La première révolte…

Une animation du Cercle généalogique des Deux-Sèvres

Le Conseil départemental vous y invite !


La Nouvelle République vous en parle


Les Archives départementales vous accueillent


Réservez votre fin d’après midi du mercredi 26 octobre pour assister à la conférence de notre administrateur Jean-Philippe Poignant aux Archives départementales intitulée…

LA PREMIÈRE RÉVOLTE

Un mois d’octobre très animé pour Généa79

Notre actualité est très riche pour le mois d’octobre. Parmi les différents événements que nous avons créés ou auxquels nous participons, certains peuvent vous intéresser si vous habitez les Deux-Sèvres ou à proximité. Tous sont gratuits.

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Journées européennes du patrimoine 2022

Les journées européennes du patrimoine ont lieu le weekend prochain, les 17 et 18 septembre. C’est l’occasion d’accéder à des lieux ouverts exceptionnellement. Plein d’idées en cliquant sur le lien ! Comme chaque année, nous serons présents le dimanche aux Archives départementales. Voici le programme tel qu’il est présenté sur leur site :

Dimanche 18 septembre : ouverture exceptionnelle des Archives départementales de 14 h à 18 h – entrée libre et gratuite, réservation conseillée auprès du secrétariat. 

  • Visites commentées du dépôt d’archives(durée d’environ 45 minutes), présentation des missions, ou comment découvrir l’envers du décor et approcher les trésors de l’histoire des Deux-Sèvres.
  • Informations pratiques sur la généalogie avec la participation du Cercle généalogique des Deux-Sèvres en salle de lecture.
  • Présentation de documents d’archives inédits. Venez découvrir ces documents d’archives et écouter leur histoire…

Pour ceux qui ne l’ont pas vue, vous pourrez aussi découvrir dans le hall des AD l’exposition que nous avons faite pour commémorer les 150 ans de la guerre de 1870. Elle retrace le parcours de Victor Germain, un soldat de Saint-Aubin-le-Cloud. Il a consigné au jour le jour dans son carnet ses déplacements, les combats auxquels il a participé, son refuge en Suisse et son retour. Nous vous racontons tout cela sur 9 panneaux. Cette exposition restera un peu plus d’un mois et elle sera remplacée le 24 octobre par celle que nous avons aussi réalisée sur les monuments des Deux-Sèvres en lien avec la guerre de 1870.

La fête du pain : nous y étions!

Un texte de Jacqueline Texier

Dimanche 4 septembre  se tenait à la ferme de Chey  la traditionnelle fête du pain, organisée par le Chaleuil dau pays niortais, association amie du Cercle généalogique, bien connue des Niortais.

Le Chaleuil nous avait invités à y tenir un stand pour y présenter nos activités. Bien installées (Sylviane, Danièle et moi), au frais, dans le bâtiment où se trouve une partie du beau musée de la ferme, nous étions entourées de brodeuses talentueuses, cadre idéal pour présenter notre association.

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Les séances d’initiation à la généalogie reprennent !

Les séances d’initiation à la généalogie vont reprendre à un rythme soutenu cette fin d’année après 2 années difficiles pour tout le monde. Nous en avons 3 de programmées. Je vous donne les lieux et les contacts qui varient selon les séances. Il faut à chaque fois réserver, le nombre de places étant limité.

Samedi 1er octobre 14 à 17 h à la bibliothèque de Beaussais-Vitré / contact bibliothèque
– téléphone 06 11 40 12 85
– mail bibliotheque.vitre@laposte.net

Lundi 17 octobre 14 à 17 h aux Archives départementales à Niort / contact Généa79
– mail genea79@orange.fr

Samedi 19 novembre 14 à 17 h à la bibliothèque de Reffannes / contact bibliothèque
– téléphone : 06 73 57 93 63 ou 06 82 06 28 43
– mail : secretariat@mairie-reffannes.fr

La 1re et la 3e séance sont organisées dans le cadre de Terre de lecture(s) par la médiathèque départementale des Deux-Sèvres. Les 3 séances sont gratuites, elles sont à chaque fois animées par des bénévoles du Cercle généalogiste des Deux-Sèvres et par un archiviste des Archives départementales des Deux-Sèvres.

Nous reparlerons de Terre de lecture(s) très bientôt. Les rencontres proposées tout au long du dernier trimestre ont pour thème Histoires de famille et Généa79 en a justement quelques unes à raconter !

