Un sosa 2020 (qui est un un implexe)

Aujourd’hui, c’est Monique Feret qui nous transmet son sosa 2020. Voici le petit mot qu’elle nous a  joint : « Mon Sosa 2020 a ceci de particulier qu’il est l’ancêtre de ma grand-mère maternelle à 9 générations et de mon grand-père maternel à 11 générations. Merci pour le défi, il m’a bien fait chercher ! »

Effectivement, Pierre Decemme, le sosa 2020 de Monique est également son sosa 6984 (si j’ai bien compté en numérotant). Un joli cas d’implexe !

2020 et 6984 Pierre DECEMME   

né vers 1608, marié en 2e noce vers 1647 avec Judiq BONNAULT,
décédé à Prailles (Lussaudières)

3492 Abraham DECEMME

né en 1649 à La Mothe-Saint-Héray, marié avec Jeanne ALBERT

1010 Isaac DECEMME

né vers 1650, marié avec Jeanne GAUDIN, décédé en 1716 au Luc de Verrines-sous-Celles

1746 Abraham DECEMME

né vers 1669, marié en 1697 à Verrines-sous-Celles avec Françoise PAIRAULT

505 Jeanne DECEMME

née vers 1690, mariée en 1716 à Verrines-sous-Celles avec Pierre DESCHAMPS

873 Marie DECEMME

née vers 1698, mariée en 1724 à Sepvret avec Jacques POISSEAU, décédée en 1746

252 Pierre DESCHAMPS

né vers 1725, marié en 1751 à Celles-sur-Belle avec Louise DUBOIS, décédé à Vitré

436 Jacques FOISSEAU

né à Sepvret vers 1727, marié en 1751 avec Jeanne MARBOEUF

126 Pierre DESCHAMPS

né en 1756 , marié en 1789 en 2e noce avec Angélique MADIER, décédé en 1814 à Melle, la Roche de Saint-Thibaut

218 Jacques FOISSEAU

né en 1752 à l’Hermitain de Souvigné, marié en 1787 à Goux avec Marie ALBERT

63 Marie DESCHAMPS

née en 1799 à Vitré (la Carte), mariée en 1827 à Mougon avec Jean VIGNEAU, décédée en 1865 à Mougon

109 Marie FOISSEAU

née en 1788 à Goux (le Rivaud, mariée en 1811 à Souvigné avec François CHAUVET, décédée en 1857 à Prailles (Lussaudières)

31 Françoise VIGNEAU

née en 1830 à Mougon, mariée en 1854 à Mougon avec Daniel Louis BRIAULT, décédée à 37 ans à Mougon

54 Pierre CHAUVET

né en 1812 à Souvigné, La Fontauzelière, marié en 1836 avec Louise PAIRAULT

15 Victoire Suzanne BRIAULT

née en 1862 à Mougon, mariée en 1889 à Thorigné » avec Pierre BOUIN, décédée à 36 ans à Thorigné

27 Madeleine CHAUVET

née en 1840 à Prailles Lussaudières, mariée en 1862 à La Couarde avec Benjamin Constant MADIER, décédée à 43 ans à Vitré (Châteauneuf)

7 Mélanie Sidonie Clémence BOUIN

née en 1895 à Thorigné, mariée en 1921 à Thorigné avec Max GAUTIER, décédée en 1991 à Melle

13 Victoire MADIER

née en 1862 à Goux, mariée en 1885 à Thorigné avec Pierre GAUTIER, décédée à 85 ans à Thorigné (Escoulois)

 

6 Max GAUTIER

né en 1896 à Thorigné (Escoulois) marié en 1921 à Thorigné avec Mélanie BOUIN, dcd en 1976 à Melle

3 Suzanne Victoire GAUTIER

née en 1925 à Melle, mariée en 1950 à Melle avec Gaston POUILLIOU, 95 ans aujourd’hui

1 Monique POUILLIOU, épouse FERET, adhérente 2388

Qui sera la huitième personne à nous dévoiler son sosa 2020 ?

