très intéressant d’un point de vue historique (il évoque les colonies, l’esclavage, la révolte des esclaves en 1791…) et humain (la grandeur et la décadence d’une famille). C’est aussi un exemple de la richesse des sources accessibles aux Archives pour enrichir nos généalogies. Pour y accéder, c’est ici.

Conférence sur la psychogénéalogie à La Couarde

psychoJe retransmets à tous ceux qui sont intéressés par la psychogénéalogie cette invitation de la Maison du protestantisme poitevin à La Couarde :

Conférence suivie de questions

« La psychogénéalogie,

ou comment se libérer des maux de nos ancêtres »

Dimanche 26 mars à 15h au centre Jean-Rivierre

« Dans une société où les cellules familiales éclatent et les actifs se rendent mobiles, les thérapies individuelles et les recherches généalogiques répondent aux personnes en quête de repères. La numérisation des archives et leur accessibilité sur internet rendent les recherches plus faciles et plus rapides. La généalogie devenue moins chronophage n’est plus l’apanage des seuls jeunes retraités. Mettre à plat sa généalogie consiste à reconstruire l’arbre des ascendants. On y pose des noms et des dates. C’est un premier éclairage, mais on peut aller bien plus loin dans la connaissance de soi si l’on enrichit cet arbre d’informations supplémentaires tels que les lieux, les événements, les faits historiques, les circonstances des décès, etc. Mireille Lusseau, thérapeute cognitif et comportemental à Melle, démontrera l’intérêt du génosociogrammes et de la psychogénéalogie et évoquera des études de cas.

Cette conférence s’adresse particulièrement aux amateurs de généalogie et de recherches historiques, et à ceux qui veulent apprendre à mieux se connaître. »

Perfectionnement à la généalogie à Argentonnay

Un an après la séance d’initiation à la généalogie que nous avions animée, en collaboration avec les Archives départementales, à Argentonnay en février 2016, les généalogistes du nord du département vont pouvoir bénéficier d’une séance de perfectionnement. Celle-ci est programmée le 16 février 2017 à 14 heures, toujours à la médiathèque d’Argentonnay, 3 bis rue des Douves.

argenton bib
la médiathèque d’Argentonnay

Pour vous inscrire à cette séance, il vous suffit de nous téléphoner au  05 49 06 79 22  ou bien au 05 49 08 53 40 (laisser un message en cas d’absence).

À la soupe !

goemaer_detail_cremaillere
Le Christ chez Marthe et Marie (détail) de Joos Goemaer

Quand les hommes rentraient des champs ou quand la traite des vaches était terminée, c’était « l’heure de la soupe ». Si les femmes travaillaient au dehors, elles revenaient un peu plus tôt pour « faire la soupe » et quand tout était prêt, elles appelaient « à la soupe ! ».
La soupe est un aliment dont le prix de revient est presque nul. De l’eau, du pain et des légumes du jardin : tout est produit à la ferme. On met toutes sortes de légumes selon la saison… et on laisse bouillir la marmite pendant des heures devant le feu, dans la cheminée.
Les hommes enrichissaient leur soupe en versant un verre de vin dans l’assiette à demi vidée. Cette habitude de faire « godaille » ou « chabrot » est considérée comme très saine.
Quelquefois, pendant les jours très froids d’hiver, on fait une trempine, ou soupe au vin chaud : dans la soupière, sur du pain rassis, on verse de l’eau et du vin bouillant, et on sucre bien. En été, au contraire, on fait le miget, bien frais, avec de l’eau juste tirée du puits, du vin et du pain coupé en petites bouchées. Rien de mieux pour rafraîchir pendant les grands travaux (les battages). Les femmes et les enfants, qui ne boivent pas de vin, mangent le miget au lait.

Comme nous sommes au cœur de l’hiver, voici deux recettes de soupes régionales que Nicole a relevées pour nous dans le livre Manger autrefois en Poitou d’Élisabeth et Jean-Claude Morin (Geste éditions).

La soupe de haricots à l’oseille

150g de haricots
1 gros oignon
1 botte d’oseille
1 litre 1/2 d’eau
1 verre de lait
sel, poivre

Mettre à tremper deux bonnes poignées de haricots. Puis les faire cuire dans un litre et demi d’eau avec un gros oignon, pendant deux heures. Passer au moulin.
Remettre sur le feu en y ajoutant un bon verre de lait. Dès que le potage bout, y jeter l’oseille hachée. Saler, poivrer et laisser cuire cinq minutes.
Tailler du pain et tremper la soupe.

La soupe de vie

1 litre d’eau
12 gousses d’ail
1 branche de thym
1 branche de romarin
4 feuilles de laurier
3 cuillerées à soupe d’huile
pain de campagne rassis

Dans un litre d’eau bouillante, jeter une douzaine de belles gousses d’ail, une branche de thym, de romarin, quatre feuilles de laurier. Celles-ci flottent puis disparaissent, englouties. Pour corser ce bouillon bien léger, y ajouter trois cuillerées à soupe d’huile pendant la cuisson, qui dure dix à quinze minutes. Pendant ce temps, les hommes garnissent leur assiette de tranches de gros pain rassis et versaient dessus une louche de bouillon brûlant.