La fête du pain

Comme chaque année, le Chaleuil dau pays niortais organise le dimanche 4 septembre sa sympathique fête du pain. Cette manifestation se déroulera comme à son habitude à la Ferme Communale de Chey à Niort, . Le pain sera cuit dans le four de la ferme. Cette année, le travail des forgerons sera mis à l’honneur et vous pourrez assister à des démonstrations.

La journée sera animée par le groupe folklorique portugais PRIMAVERA en compagnie du groupe de danse du CHALEUIL DAU PAYS NIORTAIS.

Des nombreux artisans et producteurs locaux seront sur place. Vous pourrez aussi rencontrer le Cercle généalogique des Deux-Sèvres qui sera présent toute la journée. Ce sera notre rentrée !

Souvigné et son musée de la vie rurale et de la coiffe (3/3)

Suite et fin du feuilleton de Marguerite Morisson sur le musée de Souvigné. (1re partie / 2e partie) Une visite s’impose !

Le musée a trente ans.

En trente ans, les équipes ont changé. Nous sommes passés de l’ère du « papier-crayon » à l’ère de l’informatique, qui permet aujourd’hui de faire ce qui était impensable dans les années 90.

Ce qui n’a pas changé par contre, c’est l’enthousiasme, accompagné d’un dévouement sans limite et d’un grand désir de perfection. On cherche non seulement l’origine des objets, mais aussi l’origine des donateurs, pour plus de vérité. La généalogie est devenue l’outil d’accompagnement.
Grâce à la famille Darmani, la maman et ses deux fils, le musée des débuts balbutiants est devenu un superbe musée, qui occupe aujourd’hui non seulement le Prieuré, mais aussi le Temple.

Le musée est entre bonnes mains; même passion , même amour du village, même dévouement, qui ont fait survivre de belle façon, les efforts des pionniers d’il y a trente ans.
Cet anniversaire a été dignement fêté le vendredi 1er juillet dernier, en présence de nos élus.

Venez visiter ce musée.

Amis généalogistes, qui chaque jour ou presque, aimez retrouver vos ancêtres et se pencher sur leurs coutumes, leurs travaux, qui les imaginez dans leurs vêtements, leur vie d’homme et de femme, leurs vie de parents, leurs joies et leurs misères, vous les retrouverez à Souvigné, criants de vérité.

Tout est soigné, documenté, expliqué ;
les vêtements sont authentiques
ou fidèlement reconstitués.

Du travail de pro !

Allez visiter ce musée,
vous ne le regretterez pas !

Souvigné et son musée de la vie rurale et de la coiffe (2/3)

Deuxième partie du texte de Marguerite Morisson débuté hier. Elle nous raconte tout ce qui s’est passé autour du musée (la fin demain).

On aurait pu croire que toutes ces activités pouvaient suffire à toute cette équipe hyperactive de Souvigné ! Et bien non !
Pourquoi ne pas ajouter à tout ce patrimoine, celui de la cuisine traditionnelle poitevine ? On va transmettre, faire des stages, réaliser des repas… c’était en 1994.
Ce qui fut dit fut fait ! A chacune sa spécialité . Et les stagiaires arrivent de tout le département. Il y eut jusqu’à 70 convives … un peu serrés dans le restaurant scolaire ! La municipalité bienveillante autorise l’utilisation du Foyer Rural et de ses aménagements ; C’est nettement mieux !

Françoise la présidente, que les hasards de la vie ont amenée à Souvigné, se passionne elle aussi, devient organisatrice de concerts, d’expos, cordon bleu, guide du musée ou accompagnatrice de randonnées, où elle découvre la topo- nymie extraordinaire des lieux.
Les hommes, infatigables, organisent des circuits, réparent les lavoirs, repeignent, nettoient, blanchissent les murs, transportent les « ponnes à bugheaille » et autres « encombrants », nettoient la cave voutée en évacuant 1 mètre de déblais avec des seaux et des baquets, par les escaliers ! Ils nettoient aussi les cimetières protestants se trouvant sur les circuits de randonnées.
Souvigné est à mes yeux un exemple, un concentré d’imagination, de dévouement, d’enthousiasme et de bénévolat !
Après la cuisine poitevine ses stages et ses repas, ce fut le vide grenier, auquel on ajouta le marché campagnard, puis la foire au farci en 1996, qui existe encore aujourd’hui.
En 2000, de nouveaux arrivants anglais eurent l’idée de préparer le repas de « Christmas » …plus de cent convives !

En 2002, pour la foire au farci, les dames revêtent à leur tour les vêtements et les coiffes qui les ont fait tant travailler… C’est le succès : 100 kg de farci, 20 kg de pâtés, et 70 pains de campagne cuits par le boulanger dans le four rénové, sont vendus !