Un sosa 2020 (la suite…)

monter à 2020

Aujourd’hui, c’est Pierre Laberny qui nous envoie de Lyon où il réside son sosa 2020, le sixième à être publié sur le blog du Cercle généalogique des Deux-Sèvres. L’occasion pour nous de nous promener en partant de l’année 1699 jusqu’à celle de 1940 sur un petit territoire autour de Saint-Maixent-l’École et ensuite nous en éloigner.

 

Si vous voulez comme Pierre trouver votre sosa 2020, c’est facile. Il suffit en partant de soi de remonter 5 fois du côté des mères, puis 2 fois du côté des pères, on remonte ensuite d’une mère et pour finir de 2 pères et ça y est, vous y êtes, au sosa 2020 !

Sosa 2020
Bernard Daniel ° ….. – + 29/10/1699
X Rivière Magdelaine
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Sosa 1010
Bernard Daniel
X 29/10/1699 à Saint-Maixent
Texier Magdelaine
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Sosa 505
Bernard Louise ° 21/06/1705 à La Mothe-Saint-Héray
X 07/10/1726 à Sepvet
Bonneau Samuel (Sosa 504)
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Sosa 252
Bonneau Jean
X 18/01/1752 à Échiré
Marcillac Marie ° 24/11/1726 à Vouillé + 26/08/1763 à Saint-Gelais
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Sosa 126
Bonneau Jean ° 09/01/1756 Saint-Gelais + 06/12/1817 Germond
X 09/09/1778 Rouvre
XX 1803
XXX 10/10/1803 Rouvre
Mercier Louise ° 23/07/1773 Echiré + 30/08/1842 Germond
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Sosa 63
Bonneau Louise ° 06/12/1807 à Germond + 16/02/1876 à François
X 09/10/1832 à Germond
Alix Jean ° 02/05/1793 à Saivres + 17/02/1868 à Cherveux (Sosa 62)
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Sosa 31
Alix Louise ° 05/10/1833 à Rouvre + 27/06/1900 à François
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Sosa 15
Alix Magdeleine ° 13/11/1863 à Saint-Gelais + 26/06/1938 à François
X 10/10/1883 à François
Pelletier Honoré Jules ° 04/06/1861 à Saint-Lin + 10/04/1933 à François
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Sosa 7
Pelletier Irma ° 05/07/1884 à François + 02/07/1927 à François
X 29/04/1907 à François
Trouvé Henri ° 11/02/1881 à François + 22/02/1915 à François
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Sosa 3
Trouvé Madeleine Jeanne ° 14/04/1913 à François + 12/10/1957 à Narbonne
X 09/12/1931 François Guion Maurice Edmond ° à Azay-le-Brûlé + 1940
XX 27/11/1943 à Bordeaux Laberny Charles ° 23/10/1915 à Soustons + 04/12/1985 à Narbonne
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Sosa 1
Laberny Pierre
Adhérent n°1031

 

Un sosa 2020 (le mien)

Après Geneviève, Mauricette, Marie-Isabelle et Jean-Pierre, je partage à mon tour sur le blog du Cercle généalogique des Deux-Sèvres mon sosa 2020. Il n’a pas vécu dans une paroisse deux-sévrienne, mais tout près*.

J’ai beaucoup de chance quant à mes recherches sur René Suaud, mon sosa 2020. En effet, j’ai trouvé tous les actes le concernant plus ou moins directement. La difficulté n’était pas trop grande, il m’a suffi de consulter quelques registres sur une seule paroisse, celle de La Tardière dans l’actuelle Vendée.

la tardière 1J’ai donc trouvé :

