Un week-end à Niort et en Nouvelle-France

Marguerite Morisson-page-001(1) - CopiePour ceux qui aiment l’histoire, le Canada, les rencontres… pensez à réserver quelques heures au milieu d’un week-end à la frontière du printemps et de l’été, généralement dédié à la musique.

IMG-20170403-WA0008Vendredi 21 juin à 18 heures, l’infatigable ex-présidente du Cercle généalogique des Deux-Sèvres, Marguerite Morisson, sera présente à la librairie des Halles pour animer une causerie autour de son livre Poitevins au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles. Cette causerie sera suivie d’un moment de dédicace et de convivialité.

 

café historiqueSamedi 22 juin, à 14 heures, au restaurant Les Planches (18 rue Baugier), la ville de Niort organise un café historique intitulé Sur les traces de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes avec une conférence de Samantha Rompillon-Tran, docteure en histoire moderne au Centre interuniversitaire d’études québécoises (conférence avec la participation du Cercle généalogique des Deux-Sèvres et toujours de Marguerite Morisson). Si le temps le permet, ce café historique sera suivi d’une visite guidée sur les pas des pionniers niortais à l’intérieur de la ville de Niort.

Publicités

« Ciel nos Ayeux » à Vertou (44)

Vertou-bd.jpgUne idée de sortie en Loire-Atlantique qui vous intéressera peut-être.

L’Association Généalogique Vertavienne organise la 7e édition de sa biennale  Ciel ! Nos Ayeux. Le thème choisi est Les Jouets du Grenier.

Cette exposition aura lieu à Vertou (44) les 30 et 31 mars 2019. Elle a pour unique but de promouvoir la généalogie et de favoriser les échanges culturels.

L’A.G.V. sera très heureuse de vous accueillir dans la région nantaise. Toutes les informations relatives à cette manifestation sont sur son site.

Conférence : une empoisonneuse au pays des aïeux de Voltaire

Les Archives départementales organisent le jeudi 21 mars à 18 heures une conférence intitulée une empoisonneuse au pays des aïeux de Voltaire ainsi présentée :

Fabrice VIGIER, Maître de conférences d’Histoire Moderne, vous invite à découvrir la tragique destinée de Jeanne Courillaud.
À la mi-août 1763, une terrible rumeur circule dans les rues de la petite ville d’Airvault en Poitou. Une jeune femme de la cité aurait, en effet, tenté d’empoisonner son père, sa mère et sa jeune soeur avec de l’arsenic… Incriminée, elle nie les faits, ce qui va la conduire à fuir sa cité natale, et à se réfugier successivement à Poitiers, La Rochelle et Nantes. Découvrez l’histoire incroyable de cette Airvaudaise, qui se trouvera aussi mêlée à une affaire d’une dimension nationale !

Conf_Courillaud.jpgL’affaire Marie Besnard à Loudun n’est donc ni la première, ni la seule où on parle d’empoisonnement à l’arsenic ! Si vous voulez connaître l’affaire Jeanne Courillaud à Airvault, vous savez ce qu’il vous reste à faire : rendez-vous aux A.D. le 21 mars !

Je profite de cette information pour rappeler à nos adhérents que le Cercle généalogique des Deux-Sèvres tient son assemblée générale le 30 du même mois à Airvault justement. Plus de deux siècles se sont écoulés, il n’y a plus aucun danger. Vous pouvez donc venir sans crainte et nombreux. Ci-dessous les liens vers :
– la convocation
– le programme et la réservation pour le repas

Portes ouvertes à la généalogie (et à l’Histoire) à Mauzé-sur-le-Mignon

La Société mauzéenne d’histoire et de généalogie invite toutes les personnes intéressées à venir à ses journées portes ouvertes, les samedi 2 et dimanche 3 février à Mauzé-sur-le-Mignon. Tous les détails sont dans l’affiche ci-dessous. Les membres de cette association seront heureux de vous accueillir et de vous faire découvrir leurs travaux.portes ouvertes 2019 pour photo

Généa79 n°105 (et autres infos…)

105
le numéro 105 !

Le prochain numéro de Généa79 va bientôt arriver dans les boîtes aux lettres des abonnés. Ce sera pour eux l’occasion de relire sous un format papier tous les articles du ChallengeAZ sur la Gâtine. Pour les adhérents qui le reçoivent sous sa forme numérique, il est dès maintenant accessible sur la page revue Généa79 de notre site.

Je profite de cette actualité pour en rappeler une autre : Marguerite Morisson, auteure de Poitevins au Canada aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui a écrit aussi 2 articles pour notre ChallengeAZ, animera  un café des Archives consacré aux Filles du Roy. Pour y assister, rendez-vous aux Archives départementales des Deux-Sèvres le jeudi 13 décembre de 13 h 00 à 13 h 45.