Mais la « Cerise sur le gâteau » pour ne pas dire «Le Couronnement » fut bien sûr l’expédition mémorable au Plessis Robinson, pour « La Fête des Guinguettes ».
Logistique impressionnante, lavoir démontable, matériel de « bugheaille* avec ponne*, poéloune* et potin* », sac de cendres, brouettes, linge à lessiver. Gégé était devenu rémouleur et André Ricard « palissounait » paniers et corbeilles, pendant que les lavandières rinçaient, battaient, frottaient, tordaient le linge sorti de la ponne à bugheaille, où le linge se lavait à la cendre de bois blanc, arrosé d’eau chaude, puisée avec le potin dans la pouéloune. ( voir p. suivante) Un vrai spectacle pour les Parisiens stupéfaits !
Car il y avait aussi la machine à égrener les « moghettes », le maréchal-ferrant, une cane et ses canetons sur une mare improvisée et les boudins et les confitures et les tourtisseaux appréciés de Charles Pasqua, surtout bien arrosés d’hypocras !

Les participants ont dû s’amuser comme des fous, quel que soit leur âge. Tous en parlaient avec des sourires entendus. Ils ont bien fait d’en profiter. Les anecdotes ne manquaient pas, même les pannes de transport, dont ils riaient encore 10 ans après !

Il y a trente ans de tout cela ! Beaucoup ne sont plus là pour témoigner et ceux qui y sont encore seraient aujourd’hui incapables de réaliser de telles prouesses. Mais il y a les souvenirs et ils sont irremplaçables !
Rien de tel que ces moments de vie associative, d’échanges , de travaux réalisés collectivement pour son village.
Même si la vieillesse apporte son lot de misères physiques, tous ces souvenirs engrangés apportent aussi un esprit plus ouvert et une certaine sérénité.
Personnellement, mon séjour à Souvigné ne me laisse en mémoire que des sourires et de l’amitié pour toutes celles et ceux que j’y ai rencontrés, avec la satisfaction d’y avoir transmis ce qui m’avait été appris, par les lingères : Julie d’Eclopegenêt de Vitré, Anna  de Chaignepain et Marie du Busseau.

Pendant trois ans, je suis allée à Souvigné tous les mardis et c’est pour moi aujourd’hui un magnifique souvenir. Au bout de mon « contrat virtuel », toutes savaient refaire une coiffe et comme les idées ne manquaient pas et que l’enthousiasme du début était toujours intact, je me suis retirée, heureu- se de cette belle expérience, guidée par la générosité, l’amour d’un village et heureuse aussi des amitiés nouées.

Je tiens à saluer le travail accompli par Hélène et Marc Guiton, et Jacqueline et Henri Magnien qui furent en quelque sorte les « moteurs » de cette belle aventure. Hélas ! Ils ne sont plus là pour témoigner.


*Pour ceux qui ne connaissent pas le parlanghe :
– La bugheaille : lessive annuelle
– La ponne : grand récipient de pierre taillée, percé à la base, mais obstrué le temps du trem- page, où on entasse le linge avec la cendre de bois.
– La pouéloune : autre récipient en métal posé sur un feu pour y puiser l’eau chaude avec la- quelle on arrose le linge mis à tremper avec de la cendre de bois, blanc de préférence.
– Le potin : récipient de métal fixé au bout d’ un long manche pour aller puiser l’eau chaude dans la pouéloune et arroser le linge dans la ponne.

Souvigné et son musée de la vie rurale et de la coiffe (1/3)

Marguerite Morisson aime beaucoup le musée de la vie rurale et de la coiffe à Souvigné et elle pense, à juste titre, qu’il mériterait d’être mieux connu. . Aujourd’hui, Marguerite raconte l’histoire de ce musée telle qu’elle l’a vécue. (la suite demain)

Il était une fois… c’est ainsi que commencent toutes les belles histoires…

Donc, il était une fois Souvigné en pays « pèlebois », un petit village du Saint-Maixentais, où l’on passait sans s’arrêter, car à vrai dire il n’avait aucune réputation, ni bonne ni mauvaise d’ailleurs ! On apercevait bien, au loin, le clocher de son église jouxtant la haute toiture de son temple, mais les voitures filaient bon train sans jamais s’arrêter.
Ce que l’on ignorait, c’était l’enthousiasme et le foisonnement d’idées de ses habitants qui voulaient à tout prix faire vivre leur village, parce que tout simplement, ils l’aimaient.

Il y avait au cœur du village, un prieuré du XVe, propriété d’une famille qui souhaitait partir et le vendre… pour en faire un centre de loisirs, avait dit le propriétaire un peu visionnaire !