  • Son acte de baptême : nous sommes le 2 mai 1646 et le curé Bascle baptise dans l’église Notre-Dame de La Tardière un garçon né sans doute le jour même et prénommé René. Il est le sixième enfant de Pierre Suaud que je pense être laboureur et le troisième de Marie Petit, sa seconde épouse. Deux autres naîtront après lui. Le parrain et la marraine sont choisis dans le cercle familial paternel. Le parrain est l’oncle René qui lui transmet ainsi son prénom.
  • Son acte de mariage : il épouse le 17 août 1676 dans cette même église Catherine Querquis. Le curé s’appelle Normandin. Le marié a 30 ans mais le curé note 28 ans environ. Il est vrai qu’autrefois, on ne fêtait guère les anniversaires et on ne comptait pas les années qui passent. Ses parents sont décédés 4 ans plus tôt, à 10 jours d’intervalle au village des Cornelières de La Tardière. Il est laboureur. Comme il est majeur, il n’a pas besoin de curateur pour épouser la jeune Catherine, âgée de 20 ans venue de la paroisse de Cheffois. Deux frères du marié, Pierre et Hilaire, sont cités comme témoins de la cérémonie.
  • Les actes de baptême de ses enfants par le curé Normandin : d’abord Pierre, mon ancêtre en août 1678, puis Marie en mai 1679 et enfin René en mai 1680. Des naissances rapprochées qui ne laissent guère de repos à la mère. Les 3 enfants voient le jour à la métairie de la Papinière ou réside et travaille la famille. Je trouve aussi l’acte de sépulture de la petite Marie, 3 mois seulement après sa naissance.
  • Son acte de sépulture : il arrive bien vite dans le registre et René Suaud ne verra malheureusement pas grandir ses garçons. Il décède le 23 mars 1681 à l’âge de 34 ans, laissant une veuve et 2 bambins dont l’aîné n’a pas 3 ans. Son frère Hilaire l’accompagne le lendemain à sa dernière demeure. Le curé Normandin qui avait rajeuni René pour son mariage le vieillit cette fois-ci, lui attribuant 38 ans.

Voilà, je connais tous les actes essentiels de la vie de mon sosa 2020. Il ne me reste plus qu’à imaginer ce qu’elle fut entre ses différents moments au risque de me tromper. Son enfance dans une métairie avec ses 6 frères et sœurs arrivés comme lui à l’âge adulte, sans apprendre à lire et écrire. Son chagrin suite à la perte quasi simultanée de ses 2 parents alors qu’il avait 24 ans. Sa joie de se marier, de voir naître ses enfants, sa tristesse de perdre sa fille Marie. Son environnement religieux catholique dans une paroisse où le protestantisme est vivace avec le souvenir du massacre de huguenots à la Brossardière en 1595. Sa vie de labeur avec le travail difficile de la terre toujours menacé par les intempéries ou les mauvaises saisons. Sa mort prématurée, 4 jours seulement après celle de son frère Pierre.

René Suaud a sans doute disparu bien vite des mémoires. Ses deux garçons étaient bien trop jeunes pour en avoir le souvenir. Il a fallu à sa veuve, Catherine Querquis, trouver très vite un nouvel époux, Mathurin Rezeau, qui lui donna au moins 7 autres enfants. Mais voilà, le hasard d’une numérotation me font redonner un peu de vie à celle bien trop courte de mon sosa 2020.

* Cet article a déjà été publié sur le blog l’arbre de nos ancêtres.

De mon Sosa 2020 jusqu’à moi :

  • Sosa 2020 : René SUAUD (1646 -1681) époux de Catherine QUERQUIS
  • Sosa 1010 : Pierre SUAUD (1678 – ?) époux de Jeanne COULAIS
  • Sosa 505 : Jeanne SUAUD (1733-1804) épouse de Jean BONNIN
  • Sosa 252 : André BONNIN (1762 – ca 1793) époux de Louise BENETREAU
  • Sosa 126 : Louis BONNIN (1786 – 1811) époux de Catherine PAILLAT
  • Sosa 63 : Monique BONNIN (1808 – 1883) épouse de Pierre DAGUISÉ
  • Sosa 31 : Marie-Louise DAGUISÉ (1835 – > 1906) épouse de Victor POIRIER
  • Sosa 15 : Alphonsine POIRIER (1878 -1902) épouse de Gustave TURPAUD
  • Sosa 7 : Marie TURPAUD (1902 -1999) épouse de Raymond FROUIN
  • Sosa 3 : ma mère
  • Sosa 1 : moi-même