PS : Si le ChallengeAZ vous a plu sur le blog ou dans la revue, si l’idée d’écrire sur vos ancêtres, leur vie et leur environnement vous intéresse, vous avez peut-être aussi envie d’y participer pour le reconduire en 2019. Ou, plus simplement, cela vous a motivé afin d’écrire pour vous ou pour vos proches, ou encore pour le journal ou pour le blog. Si c’est le cas, je vous donne rendez-vous en 2019 pour réfléchir à la création d’un group d’écriture, le samedi 19 janvier à 10 h 00 à notre local, rue Pierre-de-Coubertin à Niort. Si vous ne pouvez pas ce jour là, vous pouvez me contacter à l’adresse du blog
genea79blog@laposte.net

Nous échangerons ensemble pour savoir ce que chacun aurait envie de mettre en valeur de sa généalogie, ou aimerait évoquer de notre département des Deux-Sèvres. Peut-être même arriverons-nous à définir une thématique fédératrice commune.
Nous pourrions ainsi partager nos généalogies sous une forme nouvelle, faire découvrir
d’une façon plus vivante à nos familles, nos amis, nos proches mais aussi aux autres
généalogistes des anecdotes, des événements et des vies qui méritent d’être racontées.

 

L’interview de la directrice des AD79 sur Geneanet

aude seillanindexAude Seillan, directrice des Archives départementales des Deux-Sèvres a répondu aux questions de Geneanet. Si vous voulez savoir quelles actions sont programmées aux AD79, quels projets sont en cours, voici le lien qui vous mènera vers cet interview.
Elle explique son parcours, décrit l’endroit où elle travaille, mais surtout  elle donne de nombreux renseignements qui intéresseront les généalogistes des Deux-Sèvres. Elle nous conseille aussi des fonds quand nous allons en salle de lecture :
« … les généalogistes ont […] beaucoup de ressources qui vont les orienter, soit avec des recherches foncières, vers l’enregistrement et les hypothèques, soit avec des recherches géographiques sur l’histoire des communes avec les registres de délibérations.
Sans oublier la presse, qui est une véritable mine d’or.
L’iconographie est précieuse si elle est légendée.
Les fonds privés sont bien sûr très intéressants, mais leur conservation est liée à des aléas historiques: dans ces cas-là, il faut chercher à trouver, dans l’environnement des familles qui intéressent chaque généalogiste, des points communs avec d’autres institutions qui auraient laissé des traces plus facilement.
Et laisser faire le hasard qui a un rôle non négligeable dans toute grande découverte! »

 

 

O comme : Officier d’Académie

C’est encore moi qui m’y colle ! En conséquence, le deuxième article (et dernier) de Raymond Deborde sur une personnalité bien connue de tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des communes des Deux-Sèvres.

poignat2Pourquoi évoquer Maurice Poignat (1911-1997), officier d’Académie ? Son lieu de naissance (La Chapelle-Saint-Laurent, le 19 mai 1911) en fait plutôt un Bocain. Né d’un père cordonnier et d’une mère lingère dans une petite commune, il aurait pu être contraint comme beaucoup à une vie rurale et discrète. Pourtant, il va devenir un historien local reconnu, un journaliste, un écrivain, et sa carrière en fera un Gâtineau.
Historien, il est conservateur du musée Georges Turpin à Parthenay, membre de la Société historique des Deux-Sèvres et de la Société des antiquaires de l’Ouest. Il s’intéresse à l’histoire régionale, au folklore, aux guerres de Vendée et fait d’importantes recherches en sillonnant les territoires de Gâtine et du département, recherches qui aboutissent à des milliers de fiches.
Journaliste, il est responsable des chroniques consacrées à Parthenay et à la Gâtine du journal Le Petit Courrier jusqu’à la guerre, puis du Courrier de l’Ouest à partir de 1944.
poignat1Il est aussi écrivain et publie plusieurs livres historiques sur la Gâtine, mais aussi iconographiques avec Parthenay et la Gâtine en cartes postales anciennes. Mais surtout, dès 1948, il commence à rédiger pour Le Courrier de l’Ouest une série d’articles consacrés aux communes des Deux-Sèvres. Ces années de travail se retrouvent compilées dans son œuvre monumentale Histoire des communes des Deux-Sèvres. C’est un bonheur pour les généalogistes : elle fourmille d’anecdotes et de renseignements qui permettent d’approcher au plus près le cadre paroissial puis communal où ont vécu nos aïeux. 2 tomes sont consacrés à sa chère Gâtine. Je ne résiste pas au plaisir d’extraire presque au hasard une petite anecdote qui se situe dans la commune de La Ferrière :
Au mois d’octobre 1836, le recrutement d’une institutrice ayant été envisagé, le maire, M. Bourdin, suggéra qu’il soit fait appel à une religieuse, et ce à fin d’économie, la paroisse s’engagea à lui fournir le logement et le mobilier. Trois conseillers ayant demandé un vote à bulletins secrets « il a été demandé – lit-on sur le registre des délibérations conservé à la mairie – de voter avec des pois, en prenant des pois blancs pour l’adoption et des pois rouges pour contre ». Cette curieuse façon de procéder avait été décidée afin de favoriser la tâche de certains conseillers sachant tout juste signer leur nom. Toujours est-il que la proposition d’accueillir une religieuse comme institutrice communale munie de son « diplôme » fut décidée… par sept pois rouges contre cinq pois blancs !

Maurice Poignat a reçu de justes récompenses honorifiques pour l’ensemble son travail . Il est ainsi Chevalier des Arts et Lettres, mais aussi Officier d’Académie (ou de l’Instruction publique) ce qui me permet de rendre hommage au rôle de transmission qu’il a eu. Avec ses livres, il a donné le goût de l’histoire locale et offert des pistes aux généalogistes de Gâtine et des Deux-Sèvres pour mieux connaître la vie de leurs ancêtres.