Marc Guiton, qui fit pour notre Cercle les relevés de Souvigné, était alors maire de son village. Passionné d’histoire, de traditions et de patrimoine, il suggéra de créer une association, indispensable point de départ de tout projet culturel. C’est ainsi qu’en août 1991 sont nés « Les amis du Patrimoine ».
Aussitôt dit, aussitôt fait. Ce serait le musée de la coiffe.
On battit le rappel pour récupérer coiffes, costumes et broderies qui affluèrent à pleins cartons et à pleins sacs.

Mais le patrimoine ce sont aussi les chemins creux, les fontaines, les lavoirs, les petits édifices en péril, les fours, le temple et les cimetières protestants, puisque nous sommes à Souvigné en plein pays huguenot.
On organisa des randonnées, des équipes défrichèrent, nettoyèrent, arrachèrent… Une vraie ruche, un même élan, un même enthousiasme jamais démenti.
Le seul problème, c’était le nerf de la guerre… pas riches les amis du patrimoine ! Il serait trop long de raconter ici toutes les péripéties liées à cette époque héroïque, mais tant de cœur et de dévouement devaient réussir.

Sur une idée d’une élue départementale venue visiter le musée, on fit appel à l’esprit mutualiste lié au département des Deux-Sèvres. Des directeurs de nos mutuelles, nés en Deux-Sèvres, originaires du Saint-Maixentais et d’origine protestante de surcroît, furent sollicités, mirent la main au porte-monnaie et c’est ainsi que les amis du patrimoine se retrouvèrent au Prieuré, dans leurs murs. Bien sûr, il fallut plus de temps à le réaliser qu’à le raconter, puisque ce n’est qu’en 1997 que toutes ces tractations prirent fin !

Mais revenons donc quelques années en arrière. Les coiffes et dentelles affluent, chez Hélène et Marc Guitton. Ils ne savent plus quoi en faire. Jean-Pierre Gaunord qui habite à Souvigné, est donc contacté pour leur venir en aide. Jean-Pierre, c’est le talentueux costumier des « Ballets Populaires Poitevins » créés par l’UPCP, mais c’est aussi le père fondateur du groupe enfantin « Les P’tits Châgnes » de renommée nationale et même internationale et c’est aussi le créateur du festival annuel des « RIFE » de Saint-Maixent, qui réunit chaque année des ballets traditionnels enfantins venus de toute la planète. Donc Jean-Pierre doit avoir une solution.

Depuis 1986, un atelier pour l’entretien des coiffes des « P’tits Châgnes » fonctionne à Saint-Maixent, dans une salle désaffectée de l’école Wilson. Les mamans des enfants ont été sollicitées et certaines ont pris goût à cette activité un peu spéciale, il faut le reconnaître !
En effet, 80 coiffes à entretenir, c’est un travail insurmontable pour une seule personne ! Une équipe est indispensable !
Lorsque les groupes traditionnels de l’UPCP ont été créés entre 1967 et 1972, les lingères professionnelles existaient encore, âgées certes, mais encore efficaces.
C’est ainsi que m’a été donnée l’occasion de les rencontrer et d’apprendre ce qu’elles ont bien voulu transmettre, chacune étant jalouse de son art et persuadée de notre incapacité.
À vrai dire, c’est d’abord l’histoire des coiffes, liée à l’histoire des femmes qui fut intéressante. À une époque où les femmes ne comptaient pas et ne s’exprimaient pas, leur coiffe était en quelque sorte leur carte d’identité.
La richesse et la longueur des rubans révélaient la situation financière du père, les broderies disaient si la fille était célibataire ou mariée et la position des tuyautés pouvait renseigner sur sa religion. Les coiffes de cérémonie étaient particulièrement « bavardes » sur le sujet.

Ensuite, quand on veut aller au bout de l’histoire, il faut se mettre les mains dans l ‘amidon et en apprendre le savant dosage si l’on veut arriver à un résultat.
Mais ceci est une autre histoire.