Un sosa 2020 (4e épisode)

Aujourd’hui, c’est Jean-Pierre David qui évoque pour nous son sosa 2020. Il est le 4e adhérent à s’être lancé dans ce petit jeu après Marie-Isabelle, Mauricette et Geneviève. Merci à lui. Plutôt que de remonter le temps, Jean-Pierre nous propose de partir de son ancêtre pour arriver jusqu’à lui, ce qui est finalement plus facile à suivre. Une jolie promenade dans le temps et dans la Gâtine (avec un petit crochet en Normandie).

2020 Louis CHATIN
Né vers 1650, marié vers 1670 avec Jeanne MULOT et décédé entre 1693 et 1702.
Deux enfants : François et René.

1010 François CHATIN
Né vers 1674, marié le 18 novembre 1693 à Secondigny avec Hilaire CHABOSSEAU et décédé le 24 décembre 1729 au Beugnon.
Cinq enfants : Jean, Marie, Françoise, Jean et Jeanne.

505 Marie CHATIN
Née le 23 octobre 1695 à Secondigny, elle épouse Jean JOLLY le 27 novembre 1715 à Vernoux-en-Gâtine, elle décède le 13 décembre 1758 à Fenioux, elle était veuve depuis 14 ans.
Trois enfants : Jacques, Mathurin et Marianne.

252 Jacques JOLLY
Né le 24 octobre 1716 à Vernoux-en-Gâtine (source Relevés Cercle 79), marié avec Jacquette LEAUD le 9 février 1746 à Fenioux et décédé le 7 novembre 1764 à Fenioux.
Six enfants : Marie, Jacques, Jeanne, Marie, Marie et Pierre.

126 Jacques JOLLY
Né le 17 septembre 1752 à Fenioux, marié avec Marie AUDURIER le 17 février 1784 à Fenioux (son nom se transforme en «JOLLIT»), il décède le 8 octobre 1837 à Fenioux (veuf depuis 27 ans).
Jacques réside à Fenioux (mariage), puis à Pamplie, Allonne, Les Groseillers et revient finir sa vie à Fenioux.
Sept enfants : Marie-Louise, Marie-Louise, Marie-Madeleine, François, Françoise, Madeleine et Marie-Madeleine.

63 Marie-Louise JOLLY
Née le 21 décembre 1786 à Allonne, devenue métayère elle se marie le 12 février 1814 à Secondigny avec Jacques DECOUX, elle meurt à 50 ans le 23 novembre 1837 à Secondigny, un mois et demi après son père.
Dix enfants : Jean, Marguerite, Marie, Louise, François-Jacques, Pierre, Marie-Julienne, Jean-René, Marguerite et Marie-Madeleine.

31 Marie-Julienne DECOUX ou DECOULT
Née le 11 mars 1824 à Secondigny, se marie avec René Pierre GUIGNON le 14 novembre 1844 à Secondigny, puis après le décès de ce dernier le 1er novembre 1863, elle s’unit à René FAUCHER le 1er février 1864 à Saint-Aubin-le-Cloud. Elle décède le 19 septembre 1877 (à nouveau veuve depuis deux ans).
Trois enfants avec R. P. GUIGNON : Rose, Pierre-Célestin et Victorine.

15 Rose GUIGNON
Née le 26 juin 1849 aux Granges à Saint-Aubin-le-Cloud , elle se marie le 8 février 1870 avec Alexis CAMUSARD à Saint-Aubin, veuve depuis 21 ans, elle décède à Azay-sur-Thouet le 24 novembre 1913.
Onze enfants : Marie-Rose, Jean-Emile, Ernest-Auguste, Louis-Marguerite, Louise-Françoise, Marie-Victorine, Jean-Gustave-Célestin, Marie-Ernestine-Pascaline, Eloïse-Jeanne-Pascaline, Françoise-Augustine et Victor-Marcel-Alfred.
Nota : CAMUZARD ou CAMUSARD selon les actes.

7 Françoise Augustine CAMUZARD (ma grand-mère)
Née le 25 mai 1888 à Saint-Aubin-le-Cloud (dixième enfant de la famille) est servante à « La Verrie » à Vernoux-en-Gâtine où elle rencontre Julien Augustin ROCHAIS, aussi employé dans ce domaine. Ils s’y marient le 29 septembre 1911. Ils résident à Parthenay, puis partent pour la Normandie (travail oblige : grande production de locomotives pour le Chemin de fer, près de Rouen, où la demande d’embauche est forte). Elle nous quitte le 5 novembre 1959 à Sotteville-lès-Rouen.
Trois enfants : Juliette Augustine, Marcel et Maurice (ces deux derniers nés en Normandie).

3 Juliette Augustine ROCHAIS (ma mère)
Née le 12 juillet 1912 à Parthenay (La Mara) elle épouse le 17 avril 1939 Alphonse DAVID à Sotteville-lès-Rouen et nous quittera, à 92 ans, le 19 mars 2005.

1 MOI Jean-Pierre DAVID

Qui sera le prochain à nous évoquer son sosa 2020 ? Il vous reste 8 mois pour le faire et envoyer votre copie à l’adresse du blog genea79blog@laposte.net

 

Un sosa 2020 (ça continue)

Marie-Isabelle FEMENIA est la troisième adhérente du Cercle généalogique des Deux-Sèvres à se prendre au jeu du sosa 2020, après Geneviève et Mauricette. Elle remonte donc en partant de ses enfants jusqu’à Louis Viollet (1716-1789) et nous promène de la Vendée jusque dans nos Deux-Sèvres. Dans le message qu’elle nous envoie à l’adresse du blog (genea79blog@laposte.net), Marie-Isabelle écrit : « Je suis ravie d’avoir  fait cet article, car j’ai appris plein de choses, sur mes sosas, mais aussi en généalogie descendante. » Une recherche qui entraîne du plaisir, ça donne forcément envie de suivre son exemple. À qui le tour ?

Mon sosa 2020 m’étant inconnu car le mariage de son fils 1010 est non filiatif, j’ai choisi de vous présenter le sosa 2020 de mes enfants qui m’était déjà connu, mais sur lequel j’ai appris beaucoup de choses nouvelles en préparant cet article. Et il est à la hauteur de l’année 2020… extravagant ! Et puis, ayant remarqué qu’aucune des femmes des quatre plusieurs anciennes générations n’avait atteint l’âge de 40 ans, cet article leur rend un peu aussi hommage.

1 – Mes enfants

3 – Moi Marie-Isabelle

7 – Ma mère Suzanne qui vient de nous quitter

15 – Fleurida Marie ROUBERTY (1905-1980)

31 – Marie Clémentine dite Clémentine MAROT (1880-1967) épouse d’Abel ROUBERTY
Elle a vécu toute sa vie en Vendée dans le canton de Chaillé-les-Marais. Elle a élevé six enfants dans une maison très isolée, sans confort, en plein marais, près du pont du Brault.

63 – Marie Rose dite Mélanie QUINTARD (1854-1934) épouse de Célestin MAROT
Née et décédée dans le canton de Chaillé-les-Marais, elle a passé une partie de son enfance et sa jeunesse plus au nord de la Vendée, à la limite entre la Plaine et le Bocage, et a épousé un homme de là-bas. Aînée de six enfants, elle a elle-même élevé six enfants, cinq filles et un garçon qu’elle a eu la chance de voir revenir de la Première Guerre mondiale. Elle ne savait ni lire ni écrire contrairement à certains de ses ancêtres, et était fière que la plupart de ses enfants aient leur certificat d’études.