Un soir, lors de l’atelier hebdomadaire à Saint-Maixent, Jean-Pierre me demande si je consentirais à aller aider les dames de Souvigné « pour faire un musée de la coiffe ». C’était vague, mais original !
Au début de l’automne 1991, je suis donc arrivée à Souvigné où je ne connaissais personne, à part le maire rencontré une ou deux fois aux archives. Je ne savais pas trop ce que l’on attendait de moi.
Ce que j’ai trouvé en arrivant ce furent des sourires, un accueil plus que chaleureux, un enthousiasme extraordinaire… mais aussi des monceaux de « gueneuilles » comme disait Hélène, entassés sur une longue table : des bonnets, les moules en carton, des fils de fer, des dentelles, des guimpes, des caracos, des pantalons fendus et des cache-corsets… sur une hauteur de 80 cm au moins !
Mais autour de la table les visages souriants et confiants d’Hélène, de Jacqueline, de Janine, de Viviane, d’Henriette, de Fernande, tellement sympathiques et amicaux que j’ai dit oui , tout de suite !
Je venais de « signer » un « engagement » ! Et l’on se mit au travail tout de suite.

Premier travail : trier et éliminer ce qui était irrécupérable. On profita de ce tri pour apprendre les noms des différents morceaux composant une coiffe, les reconnaître et les rassembler et surtout garder précieusement les coiffes encore montées qui pourront servir de modèle. J’ai alors proposé de venir chaque semaine pour continuer le travail.
Mais la semaine suivante tout était trié, par pièce et par coiffe, ainsi que les bonnets, les guimpes, les fichus les foulards, les culottes fendues et les jupons etc.
Et cet enthousiasme ne s’est jamais démenti. Quel plaisir ! Chaque semaine, j’allais là-bas comme à la fête ! Chacune prépara son « métier » à tuyauter, et après un lavage délicat de ces fragiles reliques, les tuyautés faits avec aiguilles ou palènes sortirent blancs et fermes de toutes ces mains devenues expertes en quelques semaines.
Pour le montage, il a fallut un peu plus de temps, c’est la partie délicate, celle qui donne son élégance à la coiffe.

Un jour en fin de soirée :
– Allo ! Allo ! Ici c’est Viviane ! Ça va pas !
– Vous êtes malade ?
– Non, Non ! Moi ça va ! C’est ma Malvina qui va pas ! J’arrive pas à lui revirer ses tuyautés sur le devant ! J’vais pas dormir cette nuit ! Y’a l’expo dans deux jours !

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que ce musée est né d’un enthousiasme partagé. Pendant que les dames se brulaient les doigts dans l’amidon, et repassaient leurs tuyautés, les messieurs collectaient les vieux outils, les vanneries traditionnelles, le matériel de « bugheaille » (lessive), les objets artisanaux et récuraient le Prieuré de la cave au grenier. Les bâtiments hors de service furent remis en état, et un peu plus tard, même la voûte du four fut entièrement refaite par les soins de Gégé, devenu l’homme indispensable.

1992 fut l’année où l’on décida de faire une première expo des premiers travaux. La trésorerie ne permettant pas trop d’excentricités, on fit avec les moyens du bord. On discuta beaucoup, mais le grand jour venu, les visiteurs ont pu admirer une belle collection de coiffes créchoises, de rubans, de dentelles diverses, de fichus et de foulards, ces derniers présentés sur les branches d’un arbrisseau mort. Aujourd’hui certains en sourient, mais c’était mieux qu’un fil avec des épingles à linge ! Ça ne coûtait rien et ça meublait un coin de cette grande salle. Pour occuper ces grands murs blancs, le mari de Janine avait installé une grande carte de France, sur laquelle étaient accrochées les poupées de M. Palissier qui, avant beaucoup, s’était intéressé au patrimoine et aux traditions de notre pays. Les visiteurs étrangers au département, appréciaient d’y retrouver les costumes de chez eux.

Et puis il y avait bien sûr les « Trois Grâces du Poitou », la Créchoise, la Mothaise et la Malvina, habillées dans des costumes de la Marchandelle d’Augé, reconstitués d’après des originaux, installées sur un plateau tournant, de façon à ce qu’on puisse en voir tous les détails. C’est ce tableau un peu défraîchi d’Escudier, qui nous avait inspirées.

Retour sur la sortie généalogique du 18 juin 2022 à Bois-Tiffrais

Le Cercle généalogique des Deux-Sèvres a organisé pour ses adhérents (et leurs proches) le samedi 18 juin une sortie généalogique au château de Bois-Tiffrais sur la commune de Monsireigne en Vendée. Ce bel édifice accueille dans un décor champêtre le riche Musée régional d’Histoire protestante avec sa salle d’étude consacrée à la généalogie protestante de la France de l’Ouest.

La canicule s’étant invitée au programme, sur les vingt six personnes inscrites au départ, dix sept ont finalement participé à cette journée.

Le matin, nous avons visité le Musée régional d’histoire protestante avec pour guide le pasteur Denis VATINEL, conservateur du musée:

Nous avons découvert le musée et ses collections : la cuisine, la salle de séjour, les salons …

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