126 – Hippolyte dit Julien QUINTARD (1832-1911)

Hippolyte QUINTARD 1877
Sa signature en 1877

C’est le plus récent de mes ancêtres né dans les Deux-Sèvres. Il est né à Vouillé mais n’y a passé que sa toute petite enfance. À peine arrivé dans le Marais poitevin, il a perdu sa mère à l’âge de 8 ans.
Il s’est marié avec Marie Rose BARET en 1853 et a eu six enfants. Ne s’entendant pas avec son père, il a quitté Champagné-les-Marais. Au décès de son père, il y est revenu pour reprendre en tant que fils aîné les fours à chaux, bien que privé de la quotité disponible de la succession.
Il a été cultivateur à Champagné-les-Marais, roulier, journalier à Mareuil-sur-Lay, corroyeur, carrier, terrassier à La Réorthe, chaufournier à partir de 1879 jusqu’à ce que, joueur invétéré, il perde tout y compris les fours à chaux, à la suite de quoi il redevint roulier.

252 – René QUINTARD (1808-1879)

René QUINTARD 1841
Sa signature en 1841

René n’a jamais connu sa mère, et a été élevé par une première belle-mère comme enfant unique, n’ayant de demi-frères et sœurs du troisième mariage de son père qu’à partir de l’âge de 14 ans. Il mesurait 1m68 et a été exempté de service militaire pour ophtalmie chronique.
Il a épousé Marie STEPHANY en 1830 et ils ont eu six enfants dont quatre ont atteint l’âge adulte. Entre 1838 et 1840, ils ont déménagé dans le sud de la Vendée où Marie est décédée à l’âge de 31 ans en 1840 le lendemain de la naissance de son dernier enfant. René s’est remarié en 1841 avec Anne LEGERON qui lui a donné deux autres enfants morts jeunes.
À Vouillé René était maréchal, à Champagné-les-Marais vétérinaire dans les années 1840, roulier, marchand de bois, maréchal dans les années 1850, cultivateur en 1861, enfin maréchal expert, maître de four, fabricant de tuiles, chaufournier.
Sa succession comprenait outre des biens immobiliers à Champagné-les-Marais, un vieux cabriolet !

505 – Marie VIOLLET (1788-1808)
Marie est née et décédée à Saint-Romans-lès-Melle. Sixième de sept enfants, elle a perdu sa mère à l’âge de 7 ans ½ et n’a pas appris à signer.
À 18 ans, elle se retrouve enceinte. Pourquoi elle et son amoureux René QUINTARD ont-ils tardé à se marier ? Personnalité de René ? Niveaux sociaux différents entre les deux familles ? Religion ? René a reçu un baptême protestant au Désert, et Marie était catholique.
À 19 ans et un mois, Marie décède, trois mois et demi après son mariage, et le lendemain de la naissance de son fils René.
Je crois bien que Marie est mon ancêtre décédée la plus jeune, du moins au vu des registres.

1010 – Louis VIOLLET (1751-1822)

Louis VIOLLET époux DUBREUIL 1783
Sa signature en 1783

Tous les actes le concernant sont à Saint-Romans-lès-Melle. Septième de huit enfants, mais premier garçon à survivre, il perd sa mère à l’âge de 4 ans.
Il se marie à l’âge de 25 ans avec Louise DUBREUIL, avec une dispense de parenté, la grand-mère paternelle de Louis, Françoise TERRIERE étant sœur d’une arrière-grand-mère de Louise, Marie TERRIERE. Ils ont sept enfants en douze ans, mais Louise décède à l’âge de 37 ans.
Il est laboureur, marchand, cultivateur.
À son décès, il ne laisse qu’une parcelle de terre, mais une de ses filles décédée deux ans plus tard à l’âge de 30 ans, étant propriétaire de plusieurs parcelles sur Mazières-sur-Béronne, Saint-Romans-lès-Melle et Verrines-sous-Celles, et d’une petite maison, je suppose qu’il avait fait avant de mourir une donation-partage de ses biens.
Parmi les descendants de Louis et Louise, on trouve l’acteur Robert DALBAN (1903-1987), second rôle dans plus de deux cents films en plus de cinquante ans de carrière. On ne connaît pas toujours son nom, mais on connaît « son physique aux traits marqués et sa gouaille populaire » (sic Le Monde). Son rôle emblématique était dans « Les tontons flingueurs » mais dans un registre plus romantique, il a été la voix française de Rhett Butler dans « Autant en emporte le vent ».

2020 – Louis  VIOLLET (1716-1789)

Louis VIOLLET époux DONIZEAU 1781
Sa signature en 1781

Louis, premier des cinq fils de Mathurin VIOLLET, maître arpenteur juré, de Gournay, et de Françoise TERRIERE de Saint-Romans-lès-Melle, naît à Gournay, mais va vivre à Saint-Romans à partir de l’âge d’environ 4 ans.
À la fin de son enfance, un événement a dû le marquer, comme il a dû marquer les 400 habitants de Saint-Romans et plus particulièrement les proches de la famille TERRIERE : c’est le départ pour le Canada de François TERRIERE, jeune cousin germain de Françoise, la mère de Louis.
Pendant son adolescence, Louis est plusieurs fois parrain, et presque toujours la marraine est une fille de marchand de deux ans sa cadette, Jeanne NASLIN, qui signe « jeanne nallin » . Il semble qu’auprès de tous, ils soient destinés à se marier, ce qui arrive en 1735. Ils sont très jeunes, et vont avoir huit enfants jusqu’au décès de Jeanne à l’âge de 37 ans.
Louis est praticien, marchand (cabaretier sans doute), avant de devenir notaire de la baronnie de Saint-Romans.
Après le décès de Jeanne, Louis semble être resté veuf pendant vingt ans !
Mais alors que ses filles aînées sont déjà mariées, trois semaines avant le mariage de son premier fils, Louis épouse une autre Jeanne, Jeanne DONIZEAU, de presque quarante ans sa cadette, qui lui donnera six autres enfants. Il y a une différence d’âge de 50 ans entre l’aînée du premier mariage et le dernier du second mariage.
Louis décède à l’âge de 73 ans, à l’aube de la Révolution, le 27 septembre 1789. Si son état de santé le lui a permis, il a dû en tant que notable et lettré, s’intéresser, à défaut de participer, à la rédaction des cahiers de doléances de Saint-Romans-lès-Melle. Et il a dû savoir que sur les 300 représentants du tiers état du Poitou au 16 mars 1789, il y avait 8 représentants du canton de Chef-Boutonne, parmi lesquels un VIOLLET, sans doute de Gournay, et sans doute apparenté.
Il me reste encore une recherche et ultime vérification à faire avec le contrat de mariage VIOLLET-DONIZEAU après la fin du confinement.

Connaissez-vous Louis Massé ?

Dissimulé derrière une marche d’un escalier dans sa maison, Maud a découvert un papier. Il ne s’agit malheureusement pas du plan d’un trésor mais, il est tout de même daté de 1867 et peut avoir une valeur sentimentale pour certains.

Maud a donc trouvé un acte de propriété, celui d’une simple pièce de terre labourable située aux Bons Journaux, à Sainte-Néomaye. Il est au nom de Louis Massé, domestique à la Fontenelle de cette même commune.

louis massé

fontenelle
Le château de la Fontenelle

Si j’en crois le recensement de 1871, Louis Massé ne peut être que de l’époux de Marie Fédy (Faidy, Festy…) et père alors de 2 enfants, Julien et Marie. Il a cette année-là 40 ans, il est encore domestique et réside à toujours au village de la Fontenelle. Son mariage, le 12 février 1862 à Fressines, nous apprend qu’il est né au même lieu-dit de la Fontenelle et qu’il est le fils de Louis Massé et de Madeleine Garandeau. Sa vie entière se déroule donc près du joli château de la Fontenelle à Sainte-Néomaye car il y décède le 13 février 1894 à l’âge de 62 ans.

Maud aimerait remettre le document à un de ses descendants, direct ou non. Il est envisageable d’en trouver puisque sa fille Marie s’est mariée en 1891 à Sainte-Néomaye avec Léopold Auguste Créchaud et que son fils Julien s’est marié en 1894 à Azay-le-Brûlé avec Amélie Julie Gautron.

Alors, si vous descendez de Louis Massé ou bien si vous connaissez un de ses descendants, merci de prendre contact via le lien avec Maud. Elle se fera un plaisir de vous remettre cet acte si longtemps caché dans sa maison.

 

 

Un sosa 2020 ( la suite…)

La course en relais pour trouver son sosa 2020 deux-sévrien continue. Elle peut durer toute l’année. Aujourd’hui, après Geneviève Vallantin, c’est au tour de Mauricette Lesaint de reprendre le témoin pour nous raconter son aïeul. Elle s’est pliée avec plaisir à l’exercice du sosa 2020 et dit en avoir été récompensée. Voici le texte qu’elle nous a envoyé à l’adresse du blog genea79blog@laposte.net

Sosa 1 : Mauricette
Sosa 3 : Marie Madeleine PALLUAU x Maurice ROUSSEAU
Sosa 7 : Alma BARANGER x Alphonse PALLUAU
Sosa 15 : Marie Séraphine NEAU (1867-1942) x1888 Marie Pierre BARANGER, cultivateur
Sosa 31 : Adélaïde FAUCON (1838-1901) x1864 Louis Onésime NEAU, meunier
Sosa 63 : Marie Rosalie AUBOURG (1814-1862) x1833 Pierre FAUCON, meunier
Sosa 126 : Louis AUBOURG, bordier (1773-1847) x1813 Françoise RUSSEIL
Sosa 252 : Pierre AUBOURG, bordier (1752-1792) x1772 Marie Jeanne SOMOREAU
Sosa 505 : Marie GOULLARD (1722-1782) x1751 Louis AUBOURG, bordier
Sosa 1010 : Jacques GOULLARD, meunier (1675-1726) x1701 Marie AUBRY
Sosa 2020 : Mathurin GOULLARD (1638-1701) x1674 Louise RIDOUARD

 

gourgé
Carte postale de Gourgé, source AD79

En remontant jusqu’à mon sosa 2020, de 1700 à 1900 se succèdent les bordiers et les meuniers. Goullard, Faucon et Neau sont trois familles de meuniers.

Mathurin GOULLARD est mon sosa 2020.

Sur son acte de baptême le 10 juin 1638 à Gourgé, il est le fils de Nicolas GOULLARD et Marie GALLY. Il est l’aîné de cinq frères et sœur.
Il s’est marié avec Honorée TETREAU. Ils ont eu une fille Jeanne. Puis veuf, il s’est remarié avec Louise RIDOUARD, mon aïeule, le 27 janvier 1688. Ils ont eu cinq fils, Jacques, Jean, Mathurin, Louis et René. Deux fils Jacques et René ont été meuniers. Il s’est éteint à 65 ans, le premier janvier 1701 à Gourgé. Il a passé toute sa vie à Gourgé de 1638 à 1701.

Je ne connais pas son métier, mais il signait. Il a signé sur les actes de mariages de sa fille et de ses fils. Son frère signait, ses fils aussi signaient.

Il a vécu sous le règne de Louis XIV. Entre 1683 et 1686, les Huguenots durent abjurer à Gourgé. Je reconnais sa signature sur une et seulement sur une des abjurations en 1685.

signature goullard

Voilà un aïeul surprenant… Où ces trouvailles peuvent-elles me conduire ?